Brigitte Bardot: les Mille vaches, «l’esclavage animalier à son comble»

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot, présidente de la Fondation du même nom, propose toujours d’accueillir les « vaches en trop » de la ferme dite des Mille vaches, qui en compte près de 850 en ce moment, alors que l’arrêté initial d’exploitation en autorisait 500.
Brigitte Bardot: les Mille vaches, «l’esclavage animalier à son comble»

Brigitte Bardot, pourquoi êtes-vous opposée aux Mille vaches ?

C’est une stabulation industrielle où tout se fait à la chaîne, comme dans une usine, ce qui est parfaitement contraire aux attentes naturelles dont ont besoin les animaux. Un article du Code rural précise que pour les animaux privés de liberté, il est impératif de leur donner des conditions de vie les plus proches possibles de leurs milieux naturels. C’est scandaleux, humainement parlant de faire subir à ces pauvres vaches le même traitement qu’à des objets de consommation.

Hormis le nombre de vaches (845 actuellement), cette exploitation laitière ne diffère pas sensiblement d’autres fermes, de 100, ou 200 vaches par exemple, mais qui ne sortent pas non plus en pâture. Faut-il dénoncer tous les élevages de ce type, alors qu’ils deviennent la « norme » ?

Oui, il faut dénoncer tous les élevages non conformes aux lois naturelles, punis par les articles du Code rural. Il n’y a qu’une norme à respecter, celle de la nature.

Comprenez-vous les éleveurs qui justifient les regroupements d’élevages, et donc l’augmentation des cheptels, par le fait qu’ils sont désormais seuls sur l’exploitation, que leur femme travaille ailleurs, qu’ils ne peuvent être tout le temps à s’occuper des vaches, à les sortir dans les prés puis les ramener à la salle de traite deux fois par jour, etc ?

Si les éleveurs n’ont plus le temps de s’occuper de leurs vaches, qu’ils changent de boulot ou de femmes. On est responsable pour toujours de ce qu’on a apprivoisé. Les vaches donnent leur lait, plus leurs vies, en échange de quoi nous nous devons de les laisser, le peu de temps qu’elles vivent, dans un environnement adapté à leurs besoins physiologiques.

La Fondation est-elle toujours prête à accueillir les vaches « en trop » de l’exploitation des Mille vaches, au cas où la justice mettrait en demeure l’exploitant à revenir à 500 vaches ? Où pourraient-elles être accueillies, alors que chaque élevage laitier en France a passé un contrat avec une laiterie, qui n’accepte pas un dépassement des quantités de lait prévues dans ce contrat ?

Nous nous proposons d’accueillir exceptionnellement les vaches qui seraient délivrées de l’enfer des Mille vaches, afin de leur éviter l’abattoir et de leur donner une vie convenable. Nous avons des fermes d’accueil qui ne travaillent que pour nous et ne sont pas soumises aux quotas laitiers. Toutes ces histoires de quotas, de coopératives nous privent de ce qui était le charme de nos campagnes, aller directement acheter le lait à la ferme, vivre simplement et librement. Tout est réglementé, exploité, avec des normes anormales qui nous pourrissent la vie et celle des vaches. Le progrès est synonyme de déshumanisation et de barbarie parfois.

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