Le cofondateur de Greenpeace ouvre les portes de son bateau à Paris

Publié le par Ricard Bruno

Paul Watson, cofondateur de Greenpeace et fondateur de l’association Sea Sheperd

Paul Watson, cofondateur de Greenpeace et fondateur de l’association Sea Sheperd

Le charismatique Paul Watson, cofondateur de Greenpeace et à la tête de l’association Sea Shepherd, invite le public à visiter son bateau jusqu’au 11 février. Il est près du pont de l’Alma à Paris. Depuis ses ennuis avec la justice du Costa Rica, il y a deux ans, Paul Watson est réfugié en France mais il compte toujours faire passer ses messages.

Le trimaran blanc et argenté se remarque vite le long du quai. A l'arrière et à côté du traditionnel drapeau à tête de mort de Sea Shepherd, flotte un drapeau "Je suis Charlie". Une marque de soutien à Charlie Hebdo, le journal a en effet contribué à faire connaître son combat.

Mais le Canadien, au look de pirate, tignasse et moustache blanche, ne veut pas se laisser abattre par cette terrible nouvelle. Il sait aussi que sa tête a été mise à prix par la mafia de la pêche au Costa Rica. Il est cloué à quai en France depuis 8 mois à cause d'un mandat d'arrêt international. Le Costa Rica aimerait l'envoyer derrière les barreaux depuis une opération de Sea Shepherd contre les pêcheurs de requins en 2002.

Profiter de la Conférence de Paris sur le climat pour défendre les océans

Heureusement, pour lui, la France et les Etats-Unis ne reconnaissent pas les charges retenues contre lui. Il peut donc circuler librement dans ces deux pays. Mais être à Paris cette année avant la grande conférence climat qui aura lieu en décembre est une occasion de porter la défense des océans. "J'espère que le gouvernement français portera beaucoup plus cet enjeu que d’autres gouvernements. Plus que les Etats-Unis, le Canada ou l'Australie. Mais si les gens ne commencent pas sérieusement à changer leur style de vie, rien ne bougera.

" Le bateau "Brigitte Bardot" doit son nom à l’amitié qui unit Paul Watson à l’actrice depuis qu’il l’a emmenée sur la banquise voir le massacre des bébés phoques il y a plus de trente ans. La fondation Brigitte Bardot a financé l’engin, qui revient justement d'une campagne au large de la Sicile contre le braconnage de mérous et d'oursins dans une réserve naturelle.

Sea Shepherd compte bien repartir en campagne en 2015 contre les parcs aquatiques avec des dauphins ou des orques en France, contre les baleiniers japonais en Antarctique... Surtout en cette année de défense du climat : "Les baleines produisent énormement de matières fécales et ça donne énormément de nutriments aux microplanctons. Plus le plancton se développe et plus cela produit d'oxygène pour la planète. Tout est lié".

Les vers de terre "plus importants" que les hommes

Très critiqué aux Etats-Unis pour avoir dit que les vers de terre étaient plus importants que les hommes, le militant réitère. "Les vers peuvent vivre sans nous sur terre mais les hommes ne peuvent pas vivre sur terre sans les vers. Nous avons besoin des poissons, des abeilles, des arbres, eux ils n'ont pas besoin de nous", tempête Paul Watson.

L’océan est un énorme régulateur du climat. Ses écosystèmes captent la majeur partie du carbone que nous envoyons dans l'atmosphère. Mais ils commencent à saturer. Les coraux en souffrent. Ils pourraient même selon certains scientifiques être les premiers organismes marins à disparaître.

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