Des chevaux mis sous protection...

Publié le par Ricard Bruno

Il aura fallu près d’une heure pour que le premier étalon accepte de monter dans le camion. Les deux autres se soumettront plus facilement. Les dix juments ont embarqué dans un second véhicule.

Il aura fallu près d’une heure pour que le premier étalon accepte de monter dans le camion. Les deux autres se soumettront plus facilement. Les dix juments ont embarqué dans un second véhicule.

Ça y est. Les chevaux de Rambervillers sont partis. Ces équidés qui vivaient dans un carré d’environ 1 000 mètres carrés, autour de la maison de leur propriétaire, le long de la départementale 414. Ce mardi matin, à la demande des services vétérinaires, la Société vosgienne de protection animale (SVPA) de Brouvelieures et la Fondation Brigitte Bardot (FBB) ont embarqué trois étalons et dix juments.

Le feuilleton aura duré quatre ans. Une histoire que nous avons largement évoquée, dans nos colonnes, depuis ses débuts en janvier 2014. Et pour laquelle la justice ne pouvait rien faire. « La situation de maltraitance ou de cruauté n’a jamais été avérée sur ces animaux qui ont manifestement toujours été nourris et abreuvés », précisait à l’époque Etienne Manteaux, le procureur de la République. La situation a pris un virage à 180 degrés début janvier lorsqu’un anonyme a remis en main propre une vidéo « très parlante » au maire de la commune, Jean-Pierre Michel, en présence des gendarmes. « Les images sont terribles. On voit un cheval vivant, sans doute blessé, allongé sur un plateau. Le soir même, le propriétaire enterrait l’animal dans son terrain », explique le premier magistrat. À partir de là, une enquête s’est enclenchée. « Les gendarmes ont retrouvé un autre cheval avec une balle dans la tête. Il a été enterré le 13 décembre dans un bois, situé à une centaine de mètres de l’habitation », révèle le maire. Et « nous avons décidé de les saisir en fonction des conditions d’élevages insuffisantes », précise Denis Parmentelot, chef du service productions animales et environnement à la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) des Vosges.

 

Le chargement, parfois laborieux, s’est terminé en début d’après-midi. Les étalons comme les juments ont pris une destination, provisoire, tenue secrète, jusqu’à la décision du Parquet d’Épinal. « Nous récupérons les mâles », souligne Edith Quié, la directrice de l’association de Brouvelieures qui ne cachait pas son soulagement devant cet épilogue. Ils sont partis dans une structure et nous nous chargerons de régler la pension (300 euros/mois et par cheval) ainsi que les frais vétérinaires. Les femelles ont trouvé refuge « chez trois partenaires de la fondation », ajoute Aline Maatouk, chargée de mission équidés de la FBB à Paris.

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silagui 28/02/2018 11:38

chapeau pour votre dévouement qu e je suis de près...