Mort de Manitas de Plata...

Publié le par Ricard Bruno

est très vite reconnu par les siens comme Manitas de Plata Petites Mains d'Argent. Il se distingue chaque année, en jouant de la guitare, lors du pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Du vivant de Django Reinhardt, il n’ose même pas penser à détrôner celui que l’on considère alors comme le roi de la musique gitane. Dix ans après la mort de Django, il accepte de jouer en public.

À New York, lors d’une exposition de photographies de son ami Lucien Clergue, un admirateur le reconnaît sur un des clichés et le persuade d’enregistrer. Il réalise son premier album dans la chapelle d'Arles. Un manager américain le fait jouer sur la scène du prestigieux Carnegie Hall de New York en décembre 1965.

Le gitan illettré, qui ne sait pas lire une note de musique, conquiert le monde. En mars 1964, un soir de corrida à Arles, Pablo Picasso, après l’avoir entendu jouer, s’écrie : « Il vaut plus cher que moi ! ». C'était un ami de Salvador Dalí, qui ressemblait au père de Manitas, et dira de lui, « À chaque fois que Manitas joue, les pompiers prennent feu ».

Depuis 1967, Manitas de Plata ne cesse de sortir des disques, parcourt le monde entouré de sa tribu et toujours de son fils aîné, Manéro, l'un des derniers grands chanteurs de Camargue, ou en formation plus réduite, sa famille autour de lui. Il joue ainsi aux États-Unis, en Allemagne, en Italie, en Nouvelle-Zélande, à Singapour, en Angleterre, en Algérie, etc.

Manitas a vendu plus de 93 millions d'albums de sa musique, plus de 83 disques différents. Il vit modestement à la Grande Motte après la mort de son frère cadet, Hippolyte Baliardo, âgé de 80 ans, le 27 mai 2009, qui l'accompagna aux débuts de sa carrière.

Le 8 août 2009, il se produit encore aux arènes El Cordobes à Palavas-les-Flots (France), à l'occasion de la soirée hommage dédiée à son frère mais également aussi à l'occasion de son anniversaire, le 7 août 2009. Il est l'artiste du monde flamenco, toutes tendances confondues, qui aura le plus vendu d'albums dans le monde.

Il existe à l' ONU une permanence internationale du monde gitan représentant ses populations diverses et variées, depuis que lors d'un séjour aux USA, il rencontre le secrétaire général de l'ONU de l'époque (U Thant).

Son neveu, Jean-Pierre Cargol surnommé « El Rey », qui interpréta L'enfant sauvage, dans le film de François Truffaut. El Rey vit à Montpellier de sa musique. Le 5 juillet 2012, il perd son fils, Manéro Baliardo, qui l'accompagna toute sa vie dans ses tournées à travers le monde. Manitas de Plata a fêté son 90e anniversaire à La Grande-Motte le 7 août 2011.

Il se produit comme invité surprise le 31 octobre 2012 à l'Olympia, à l'âge de 91 ans.

Le 19 avril 2013, à son domicile de La Grande Motte, il subit un malaise cardiaque à la suite d'une baisse de tension et est placé en observation à l’hôpital de Montpellier. Le 20 juillet 2013, à 92 ans, il se prétend ruiné et malade et lance un appel à l'aide dans le journal La Dépêche du Midi « Je suis ruiné et malade, aidez-moi ! »

Très fatigué et âgé il apparait, sur un fauteuil roulant, au pèlerinage des Saintes Maries de la Mer le 24 mai 2014 entouré de quelques amis et de Bambo Baliardo, le dernier membre du groupe Los Baliardos qu'il avait fondé après sa séparation de José Reyes, son premier chanteur avec lequel il avait fait un triomphe au Carnegie Hall, à ses débuts.

Quelques jours plus tard, le 7 juin, il fait un malaise puis est transporté en urgence dans une clinique de Montpellier. Il y reste plus d'un mois en gériatrie-gérontologie, service qu'il quitte le 08 août 2014. Le 10 août 2014, il est transféré dans une petite et modeste maison de retraite, la Résidence Foyer Carriera à Montpellier, gérée par la CCAS, sans pouvoir revenir chez lui. Il décède dans la nuit du 5 au 6 novembre 2014 à Montpellier dans l’hôpital ou il résidait depuis plusieurs jours. Il était alors âgé de 93 ans.

Source : Wikipédia

Mort de Manitas de Plata...

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Elisa 06/11/2014 20:54

On se souviendra de cet extraordinaire musicien ; je me rappelle lorsque j'écoutais ses disques en boucle. S a musique envoutait littéralement.