Franz-Olivier Giesbert : "Le jour où je deviens végétarien"...

Publié le par Ricard Bruno

En 1956, nous habitons à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, près de Rouen, une région de garenne sauvage. J’ai 7 ans et ma mère m’offre une chèvre, Rosette, qui met bas deux chevreaux, Camille et Perdican.

Franz-Olivier Giesbert : "Le jour où je deviens végétarien"

Franz-Olivier Giesbert : "Le jour où je deviens végétarien"

Très vite, Perdican, le petit bouc, prend l’ascendant, poursuit les chiens, attaque les gens, les fait tomber de vélo… Un jour, mon père, qui pouvait être violent, décide d’organiser un conseil de famille avec ma mère, prof de philo, et moi. Ma mère veut donner Perdican afin qu’il soit tué ailleurs, mon père tranche : il fera venir un boucher qui s’en chargera. Perdican est condamné à mort. La nuit suivante, le boucher arrive et décapite le chevreau d’un coup de serpe. J’entends un petit cri, puis plus rien. Le lendemain, j’ouvre le frigo et, là, je vois la moitié de Perdican entre le beurre et le fromage. Je me mets à crier, à pleurer. Ma chère maman me console et fait disparaître le cadavre de mon compagnon. Un traumatisme. A partir de ce jour-là, je suis dégoûté de la chèvre ou du mouton. Mais j’obéis à ma mère qui tient à ce que je me nourrisse de steaks et de foie de génisse car « ça donne des forces ». 

Franz-Olivier Giesbert enfant.

A l’âge de 11 ans, mes parents, bobos avant l’heure, s’installent dans une ferme au Bosc-Roger-en-Roumois. Une voisine tue des cochons, nous apporte saucisses et boudin. Je suis horrifié, je refuse de manger ces cochonnets : ce sont des bébés. A 20 ans, je visite un abattoir. Bouleversé de voir des veaux pleurer, je décide d’arrêter de manger du bœuf, avec des exceptions quand je suis invité : à l’époque, être végétarien est mal vu.

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cmafalda31 24/01/2018 19:45

j'ai vécue la même (étant enfant) chose avec un petit canard de compagnie que on m'avait offert et elle était toujours avec moi , je lui avais donné un nom .
Mes grand parents l'ont fait cuire , et il me l'on servie a manger ....
j'ai refusé , et ils mon châtié , a coup de martinet ....

Ricard Bruno 24/01/2018 20:15

Bonsoir

Idem pour moi...étant enfant j'avais un canard "Saturnin" nous habitions Paris, nous avions une cour ou nous élevions mon canard...et un soir rentrant de l'école mon père ouvrit une marmite et me dit "ce soir on a du canard" !
Plus jamais ça...

Bruno Ricard