Cette année encore, 50.000 lévriers vont être abandonnés ou tués en Espagne

Publié le par Ricard Bruno

A la fin de la période de chasse, de nombreux chasseurs tuent ou abandonnent leurs galgos, les lévriers qui les accompagnent.

Cette année encore, 50.000 lévriers vont être abandonnés ou tués en Espagne

MASSACRE. Chaque année en Espagne, le mois de février est synonyme de mort pour environ 50.000 lévriers selon les chiffres de Galgos, une association qui propose à l'adoption certains de ces chiens qui ont pu être sauvés. Ces derniers sont tués ou abandonnés par leur maître une fois la période de chasse (novembre à février) terminée. Ce pays est l’un des rares membres de l'Union européenne qui autorise encore la chasse des lièvres et lapins avec cette race, ce qui est interdit en France depuis 1844. Tous les ans, de nombreuses voix s'élèvent contre les mauvais traitements qu'infligent les chasseurs espagnols à leur chien. Certains de ces animaux finissent pendus ou sont jetés dans des puits ce qui permet au propriétaire de s'en débarrasser en toute discrétion. Mais des centaines de lévriers sont également abandonnés parfois après avoir eu les pattes cassées afin de les empêcher de revenir. Certains se retrouvent dans des chenils municipaux, où beaucoup seront euthanasiés. Afin de ne pas payer une place en pension jusqu'à la prochaine période de chasse, certains propriétaires n'hésitent pas à parquer eux-même leur chien dans des chenils sauvages sans eau ni nourriture. 

La justice espagnole préfère fermer les yeux

Les galgos (nom donné aux lévriers de chasse en Espagne) subissent des mauvais traitements avant même la période de la chasse. En effet, les chiens sont bien souvent entraînés de façon cruelle : par exemple, certains propriétaires exercent leur animal à la course en l'attachant à l'arrière d'une voiture et en roulant à près de 60 km/ h. Qu'importe si le chien n'arrive pas à suivre et en vient à trainer sur le sol. Pour la législation ibérique, ce procédé est considéré comme un délit seulement si l'animal est blessé grièvement ou si cela conduit à sa mort. Devant ce qui est considéré comme "une tradition séculaire" ou encore comme un "trésor millénaire" selon Antonio Romero, chasseur et ancien parlementaire, la justice espagnole choisit bien souvent de fermer les yeux. Le massacre des galgos peut donc recommencer chaque année en toute impunité... ou presque. En 2013 un éleveur et président d'association de chasse a été condamné à sept mois et demi de prison pour avoir pendu deux de ses chiens. 

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