Mort d'Elsa Martinelli, la beauté italienne qui a conquis Hollywood...

Publié le par Ricard Bruno

Mort d'Elsa Martinelli, la beauté italienne qui a conquis Hollywood...

L'actrice, âgée de 82 ans, est décédée samedi à Rome où elle vivait. Elle avait commencé sa carrière internationale avec Kirk Douglas en 1953 puis travaillé pour des cinéastes aussi prestigieux qu'Orson Welles et Mario Monicelli. En hommage à sa mémoire, Le Figaro présente une sélection de ses meilleurs films.

L'Indienne indomptable qui fait tourner la tête de Kirk Douglas dans La Rivière de nos amours n'est plus. Elsa Martinelli est morte samedi 8 juillet des suites d'une longue maladie à Rome où elle vivait. Née Elsa Tia, le 30 janvier 1935 à Grosetto en Toscane, elle était âgée de 82 ans.

La légende du septième art raconte que c'est en voyant une photo du mannequin Elsa Martinelli dans le magazine américain Life que Kirk Douglas, frappé par sa beauté sauvage, propose au réalisateur André De Toth de l'engager pour jouer Onahti dans La Rivière de nos amours (The Indian Fighter). La carrière de cette Italienne de 18 ans sera lancée par un western hollywoodien. Elle possède alors tous les atouts et les atours pour charmer les Américains qui lui trouvèrent immédiatement des faux airs d'Audrey Hepburn.

Une forme d'érotisme exacerbé

En 1956, elle est l'héroïne de Donatella de Mario Monicelli. Sa formidable composition lui vaudra de recevoir, la même année, l'Ours d'Argent de la meilleure actrice au VIe Festival de Berlin. Du milieu des années 50 jusqu'au début des années 70, la comédienne joue une soixantaine de films. Elle travaille pour Orson Welles dans un de ses chefs-d'œuvre, Le Procès, inspiré d'un roman de Kafka. Elle croise Jean Sorel dans De l'amour, inspiré de Stendhal, réalisé par Jean Aurel. Elle ne dédaigne les films de cape et d'épée du cinéma français. On la retrouve sous la direction d'André Hunebelle dans Le Capitan avec les maîtres du genre, le duo du Bossu: Jean Marais et Bourvil.

Avec Marilyn Monroe aux États-Unis et Brigitte Bardot en France, Elsa Martinelli incarna en son temps une forme d'érotisme exacerbé. Et ce n'est pas un hasard si Roger Vadim lui demanda dans Et mourir de plaisir d'embrasser sur la bouche l'actrice Annette Stroyberg, Madame Vadim à la ville. Et après B.B et Catherine (Deneuve), encore une fois, Il avait créé la femme... italienne.

En hommage à sa mémoire et à son talent, de La Rivière de nos amours au Procès en passant par Donatella, Le Figaro vous propose de voir quelques extraits d'une sélection des films les plus marquants d'Elsa Martinelli.

Source de l'article : Cliquez ICI

Commenter cet article