Béarn : leur combat, ce sont les animaux

Publié le par Ricard Bruno

Une quinzaine d’associations de défense des animaux fédérant plus de 1 000 adhérents sont présentes en Béarn et Soule. Chiens, chats, taureaux, canards, cochons, ours, gypaètes, vautours, etc., suscitent régulièrement des mobilisations de militants. Dans son édition de ce vendredi, La République des Pyrénées dresse un tour d'horizon de ces associations.

Daniel Raposo est délégué départemental de la Fondation Brigitte Bardot. Il estime que les Béarnais sont sensibles à la cause animale. Interview.

La loi reconnaît aujourd’hui que l’animal est « doué de sensibilité ». Est-ce une avancée?

D.R. : Il s’agit d’une harmonisation des textes qui ne changera rien dans les faits et ne remet pas en cause l’exploitation animale contre laquelle nous luttons. C’est une évolution logique, ce n’est pas une révolution pour les animaux!

Quel est votre rôle local?

La Fondation Brigitte Bardot est reconnue d’utilité publique, généraliste et présente dans 60 pays avec 72 000 membres. Elle obtient souvent plus de succès à l’international qu’en France. J’en suis délégué départemental, avec un rôle de sensibilisation. L’année dernière dans les Pyrénées-Atlantiques, une vingtaine d’adhérents se sont ralliés à la fondation. J’interviens en cas de maltraitance, par exemple j’ai déposé une plainte contre la Paloise qui a laissé son chien mourir de chaud dans sa voiture l’an passé. Nous proposons des lois de protection et dénonçons la banalisation de la mort de l’animal.

Comment votre combat est-il perçu en Béarn?

Le public ici est très sensible à la cause animale même s’il n’est pas militant. Beaucoup de gens ont un animal et réagissent face à la maltraitance. Localement, le nombre d’associations pour les animaux augmente, mais il y a peu d’évolution car les politiques ne suivent pas. Un animal n’est pas un jouet et nous dénonçons certaines pratiques qui se déroulent sous couvert de tradition en Béarn, comme la course de porcelets de la fête du cochon d’Arzacq, ou le gavage des canards ou bien sûr la corrida. 70 à 75 % des citoyens sont favorables à l’abolition de la tauromachie en France et le pourcentage est le même en Béarn.

>> La fête du monde animal va revenir

La première fête du monde animal a eu lieu à Biarritz en 2012 à l'initiative de Daniel Raposo, représentant départemental de la Fondation Brigitte Bardot. En 2013, la première fête du monde animal de Pau a rassemblé 22 associations au Parc des expositions et près de 1000 visiteurs. Cette manifestation sera reconduite à Pau le 4 octobre 2014.

Publié dans le web en parle

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Elin 23/05/2014 19:36

Bravo ! c'est vrai qu'il y a des régions qui sont plus attentives que d'autres à la cause animale...cependant, j'espère qu'il y aura de plus en plus de mobilisation dans d'autres régions (ça bouge tout de même plus "qu'avant"...c'est à chacun aussi de s'y mettre...il faut peut-être aussi une forte détermination car la cause animale est une cause qui est considérée comme "secondaire" quand elle n'est pas tout bonnement "tournée" en dérision...c'est bien triste !...et, cerise sur le gâteau, comme le dit bien cet homme : "les politiques ne suivent pas" ! et oui ! on a bien compris que les politiques font de la politique et les défenseurs des animaux défendent les animaux...ce qui semble vouloir dire encore là que les deux ne sont pas compatibles...bizarre...vous avez dit bizarre ?!!!