Un Calaisien condamné à douze mois de prison avec sursis pour avoir jeté son chat du huitième ...

Publié le par Ricard Bruno

Un Calaisien de 30 ans comparaissait hier devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour avoir, le 13 avril, tué son chat en le jetant depuis sa fenêtre située au huitième étage d’un immeuble de l’avenue Toumaniantz. Un fait qu’il n’a pas pu expliquer.

Sept associations déclarées d’utilité publique se sont constituées parties civiles dans cette affaire. Il y avait la LPA de Calais, la fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis, la société nationale de défense des animaux (SNDA), la SPA, l’association Stéphane Lamart et la Ligue contre la maltraitance des animaux (LCMA). Leurs demandes ont toutes été jugées recevables par le président du tribunal de Boulogne-sur-Mer Hervé Vlamynck. Un lendemain de soirée arrosée Face à elles, un Calaisien de 30 ans. Jugé hier après-midi pour avoir, le 13 avril, jeté un chat âgé de 8 à 10 mois par une fenêtre de son appartement, situé au huitième étage d’un immeuble de l’avenue Toumaniantz, dans le quartier du Beau-Marais. L’animal n’a pas survécu à la chute. Que s’est-il passé ce matin-là ? Il s’agit d’un lendemain de soirée où le prévenu avait reçu deux amis, dans l’appartement qu’il partage avec sa compagne. Il y a eu de l’alcool et apparemment, des avances faites à sa compagne par son ami. Ce que le prévenu n’a pas supporté. Vers 8 h, il s’énerve et balance un pot de fleurs (d’environ un mètre) par la fenêtre. Dans la cuisine sont présents deux chats. Il en prend un et le jette également dans le vide. Depuis sa fenêtre, il va contempler les dégâts. La police est intervenue à 8 h 30, et a rapidement procédé à son arrestation. Vers 10 h, il souffle dans l’éthylotest : 0,31 mg d’alcool par litre d’air expiré. Au départ, le Calaisien nie. Puis il avoue. Une expertise psychiatrique ne décèle aucune pathologie particulière. Il est donc apte à être jugé de ses actes. À la barre, et après avoir entendu les faits, le prévenu explique : « Je regrette, je m’en veux ». Il n’explique pas pourquoi il a accompli ce geste. « J’étais ivre », « j’étais énervé », ajoute-t-il. Pourquoi ce chat ? « J’ai pris le premier qui passait... » « Quel était le nom du chat ? », insiste le président du tribunal. « Je ne sais pas », répond-il. Le second chat a été récupéré par la LPA de Calais. Il a été adopté. Depuis, sa compagne, qui n’a pas porté plainte, l’a quitté et il est entré en dépression. Le prévenu, qui ne possède pas de diplôme, travaille dans un CAT (centre d’aide par le travail) et perçoit une allocation d’adulte handicapé. Il bégaie, ne sait pas lire et a de grosses difficultés de compréhension. Et parfois, il boit « deux à trois verres de vodka, pas plus ». Il a déjà été condamné en 2005 pour des faits de violence mais dans son voisinage, on ne souligne « aucune difficulté de cohabitation ». Après les interventions des avocats des parties civiles, Florence Hydulphe, procureur de la République parlait d’un geste « terrible, sans explication, sans compréhension. Un geste gratuit. Et le taux d’alcoolisation n’était pas très haut. Et nous n’étions plus dans le chaud de la soirée. C’est inquiétant ». Le tribunal a condamné le Calaisien à douze mois de prison avec sursis assorti de 105 heures de travaux d’intérêt général, à une obligation de soins, à une interdiction de détenir un animal de compagnie et à une indemnisation des parties civiles d’un montant global de 6 300 € (*). (*) 1300 € pour la fondation Brigitte Bardot et la SNDA (dont 800€ de préjudice maoral), 1000 € pour 30millions d’amis (dont 500€ de préjudice moral), 900€ pour l’association Stéphane Lamart (dont 800€ de préjudice moral), 800€ pour la LPA de Calais, 500€ pour la SPA et 500€ pour la LCMA (préjudice moral).

Source : Cliquez ICI

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article