Brigitte Bardot «Cyril Hanouna est la lie de la télé»...Interview...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot «Cyril Hanouna est la lie de la télé»...Interview...

INTERVIEW TV MAGAZINE - France 3 consacre un documentaire exceptionnel à la star le vendredi 27 janvier à 20h55. Entretien avec un mythe qui ne mâche pas ses mots.

Elle a choisi de s’éloigner de La Madrague, où la vie «est devenue un enfer avec tous ces gens qui cherchent à [la] voir» et s’est réfugiée dans un havre de paix situé sur les hauteurs de Saint-Tropez. Brigitte Bardot nous a ouvert les portes de sa ferme, avec une vue imprenable sur le golfe, où, entourée de ses animaux, elle passe ses journées à travailler pour sa fondation. Et répondre aux lettres, «venues du monde entier», de ses admirateurs, sous l’œil amusé de son compagnon, Bernard d’Ormale, qui partage sa vie depuis 1992. Entretien avec un mythe qui ne mâche pas ses mots.

Brigitte Bardot, France 3 vous consacre une soirée en diffusant notamment Bardot amoureuse. Cela vous touche?Je ne me penche pas souvent sur ma vie passée, mais, quand je la vois, je suis étonnée de ne pas être plus fatiguée de l’avoir vécue! Ça me fait un drôle d’effet du haut de mes 82 ans, surtout dans un monde qui n’est plus du tout le même.

Ce portrait est-il fidèle?
Oui. Au point que j’ai l’impression que l’on fouille dans mon intimité, même si aucune des images n’est volée. J’ai été très émue en découvrant celles de mon père… Je n’avais jamais vues certaines d’entre elles. C’est très émouvant.

La passion vous guidait et vous avez eu beaucoup d’amants…
Elle guide toujours ma vie. Quant à mes amants, on m’en a collé deux ou trois de plus! (Rires.) Ce n’est pas si grave: un de plus ou un de moins, au point où on en est…

Si vous deviez n’en garder qu’un?
Le dernier, Bernard [d’Ormale, ndlr]!

Regrettez-vous cette époque?
Le passé, c’est le passé. Je ne le renie pas, mais je ne m’y complais pas.

C’était pourtant une période faste...
Elle ne l’a pas toujours été… Elle a été difficile, dure à vivre. C’est une période de folie, de déséquilibre… de flottement. J’étais livrée à moi-même dans un monde extrêmement périlleux qui aurait pu me détruire.

C’est-à-dire?
J’aurais pu sombrer dans la drogue, dans des histoires sexuelles, mettre fin à mes jours… Je suis passé à travers tous ces dangers!

À qui le devez-vous?
À moi! Je suis forte, très forte, et j’ai le sens du respect de soi.

C’est pour cette raison que vous mettez fin à votre carrière en 1973?
Je me suis libérée de quelque chose qui ne me convenait pas pour quelque chose de très important dans ma vie: les animaux.

Vous leur consacrez tout votre temps...
Je n’arrête pas, entre mon travail pour ma fondation, les interviews, les courriers aux différents gouvernements, aux papes, aux présidents de la République...

Vous évoquez le pape alors que le Vatican a vu en vous la réincarnation du diable...
C’est le passé (rires). Jean-Paul II est celui que je considère comme le plus courageux et j’ai certaine tendresse pour Benoît XVI. Quant à François, je ne le trouve pas très sympathique: accompagné de chefs d’États, il aurait pu aller porter la bonne parole aux chrétiens d’Irak qui sont massacrés.

Quel est votre regard sur le temps qui passe?
Il passe... On ne peut pas aller contre: j’accepte ma vieillesse, j’accepte mon âge - je ne l’ai jamais caché -, j’accepte mes rides et le changement de mon physique. Je fais simplement attention à ne pas être trop décatie.

«Ardisson devient d’une vulgarité épouvantable»

Brigitte Bardot

Quel regard portez-vous sur la société actuelle?
C’est lamentable! Nous vivons dans une période où tout est vulgaire, ordinaire et médiocre. La France n’a plus le rayonnement, la majesté qu’elle avait. Aujourd’hui, le pays est à l’image de deux qui les dirigent. Depuis Chirac et ses successeurs, les choses ne se sont pas améliorées. Pour redonner de l’éclat au pays, il faut nous redonner des libertés, retrouver un climat serein sans avoir peur des attentats. Il faudrait mettre en place un régime autoritaire.

On vous dit proche du Front national. C’est vrai?
Je suis très patriote. J’ai été élevée par un père et un grand-père qui se sont battus pour la France et qui m’ont inculqué l’amour de la patrie. Je ne suis pas fière de ce qu’est la France aujourd’hui. Je suis contre le vivre ensemble, mais je ne suis pas facho, pas plus que Marine Le Pen.

Êtes-vous en phase avec ses idées?
Pour la plupart. Marine Le Pen a la volonté de reprendre la France en main, de remettre des frontières et de redonner la priorité aux Français.

Vous êtes le symbole de la libération de la femme. Que pensez-vous du débat autour du port du voile?
Je suis contre le voile et celles qui le portent. Le communautarisme prend trop d’importance. C’est l’aboutissement de trente ans de laxisme.

Que regardez-vous à la télévision?
C’est très difficile de trouver un programme intéressant, mais je me régale avec Money Drop! Je m’amuse avec Chasseurs d’appart’ et je regarde encore Drucker parce qu’il n’y a rien d’autre. Ardisson devient d’une vulgarité épouvantable. Quant à Ruquier, je trouve que ses invités n’ont plus d’intérêt et que la blonde qui a une tête de mort et l’autre fou furieux [Vanessa Burggraf et Yann Moix, ndlr] sont des procureurs.

Regardez-vous Cyril Hanouna?
Au secours! C’est d’une vulgarité, d’une bassesse! C’est la lie de la télé celui-là. Je ne regarde pas non plus Nagui parce que c’est minable. Il manque des émissions comme Les Dossiers de l’écran, La Tête et les jambes, des émissions de qualité et intéressantes qui n’étaient pas au ras des pâquerettes et en dessous de la braguette.

Plutôt séries?
Non, à part Downton Abbey, que j’ai adoré. J’aime aussi les informations et j’apprécie C dans l’air.

Source de l'article : Cliquez ICI

Commenter cet article