Brigitte Bardot: « J’ai vécu ma vie à mes risques et périls »

Publié le par Ricard Bruno

Vie privée, carrière, enga­ge­ments… l'icône s'est confiée à la rédac­tion de Gala

Brigitte Bardot: « J’ai vécu ma vie à mes risques et périls »

Elle parle peu. Mais c’est souvent de manière « cash ». Pour preuve, cette inter­view « par écrit » (via mail) accor­dée à Gala, à laquelle la Femme que Dieu créa (avec l’aide non négli­geable de Roger Vadim en 1956) répond sans détour. Sur Cathe­rine Deneuve, comme sur François Hollande et sur le livre qui selon elle le salit, mais aussi sur Alain Delon, sur le mariage, mais aussi sur ce qui « l ‘émeut et ce qui l’étouffe ». Et puis sur ce « temps qui passe », pour elle, toujours, « sans nostal­gie ».

~~A quelques jours de l’an­ni­ver­saire de ses quatre-vingts ans (le 28 septembre), Gala a eu l’oc­ca­sion de parta­ger un peu de l’in­ti­mité d’une person­na­lité qui aura marqué le XXe siècle à tout jamais. Un échange rendu possible par les éditions Hugo et Cie, qui viennent de publier Bardot-Gains­bourg, Passion fulgu­rante. Gala: Qu’est-ce qui vous avait conduit à arrê­ter votre carrière à 39 ans? Brigitte Bardot: Une soudaine envie de donner à ma vie un sens moins super­fi­ciel. Gala: Quel était le sens de cette retraite? B.B.: Comme l’amour des animaux était depuis toujours profon­dé­ment ancré en moi, j’ai décidé en 1973 de leur dévouer le restant de ma vie. Gala: Rien à voir avec Greta Garbo qui, elle, ne voulut lais­ser que la meilleure image d’elle-même sur pelli­cule? B.B.: Mais vous m’avez déjà vue copier quelqu’un? Greta Garbo ou une autre…? Gala: Quels films impor­tants avez-vous, peut-être, refu­sés à la suite de cette déci­sion de dispa­raître des écrans? B.B.: Oh, beau­coup qui furent d’ailleurs ensuite des grands succès, surtout des projets améri­cains, notam­ment un film avec Marlon Brando pour lequel on me propo­sait des sommes astro­no­miques… Gala: Aujourd’­hui, nombre d’ac­trices avec moins de noto­riété que vous se voient propo­ser des contrats. Quel fut votre rapport au monde du luxe et de la mode? B.B.: Je fuis le monde du luxe et de la mode. Gala: Que vous a procuré de prêter votre visage et votre silhouette à Marianne? B.B.: Une fierté immense car je fus la première person­na­lité à incar­ner la Répu­blique. Gala: Que vous « doivent » peut-être les femmes françaises? Pensez-vous avoir fait évoluer, malgré vous, leur condi­tion vers plus de liberté person­nelle ? B.B.: Personne ne me doit rien, j’ai simple­ment vécu ma vie comme j’en avais envie, à mes risques et périls. Gala: Juliette Gréco, Jeanne Moreau, Cathe­rine Deneuve furent elles aussi des égéries françaises aux yeux de l’étran­ger. Avec le temps, comment les obser­vez-vous? B.B.: Je pense qu’elles ont eu le talent de durer. Je déplore cepen­dant que Cathe­rine Deneuve soit deve­nue la « Cruella » de la four­rure! Gala: Un livre passion­nant revient sur votre histoire avec Serge Gains­bourg. Si c’était à refaire, vous revi­vriez cette histoire de la même manière? B.B.: J’ai déjà tout dit sur cette histoire fulgu­rante, et il suffit de lire le livre qui vient de paraître. Et puis, j’ai aimé d’autres hommes que lui et Bernard d’Or­male, mon mari actuel, en prio­rité. Gala: Quel souve­nir gardez-vous de Jean Gabin? Étiez-vous plus impres­sion­née par l’homme ou par l’ac­teur? B.B.: J’ai été impres­sion­née par les deux: l’homme et l’im­mense acteur. Gala: Et Alain Delon? B.B.: Nous sommes extrê­me­ment proches. Nous avons des rapports très tendres et chaleu­reux. Gala: Qui sont les acteurs avec qui vous avez préféré tour­ner? B.B.: Je ne sais et puis je m’en fiche. C’est le passé et je ne reviens jamais en arriè­re… Gala: Vous venez de tenir des propos de recon­nais­sance envers François Hollande, vous êtes l’une des rares à le faire d’ailleurs ce qui ne manque pas de surprendre « les obser­va­teurs » comme on dit. B.B.: J’ai simple­ment eu la cour­toi­sie de le remer­cier de l’at­ten­tion qu’il porte en géné­ral à mes demandes. Nous allons d’ailleurs voir ce qu’il répon­dra à ma dernière lettre ouverte que j’ai adres­sée au gouver­ne­ment le 8 septembre dernier… Gala: Que pensez-vous de ce que provoque le livre de son ancienne compagne? Pour amour, ou par désa­mour, vous auriez pu aller aussi loin? B.B.: Je ne l’ai pas lu et ne le lirai pas. Le contenu des poubelles ména­gères me dégoûte. Gala: Qu’a repré­senté le mariage pour vous? Fut-il syno­nyme de épanouis­se­ment? Ou l’in­verse? B.B.: J’ai toujours adoré me marier. Gala: Beau­coup de livres sortent pour célé­brer votre anni­ver­saire. Ça vous amuse, vous flatte, ça vous ennuie ou cela vous indif­fère? B.B.: Cela m’émeut mais cela m’étouffe aussi un peu… Gala: C’est une photo de vous en couver­ture de Elle qui vous fit remarquer et permit de faire votre premier film. Quel rapport main­te­nez-vous avec la presse? B.B.: Je lis très rare­ment des maga­zines car j’ai des choses plus impor­tantes à faire notam­ment avec la gestion de ma fonda­tion. Gala: La cause des animaux reste la vôtre. Que reste-t-il à conqué­rir? B.B.: Il reste encore tant à faire, tant d’hor­reurs. La vie des animaux n’est pas prise en consi­dé­ra­tion ni leurs souf­frances. Ils sont toujours consi­dé­rés comme des objets de rapports et sont massa­crés quoti­dien­ne­ment pour du fric dans la plus grande indif­fé­rence. Gala: Et si vous deviez vous réin­car­ner en un animal? B.B.: Un cheval sauvage, libre et indé­pen­dant.

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Sophie 28/09/2014 17:37

Bon anniversaire Brigitte. Vous êtes merveilleuse comme toujours.
On vous aime.

Elisa 28/09/2014 11:24

Quelle belle personne !
Souhaitons lui un bon anniversaire et qu'elle continue !