Espagne : la présidente d'un refuge aurait tué 2 000 chiens et chats

Publié le par Ricard Bruno

Espagne : la présidente d'un refuge aurait tué 2 000 chiens et chats

L a présidente d'une association de protection des animaux dans le sud de l'Espagne risque quatre ans de prison, accusée d'avoir tué avec un complice plus de 2 000 chiens et chats. 

La prévenue, jugée à Malaga depuis la mi-novembre, présidait une association à but non lucratif pour la défense des animaux abandonnés ou donnés en vue d'une adoption, à Torremolinos, dans la province de Malaga en Andalousie (sud). 

 

Ce refuge se doublait d'un centre de toilettage, d'une résidence et d'une clinique privée pour animaux, alors que la dirigeante ne possédait aucun diplôme de vétérinaire, selon l'accusation.

"Un lente et douloureuse agonie"

Au terme des investigations, le procureur a conclu que la dirigeante et un employé chargé de la maintenance avaient "sacrifié et donné à incinérer, entre janvier 2009 et octobre 2010, le nombre estimé de 2 183 animaux". Selon l'accusation, ils leur injectaient une substance mortelle à une dose inférieure à celle recommandée, "dans le seul but de faire des économies", et sans les avoir endormis au préalable.

Les bêtes étaient soumises à "une lente et douloureuse agonie", selon le procureur.

Les caméras coupées et une musique pour couvrir les bruits

"Pour mener à bien ces exterminations massives et programmées (...) les caméras de sécurité du centre étaient déconnectées et de la musique diffusée à fort volume" afin de couvrir les "hurlements", selon les conclusions du parquet. En une semaine de l'été 2010, ils auraient ainsi fait disparaître "plus de 50 chats et 20 chiens".

Le procureur a estimé qu'il s'agissait de "réduire les coûts" et de privilégier les activités privées lucratives.

Dans une vidéo diffusée par le journal El Mundo, on entend la prévenue nier devant le tribunal: "J'ai la phobie des injections, je dois regarder ailleurs parce que je ne peux pas regarder comment s'enfonce l'aiguille".

Quatre ans d'emprisonnement sont requis à son encontre pour maltraitance animale, exercice illégal de la profession de vétérinaire et falsification de documents. La dernière audience du procès est prévue le 9 décembre, selon le Tribunal supérieur de justice d'Andalousie. Le Collectif andalou contre la maltraitance animale et l'Association pour le bien-être des animaux-Le refuge, sont parties civiles.

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