Vos tubes de l'été (10) : "La Madrague"

Publié le par Ricard Bruno

Cet été, retrouvez les grands succès qui ont enflammé ces quarante dernières années. En 1963, BB chante sa plage abandonnée... Brigitte Bardot, dans "Vie privée", en 1962.

Vos tubes de l'été (10) : "La Madrague"

La mélodie et les paroles ont beau être un brin mièvres - c'est le moins que l'on puisse dire -, "La Madrague" représente bien l'hymne de l'été de toute une génération. C'est les années 1960, époque où Saint-Trop n'est encore qu'un village, les maisons sur le front de mer que l'on achète une bouchée de pain, c'est BB, mutine, qui danse, insouciante, sur sa plage. "Je l'ai achetée, car c'est une maison les pieds dans l'eau. Ma maison, c'est ma vie, confiait-elle récemment à la presse féminine. Elle m'a abritée, protégée, elle a tout connu : mes amours, mes chagrins, mes joies, mes amitiés. Nous vivons ensemble depuis plus d'un demi-siècle et c'est ici que je veux finir ma vie." Déjà en 1962, sans savoir que leur histoire durerait si longtemps, cheveux ébouriffés par le mistral, Bardot rendait donc hommage à cette maison dont le jardin abrite aujourd'hui les 80 tombes de ses chiens. "Tous les chiens et chats qui m'ont aimée reposent à la Madrague."

REGARDEZ le clip de "La Madrague" :

Écrite par Jean-Max Rivière et composée par Gérard Bourgeois, la chanson a été reprise plusieurs fois. Par Laurent Voulzy, d'abord, en 2006, puis par la candidate de La Nouvelle Star, Camélia Jordana, en 2009. Enfin par Loana, en 2010, qui avait laissé entendre que BB lui prêtait sa maison pour le tournage. Une rumeur à laquelle le camp Bardot avait rapidement mis fin : "Jamais Brigitte n'ouvrira la Madrague à Loana", avait tranché son mari, Bernard d'Ormale. Raison de plus pour visiter sa "plage abandonnée". Et nous ne résistons pas au plaisir de vous retranscrire les paroles de cette inoubliable chanson : Sur la plage abandonnée Coquillages et crustacés Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été Qui depuis s'en est allé On a rangé les vacances Dans des valises en carton Et c'est triste quand on pense à la saison Du soleil et des chansons Pourtant, je sais bien, l'année prochaine Tout refleurira, nous reviendrons Mais en attendant, je suis en peine De quitter la mer et ma maison Le mistral va s'habituer À courir sans les voiliers Et c'est dans ma chevelure ébouriffée Qu'il va le plus me manquer Le soleil mon grand copain Ne me brûlera que de loin Croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés D'être tous deux séparés Le train m'emmènera vers l'automne Retrouver la ville sous la pluie Mon chagrin ne sera pour personne Je le garderai comme un ami Mais aux premiers jours d'été Tous les ennuis oubliés Nous reviendrons faire la fête aux crustacés De la plage ensoleillée De la plage ensoleillée De la plage ensoleillée.

Source : Le Point Cliquez ICI

Publié dans le web en parle

Commenter cet article