Cerf tué à Lacroix Saint-Ouen : “Je n'ai pas donné mon autorisation”, déclare la propriétaire

Publié le par Ricard Bruno

Cerf tué à Lacroix Saint-Ouen : “Je n'ai pas donné mon autorisation”, déclare la propriétaire

Cerf tué à Lacroix Saint-Ouen : “Je n'ai pas donné mon autorisation”, déclare la propriétaire

 

"Je n'ai pas donné mon autorisation pour qu'on tue le cerf", déclare fermement la propriétaire de la maison où a été abattu, samedi après-midi, un animal poursuivi par des chasseurs à courre. 

"Ils m'ont appelé en m'informant qu'un cerf était bloqué dans la descente de mon garage, j'ai dit que je ne voulais pas que l'animal soit tué. Ils m'ont répondu 'de toute façon, quand les propriétaires ne sont pas là, les chasseurs ont un droit de suite'".
 

Je trouve ça inadmissible


Après deux coups de feu, l'animal mort pesant près de 150 kilos, a été rapidement évacué de la propriété. Encore très émue, la propriétaire assure ne pas dormir depuis l'incident. "De savoir comment ils ont traité la bête... Je trouve ça inadmissble", déclare-t-elle au téléphone.
 

Les chasseurs dans leur bon droit ?


Reste à savoir si les chasseurs étaient dans leur bon droit et si les gendarmes ont bien eu raison d'agir ainsi. Selon le droit français, un gibier mortellement blessé devient la propriété du chasseur, même s'il se réfugie sur une propriété privée. Et c'est parce qu'il est mortellement blessé que l'accord des propriétaires n'est pas nécessaire, selon l'Office national des forêts (ONF). D'ailleurs, toujours selon la loi (plus précisément l'article L420-3 du code de chasse), "achever un animal blessé ne constitue pas un acte de chasse".

De plus, l'arrêté municipal interdisant la chasse à courre dans la commune ne prévaut pas sur ce que prévoit le code de la chasse.
 

Une enquête ouverte par la vénerie


La société de vénerie, "embarrassée par cet incident rarrissime", a ouvert une enquête pour en comprendre les circonstances. "L’animal n’aurait jamais dû se retrouver sur cette propriété privée. Aurait-on dû arrêter la chasse plus tôt ?", s’interroge dans les colonnes du Parisien Pierre De Boisguilbert, secrétaire général de la Société de Vénerie .

Le cas échéant, Alain Drach, le responsable de l’équipage, sera convoqué à Paris où une sanction sera décidée. 

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Bernard 27/10/2017 23:48

Euh juste au passage l'animal n'était pas blessé c'est le chasseur qui ensuite a fouetter l'animal et la blessé volontairement... et non le code de la chasse ne surpasse pas le décret...les chasseurs ont franchis les portent de la ville continuant a traquer un animal non blessé alors qu'ils en avaient pas le droit ! Faut arrêter avec le foutage de G. Les chasseurs n'ont pas tous les droits et la populace en a marre.

Elisa 26/10/2017 18:18

La propriétaire n'était pas d'accord pour qu'on tue le cerf dans sa propriété ; le chasseur n'a pas à pénétrer dans une propriété privée , sauf peut-être pour capturer cet animal, mais pas pour le flinguer.
les chasseurs n'ont pas tous les droits ,? Qu'est ce que ça veux dire ?
Une sanction s'impose.