Nouveauté : Harcourt Paris, le mythe...avec Brigitte Bardot entre autre !

Publié le par Ricard Bruno

" C’est tout à la fois le dernier et le plus grand. Souvent imité, jamais égalé. Le studio Harcourt demeure l’ultime studio français de portraits artistiques de renommée mondiale. Un établissement fondé à Paris au cœur des années 1930 par les deux frères Lacroix, Jacques et Jean, deux patrons de presse professionnelle qui avaient besoin d’alimenter leurs magazines en photographies de personnalités, puis dirigé trente ans durant par Cosette Harcourt, une femme moderne avant l’heure, aux cheveux souples et ondulés – une Coco Chanel de la photographie. […]

Harcourt a surmonté les outrages du temps, survécu aux modes changeantes et résisté aux aléas de toutes sortes, que ce soit pendant l’Occupation (où l’on devait photographier à la chaîne des cérémonies en grand uniforme nazi), sous le règne de la Nouvelle Vague et de la déferlante des appareils reflex japonais, ou encore durant les années 1970 et 1980, quand le style d’Harcourt était jugé trop classique, trop solennel. Parce que la marque, dès la Libération, a su s’élever au rang de mythe contemporain sans écorner son image, en attirant les stars tout en vivant grâce à la manne des anonymes. […]

Chez Harcourt, Jean-Paul Belmondo aura toujours l’insolence de ses vingt ans et Brigitte Bardot la sensualité mutine de ses débuts, avant qu’elle ne devienne BB. Marlene Dietrich arborera à jamais cet air impénétrable de femme fatale, tandis que Gérard Philippe et Jean Marais resteront ces inoubliables jeunes romantiques. […]

Chez Harcourt, le visage est masque. Il est sublimé et non saisi dans sa vérité nue. Il est reconstitué, pour ainsi dire modelé, afin de lui conférer cet aspect velouté si recherché. « Il faut travailler comme les peintres, en plusieurs poses», aimait à répéter Raymond Voinquel (1912-1994), le plus illustre photographe des lieux, l’un des très rares sinon le seul à avoir eu le privilège de signer ses travaux de son nom durant la Seconde Guerre mondiale, et dont la maxime, désarmante de simplicité, participait de cette volonté d’esthétiser le réel : « Rester toujours belle » "

Nouveauté : Harcourt Paris, le mythe...avec Brigitte Bardot entre autre !

Publié dans le web en parle

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