Pamela Anderson à Nîmes : "Partout, la corrida doit être interdite" !

Publié le par Ricard Bruno

Pamela Anderson : "J'adore la France, je vis ici maintenant"...

Pamela Anderson : "J'adore la France, je vis ici maintenant"...

S urprise : la star est venue poser au pied de la statue de Nimeño II pour dénoncer cette tradition ce vendredi 21 juillet. Entretien.

La scène, incroyable, n'a duré que quelques secondes. Ce vendredi après-midi, peu avant 18 heures, Pamela Anderson a surgi sur le parvis des arènes de Nîmes. La star hollywoodienne, robe rouge et talons hauts, est venue s'allonger au pied de la statue de Nimeño II, prenant la pose pour les photographes avec des panneaux affichant des messages anticorrida. Quelques clichés plus tard, elle s'en retournait déjà à sa voiture, garée dans une petite rue à quelques centaines de mètres. Interview réalisée au pas de course, en chemin.

Comment expliquer votre présence à Nîmes ?

Je suis ici pour rendre visite à des amis et voir le concert de Christophe Maé, qui est aussi un ami. En chemin, j'ai réalisé que Nîmes était une ville de corrida. En étant ici, devant les arènes, j'ai pensé que c'était le bon moment pour mener une action contre la corrida. C'était vraiment important de le faire.

C'est une tradition importante, ici...

Je sais le poids des traditions, je comprends qu'elles soient difficiles à changer. Il y a toujours eu des traditions malheureuses dans l'Histoire, mais ce sont des choses sur lesquelles il faut savoir évoluer et c'est le cas de la corrida, qu'il faut interdire partout dans le monde. En venant à Nîmes, j'ai pu rencontrer des groupes qui luttent contre la corrida et leur apporter mon soutien. Vous savez, je mène beaucoup d'actions pour le bien-être des animaux de manière général et ici, c'était la parfaite opportunité pour agir contre la corrida.

Pourquoi êtes-vous en colère contre cette pratique ?

Ce n'est pas de la colère, c'est simplement qu'on est en 2017 : il n'y a aucune raison de faire souffrir des animaux pour se distraire. C'est si cruel et dérangeant... Mais j'ai le sentiment que les gens évoluent dans la bonne direction sur cette question. Aujourd'hui, on comprend le besoin de penser davantage à la sensibilité de l'animal, à l'existence du taureau. Ce qui lui est infligé dans l'arène est très triste. Il faut que cela change.

En janvier 2016, vous étiez intervenue à l'Assemblée nationale en opposition au foie gras... Avez-vous la France dans le viseur ?

 

J'adore les Français, j'aime la France ! D'ailleurs, je vis ici maintenant. Dans tous les pays où je vais, je prends la parole sur les questions du bien-être animal. Dans mon pays natal, le Canada, je suis très impliquée contre la chasse des phoques... Les enjeux sont semblables, il s'agit de se mobiliser contre un petit groupe de gens qui croit encore que c'est acceptable de matraquer à mort des bébés phoques. Il y a aussi des problèmes aux États-Unis auxquels je me confronte quotidiennement. J'essaie toujours d'agir : où que je sois, je me renseigne et je m'implique sur les questions liées aux animaux. Ou aux enfants, ou aux réfugiés. Je fais ce que je peux pour aider à faire avancer les choses.

Avec la Flac

Comment Pamela Anderson, actrice connue mondialement, s’est-elle retrouvée au pied de la statue de Nimenõ II pour dénoncer la corrida ? L’origine de cette action remonte au 24 mai dernier : lors du festival, une projection suivie d’un débat est organisée à Cannes par la Fédération des luttes pour l’abolition des corridas (Flac).

"Elle devait venir mais sa venue a été annulée au dernier moment, révèle le président de l’association Thierry Hély. Mais nous avions gardé le contact..." Ce vendredi, il était présent avec plusieurs membres de la Flac et de l’Alliance anticorrida, notamment Henry-Jean Servat, militant et ami de la star.

"L’action de Pamela Anderson à Nîmes s’inscrit dans la continuité des messages de Renaud et de Julien Doré (avec lequel elle a tourné un clip, NDLR) lors de leurs concerts, se réjouit Thierry Hély.  Les stars sont de plus en plus nombreuses à s’engager contre cette barbarie."

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