TORDESILLAS Le "toro de la Vega" tué à coups de lances, malgré les défenseurs des animaux...Lisez ce texte...de NINA...Magnifique

Publié le par Ricard Bruno

TORDESILLAS Le "toro de la Vega" tué à coups de lances, malgré les défenseurs des animaux...Lisez ce texte...de NINA...Magnifique

Nous revenons de l'Enfer

Poursuivi par une foule en DÉLIRE, il a traversé en trébuchant, TOMBANT, inoffensif herbivore persécuté par des fous, vous croyez halluciner, mais non, c'est vraiment en train de se passer: Il y a à quelques mètres de nous, un taureau complètement paumé, qui se tourne en notre direction et nous regarde, puis qui nous est arraché par ses bourreaux, plus d'espoir. Ils le tueront un peu plus loin, tous autour de lui, dans leur promiscuité macabre, pleins d'excitation, d'alcool et de violence. Chaque coup de lance est fatal, petit à petit la souffrance le déborde, et il abandonne, calme, réceptionnant les blessures. C'est la fin de ton calvaire, Rompesuelas. À vie je défendrai votre dignité. Pardon pour ma race, pardon pour ce qu'on t'a fait. Hier à Tordesillas en Espagne, a eu lieu le toro de la Vega, comme chaque année. Témoignage barbare et sanglant des traditions espagnoles. Il est temps d'ouvrir les yeux. Je suis à jamais changée, et je pense ne pas trop m'avancer quand je dis que mes frères et soeurs de combat le sont aussi. Le taureau Rompesuelas n'est pas mort dans l'indifférence. Nous avons essayé, nos corps vidés, mais nos esprits unis, des humains avant toute nationalité. Solidarité. Nous sommes arrivés un matin dans une petite ville, mais je peux vous assurer que nous étions dans une autre dimension. Tant l'ambiance nauséabonde était palpable… La bruine, le froid… Des gens encore alcoolisés de leur nuit qu'ils continuent d'arroser, célébrant leur excitation face à ce lynchage publique en préparation. Nous avons été fouillés comme des criminels, insultés, agressés physiquement, par leurs poings ou leurs armes, verbalement ou en nous crachant aussi à la gueule, on nous a jetés des pierres ! Notre réponse ? Faire bloc. Pacifiquement. Criant notre rage face à ces malades. Nous nous tenions les uns aux autres, attendant une guardia qui n'est JAMAIS venue nous déloger. Notre seule et unique protection face à ces MILLIERS d'ennemis agressifs, c'était les journalistes, qui de part leur présence laissaient flotter dans ce climat de tension, comme un bouclier fragile et invisible… Les lanciers à cheval nous traversent, débordant des êtres humains… Nous essayons de nous relever les uns les autres, ne pas se faire blesser, permettre à tout le monde de respirer !! Une militante espagnole se tourne vers moi, me demande si ça va "tengo miedo…"… Puis… C'est un peu flou dans mon esprit… Encore un énorme mouvement de foule, et nous le voyons débouler. Oui, le maire a ordonné de lâcher quand même le taureau, alors que nous étions là, faisant barrage… J'ai entendu "de génération en génération, ils engendrent des dégénérés…" oui. C'est ce qu'est Tordesillas. Il faut le voir pour le croire. 1000 militants contre une ville en furie. 1 taureau, un martyr, magnifique, un animal fatigué, poursuivi, appeuré……………… À quoi pensez-vous donc quand cette sale race d'humains se retournent contre vous, eux qui vous ont élevés, justement "rien que pour ça", que pensez-vous quand on vous transperce, dans les arènes comme dans des fêtes de cinglés consanguins comme le toro de la vega, le toro del fuego… Et putain malheureusement d'autres. Nous n'oublierons jamais.

Publié dans le web en parle

Commenter cet article

marie 21/09/2015 07:02

HORRIBLE CRIMINEL et ces hommes n'ont aucun droit à se dire humain ,mais CRIMINEL OUI