50 ans de Mépris à l'Omnia

Publié le par Ricard Bruno

Il arrive parfois de qualifier les chefs-d’œuvre de petits, rares, absolus… Si une chose est toutefois certaine c’est que les chefs-d’œuvre ne vieillissent pas. Le Mépris permet de le constater, lui qui cinquante ans après sa sortie initiale continue d’être un exemple de ce que le cinéma peut donner de meilleur. À l’époque, Godard promet à ses producteurs de leur fournir un film plus commercial que ses premiers films. Pour convaincre tout le monde, le cinéaste suisse décide d’engager la plus grande star française du moment : Brigitte Bardot. Plus habitué aux rôles dans des comédies légères, le sex-symbol Bardot hésite à accepter de jouer le personnage de Camille. Elle y trouvera là le plus grand rôle de sa carrière et celui qui marquera l’esprit des cinéphiles. Tu les aimes mes films ? Pour le reste, Godard reste Godard et le film commercial attendu est en fait une continuité parfaite de son œuvre depuis À bout de souffle. Le réalisateur adapte le livre à succès d’Alberto Moravia, Le Mépris, et profite du sujet pour rendre un vibrant hommage au cinéma qu’il aime tant. Le film est truffé de références aux films hollywoodiens de l’âge d’or et la présence de l’acteur Jack Palance, l’un des méchants de westerns et de polars les plus prisés du moment, est presque une déclaration d’amour au cinéma américain. Godard s’est également attaché à employer Fritz Lang, l’immense cinéaste allemand qu’il vénère au-delà de tout. Ainsi, avec le budget confortable d’un film commercial tout public, Godard parvient à réaliser son fantasme : un film sur le cinéma. Un pari payant. Si Le Mépris n’est pas un immense succès au moment de sa sortie, il hante désormais toutes les conversations autour du cinéma. Certaines répliques cultes de Bardot ont même fini par gagner le langage populaire… Alors, « tu l’aimes mon Mépris ? » À l’Omnia-République, 28 Rue de la République à Rouen. Jusqu’au mardi 4 mars, séance à 17 h 35. Tarifs : 5,50 et 4 €

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Publié dans le web en parle

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