Crins Blancs, la maison de retraite des chevaux...

Publié le par Ricard Bruno

Installée à "Relanges" depuis 2000, l’association Crins Blancs offre aux chevaux âgés ou handicapés une retraite bien méritée. Elle peut compter sur des bénévoles actifs aux petits soins.

Crins Blancs, la maison de retraite des chevaux...

Ne le confondez pas avec un centre équestre. Si on y trouve des chevaux, Crins Blancs a une tout autre vocation. Ici, au pied du château de Lichecourt, les équidés profitent d’une retraite bien méritée. Initialement lancée en 1995 en Moselle, l’association a migré vers Relanges en 2000. L’équipe actuelle, elle, est en place depuis 2006.

Sa belle histoire, Crins Blancs la doit à Carole Champy, sa présidente d’honneur. Anciennement à la tête de la société hippique spinalienne, elle est à l’origine de ce transfert. « À Épinal, une jument s’est blessée dans un manège. Je me suis alors demandé ce que devenaient les chevaux de selle, à savoir les chevaux montés en club, de voltige, d’attelage… », confie-t-elle. Depuis, avec une poignée de bénévoles, elle se bat pour offrir aux chevaux un droit à la retraite.

Aujourd’hui, 18 chevaux vivent en toute quiétude dans leurs box et sur les dix hectares de terrain de l’association. « Nous sommes spécialisés dans l’accueil du cheval âgé, c’est ce que l’on appelle de la gériatrie équine. »

Des aides de deux fondations

À Crins Blancs, on croise donc des chevaux à la retraite, mais également handicapés. Des animaux qui nécessitent une attention et des soins particuliers qui ont un coût. Financièrement, l’association peut compter sur le soutien de deux importantes fondations : 30 Millions d’amis et Brigitte Bardot, qui attribuent chaque année (deux fois par an pour la première) une subvention au refuge.

Les chevaux qui résident à l’écurie reçoivent quotidiennement l’amour des bénévoles. Parmi eux, Dany Harand, membre active depuis 2001 qui a même travaillé ici en tant que palefrenier-soigneur entre 2009 et 2011. Et puis il y a la présidente de l’association, Geneviève Guillaume. Des groupes de jeunes de la communauté de communes viennent également tous les jours pour nourrir les pensionnaires. Des pensionnaires dont la vie n’a pas toujours été simple. Comme Mirette, qui est à l’origine de l’association. « C’est elle qui avait eu un accident sur un manège à Épinal. Le vétérinaire m’avait donné le choix, soit on l’abattait, soit on l’enfermait dans un petit box pendant neuf mois. Elle est donc restée enfermée tout ce temps, avec une fracture ouverte, dans un box aménagé pour elle. C’est une jument avec une volonté de fer qui a compris qu’on lui tendait la main », se souvient Carole Champy.

Si l’association, compte une centaine d’adhérents, elle est à la recherche de nouveaux bénévoles prêts à s’investir au refuge. « Nous aurions besoin de personnes prêtes à retrousser leurs manches. Notamment des hommes pour les travaux lourds puisqu’il y a des aménagements à faire au niveau des écuries. » L’appel est lancé.

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