Laurence Gautier Mariette

Publié le par Ricard Bruno

«Brigitte Bardot. Moi je joue» ./ Photo DR

Aussi surprenant que cela puisse paraître, aucun livre n'avait jamais été publié sur la carrière de chanteuse de Brigitte Bardot, qui regorge pourtant d'imparables bijoux pop comme «La Madrague», «La machine à sous» et tant d'autres. Une lacune aujourd'hui comblée grâce à «Brigitte Bardot – Moi je joue», que le Toulousain Dominique Choulant publie, avec François Bagnaud, chez Flammarion. Un superbe livre, magnifiquement illustré – c'est la moindre des choses quand le sujet en est l'icône BB – et très richement documenté. Surtout, l'ouvrage bénéficie des commentaires de la star, écrits à la main au fil des pages. Tour à tour drôles, espiègles et tendres, ils donnent l'impression que l'on parcoure un album de photos à ses côtés : «Juliette Gréco, c'est l'anti-moi ! Notre seul point commun : nos amants», écrit-elle ici ; «Petite sœur lointaine mais proche», griffonne-t-elle là à propos de Sylvie Vartan.

«Je suis parti du constat qu'en effet, on parlait plus souvent de l'actrice que de la chanteuse, confie Dominique Choulant. Une chanteuse sans doute sous-estimée, car elle-même chantait entre deux tournages, pour le plaisir, mais qui s'est montrée ravie de participer à ce livre. Chanter n'était pas vraiment un métier pour elle : elle aimait la musique, la fête, elle adorait s'amuser, donner, embrasser qui vous voulez ! Ses chansons reflétaient cela, des vacances perpétuelles.»

Celle qui voit la chanson comme «sa récréation» met sa plastique incomparable et sa voix terriblement sensuelle au service de compositeurs et paroliers qui sauront mettre ses nombreux atouts en valeur : «Elle aime les hommes et ils le lui rendent bien. Elle veut chanter ce qu'elle est : une mangeuse d'homme qui tombe des bras de l'un à ceux d'un autre et l'on retrouve cela dans ses chansons légères. Il y a toutefois d'autres chansons méconnues, plus tendres, qui méritent d'être redécouvertes», observe l'auteur.

C'est bien sûr le génial Serge Gainsbourg qui lui offrira ses plus belles chansons, dont le mémorable «Je t'aime moi non plus» en 1967 («la plus belle, la plus sensuelle déclaration d'amour qu'un homme puisse offrir à une femme», écrit-elle) et dont le mari allemand de Bardot, Gunther Sachs, bloquera la sortie, par peur du scandale. Serge promettra à Brigitte de ne jamais l'enregistrer avec une autre qu'elle – une promesse qu'il aura bien du mal à tenir quand une jeune et ravissante anglaise croisera sa route quelques années plus tard…

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