La « tentative de suicide » de cette orque relance le débat sur l’horreur de la captivité

Publié le par Ricard Bruno

La « tentative de suicide » de cette orque relance le débat sur l’horreur de la captivité

Le 6 juin dernier, au parc aquatique espagnol de Loro Parque, une jeune orque s’est volontairement échouée après un spectacle, au péril de sa vie.

L’animal est restée immobile, sur le béton, pendant une dizaines de minutes. Un comportement que de nombreux défenseurs des animaux considèrent comme une « tentative de suicide », révélant clairement un profond mal-être.

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« On dirait qu’elle essaie de mettre fin à ses jours, je ne le lui reproche pas », peut-on ainsi lire dans les commentaires de la vidéo.

L’association The Dolphin Project, qui milite pour la fin de la captivité des grands mammifères marins, a déclaré dans un communiqué :

Malheureusement, Morgan était encore hors de l’eau au moment où la personne qui filmait a dû quitter les lieux. C’est un nouvel exemple qui montre l’horreur de la captivité. On n’observe pas ce type d’attitude dans la nature.

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Pour contrer les critiques qui affluent du monde entier, les représentants du parc Loro Parque ont expliqué qu’il s’agissait d’un comportement fréquent chez les orques en captivité.

Ils ont expliqué à Sky News :

Les orques du Loro Parque sont entraînés à sortir de l’eau de leur plein gré et ce dans différents buts, par exemple, pour être présentées au public, pour effectuer des bilans de santé, pour inspecter leurs évents, ainsi que pour tester leurs capacités auditives.

Une défense qui peine à convaincre les amis des animaux qui affirment, à raison, que ces grands animaux n’ont rien à faire en captivité.

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D’autant que l’histoire récente de Morgan est particulièrement révoltante. L’orque a en effet été arrachée à l’océan en 2010 après avoir été aperçue aux abords des côtes néerlandaises, maigre et en mauvaise santé.

C’est le delphinarium de Harderwijk, aux Pays-Bas, qui a organisé sa capture dans le cadre d’un programme de réhabilitation dont le but affiché était de porter secours à l’animal puis de le relâcher.

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Malheureusement, au moment où l’animal a été de nouveau en bonne santé, le delphinarium a rompu ses promesses et a décidé de maintenir Morgan en captivité, la soumettant à un programme de dressage.

18 mois plus tard, malgré les protestations des biologistes et de nombreuses associations, le delphinarium a définitivement condamné Morgan à une existence de misère en la vendant à l’entreprise Sea World qui l’a transférée dans son parc espagnol de Loro Parque.

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Et depuis, l’orque vit un véritable calvaire.

En février dernier, Morgan avait ainsi manifesté une détresse similaire, restant échouée sur le bord de son bassin pendant neuf minutes, mettant sa vie en danger sous un soleil brûlant.

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Quelques semaines plus tard, en avril, l’orque a également été observée en train de frapper sa tête contre les parois d’un enclos aquatique, allant jusqu’à se blesser.

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L’épisode récent de l’échouage apporte une nouvelle preuve de sa détresse psychologique et vient encore souligner l’absurdité de la captivité.

Une pétition demandant la libération de Morgan a déjà rassemblé près de 300 000 personnes. Pour ajouter votre voix, c’est par ici.

Et pour plus d’informations sur l’histoire cette orque, rendez-vous le site de la Free Morgan Foundation, la principale association qui milite pour qu’elle puisse retrouver son milieu naturel.

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