Guingamp : La mairie stoppée par l'Ambassade des pigeons

Publié le par Ricard Bruno

Les pigeons ont pu dormir tranquille, mardi soir, à Guingamp. Le tir à la carabine, programmé pour les effrayer et diminuer leur population, n'a pas eu lieu. L'Ambassade des pigeons et la Fondation Brigitte Bardot ont fait annuler l'opération. La campagne de régulation de pigeons par tir à la carabine, prévue le soir même dans le centre-ville de Guingamp, a tourné court mardi après-midi. Ayant eu vent de l'opération par le biais d'une veille documentaire sur internet, les défenseurs des oiseaux des villes sont immédiatement montés au créneau et ont vivement interpellé les représentants de la mairie. « Tuer n'est pas gérer », s'insurge Brigitte Marquet, présidente de l'association nationale, L'Ambassade des pigeons, basée à Paris. Aussitôt au courant, cette spécialiste des volatiles, tout comme des représentants de la Fondation Brigitte Bardot, ont aussitôt décroché leur téléphone pour faire annuler le tir à la carabine. « On ne veut pas de cette manière de gérer les effectifs des pigeons », explique-t-elle. « Il y a des solutions alternatives à ces tirs ou au piégeage avec des cages. Surtout lorsque l'on sait que les animaux sont ensuite gazés ! La solution de tuer n'en est pas une. Bien au contraire, puisque l'on crée des vides écologiques à répétition et que l'on provoque ainsi une perpétuelle surreproduction des pigeons survivants ». La solution des pigeonniers Toujours est-il que les messages à répétition ont dû être persuasifs, la décision d'annuler le tir ayant été prise vers 15 h 30. Mais Brigitte Marquet ne compte pas en rester là. Elle a demandé un rendez-vous avec le maire pour lui proposer une solution, « qui reviendra, selon elle, beaucoup moins cher aux contribuables ». Elle plaide pour la construction de pigeonniers de différents modèles, qui pourraient « être entretenus par des agents municipaux, des personnes en insertion ou encore de jeunes retraités ». « Cela ne demande que deux heures par semaine », assure-t-elle. Avantage de la méthode pour Brigitte Marquet : contenir la production de fientes (« les pigeons font principalement là où ils nichent ») et gérer les effectifs en enlevant les oeufs que l'on remplace par des leurres en plastique. La solution sera-t-elle retenue par la mairie ? Philippe Le Goff n'est pas opposé à recevoir L'Ambassade des pigeons à Guingamp. Peut-être trouveront-ils un terrain d'entente, qui leur permettra d'éviter de se voler dans les plumes...

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