Macron réaffirme son soutien aux chasseurs

Publié le par Ricard Bruno

Macron réaffirme son soutien aux chasseurs
Macron réaffirme son soutien aux chasseurs

Le chef de l'Etat a rencontré à l'Elysée le président de la Fédération nationale des chasseurs. Il a défendu la pratique de la chasse à courre.

Durant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron s'était fait l'ardent défenseur de la chasse, n'hésitant pas à agiter ce traditionnel chiffon rouge pour les soutiens de la cause animale. En poste à l'Elysée, ses convictions ne semblent pas avoir changé.

Ce jeudi, le président de la République a en effet réaffirmé son soutien à la chasse à courre, comme l'a déclaré la Féd

« Pour le président, c'est un non-sujet », a dit à des journalistes le président du lobby des chasseurs, Willy Schraen, à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat à l'Elysée. « Il soutient la globalité de ce qui se passe au niveau de la ruralité en matière de chasse et la chasse à courre en fait partie. Pour lui il n'y a aucune ambiguïté là-dessus ».

« Preuve de bon sens »

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait créé la surprise et fait forte impression à une partie du 1,3 million de chasseurs, en défendant toutes les chasses traditionnelles au nom de la protection du patrimoine français.

 

Son plaidoyer en faveur d'un retour des chasses présidentielles - supprimées et remplacées par des « battues de régulation » sous la présidence de Nicolas Sarkozy - n'était pas non plus passé inaperçu, tout comme son déplacement à Chambord en décembre dernier pour un week-end privé au cours duquel il avait rencontré des membres de la FNC.

« Le président n'est pas chasseur, mais c'est quelqu'un qui fait preuve de bon sens et d'ouverture d'esprit comme peu d'hommes politiques à son niveau », a estimé Willy Schraen. « Il s'intéresse à la ruralité, il sait qu'il y a des problèmes, des frustrations et qu'aujourd'hui il faut passer au-dessus des combats d'arrière-garde ».

Des débats passionnés

La pratique de la chasse à courre - qui compte 10.000 pratiquants et 100.000 sympathisants en France - continue de susciter des débats passionnés entre chasseurs et défenseurs de la cause animale.

Fin janvier, une proposition de loi relative à l'interdiction de ce type de chasse a été déposée à l'Assemblée nationale par La France insoumise et signée par des élus d'autres groupes parlementaires.

Le député du MoDem Erwan Balanant a pointé le « retard » de la France en la matière, citant pour exemple l'Angleterre, où cette pratique a été interdite en 2015, et l'Allemagne.

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a lui dénoncé l'année dernière une pratique prolongeant selon lui « l'agonie et le stress de l'animal » tout en estimant que la France n'était « pas encore prête à l'abandonner ».

Une réunion nationale en juin

Autre sujet sensible abordé lors de l'entretien avec le chef de l'Etat, jeudi, celui de l'interdiction de la chasse des oies au-delà du 31 janvier. La décision du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot de ne pas accorder de dérogation à ce qui est l'application d'une directive européenne avait fait descendre les chasseurs dans la rue début février.

A rebours de son ministre, Emmanuel Macron a annoncé que ce type de chasse pourrait se poursuivre en février grâce à une dérogation et limitée par des quotas, a indiqué Willy Schraen. « Nous sommes sur une espèce en surabondance », a justifié le président de la FNC. « La diplomatie française sera saisie de ce sujet, l'Etat français parlera à l'Europe. »

Au-delà de la question de la chasse aux oies, l'ensemble des sujets liés à la chasse française devrait faire l'objet d'une grande réunion nationale en juin. Emmanuel Macron a également donné jeudi, selon la FNC, son feu vert à la réforme de la chasse en France, et validé le permis à 200 euros - contre 400 euros actuellement - que réclamaient les chasseurs.

Source Reuters


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0301302924554-macron-reaffirme-son-soutien-aux-chasseurs-2154021.php#ZD2Z6TbEcpUL09qU.99

ération nationale des chasseurs (FNC).

 

« Pour le président, c'est un non-sujet », a dit à des journalistes le président du lobby des chasseurs, Willy Schraen, à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat à l'Elysée. « Il soutient la globalité de ce qui se passe au niveau de la ruralité en matière de chasse et la chasse à courre en fait partie. Pour lui il n'y a aucune ambiguïté là-dessus ».

« Preuve de bon sens »

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait créé la surprise et fait forte impression à une partie du 1,3 million de chasseurs, en défendant toutes les chasses traditionnelles au nom de la protection du patrimoine français.

 

Son plaidoyer en faveur d'un retour des chasses présidentielles - supprimées et remplacées par des « battues de régulation » sous la présidence de Nicolas Sarkozy - n'était pas non plus passé inaperçu, tout comme son déplacement à Chambord en décembre dernier pour un week-end privé au cours duquel il avait rencontré des membres de la FNC.

« Le président n'est pas chasseur, mais c'est quelqu'un qui fait preuve de bon sens et d'ouverture d'esprit comme peu d'hommes politiques à son niveau », a estimé Willy Schraen. « Il s'intéresse à la ruralité, il sait qu'il y a des problèmes, des frustrations et qu'aujourd'hui il faut passer au-dessus des combats d'arrière-garde ».

Des débats passionnés

La pratique de la chasse à courre - qui compte 10.000 pratiquants et 100.000 sympathisants en France - continue de susciter des débats passionnés entre chasseurs et défenseurs de la cause animale.

Fin janvier, une proposition de loi relative à l'interdiction de ce type de chasse a été déposée à l'Assemblée nationale par La France insoumise et signée par des élus d'autres groupes parlementaires.

Le député du MoDem Erwan Balanant a pointé le « retard » de la France en la matière, citant pour exemple l'Angleterre, où cette pratique a été interdite en 2015, et l'Allemagne.

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a lui dénoncé l'année dernière une pratique prolongeant selon lui « l'agonie et le stress de l'animal » tout en estimant que la France n'était « pas encore prête à l'abandonner ».

Une réunion nationale en juin

Autre sujet sensible abordé lors de l'entretien avec le chef de l'Etat, jeudi, celui de l'interdiction de la chasse des oies au-delà du 31 janvier. La décision du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot de ne pas accorder de dérogation à ce qui est l'application d'une directive européenne avait fait descendre les chasseurs dans la rue début février.

A rebours de son ministre, Emmanuel Macron a annoncé que ce type de chasse pourrait se poursuivre en février grâce à une dérogation et limitée par des quotas, a indiqué Willy Schraen. « Nous sommes sur une espèce en surabondance », a justifié le président de la FNC. « La diplomatie française sera saisie de ce sujet, l'Etat français parlera à l'Europe. »

Au-delà de la question de la chasse aux oies, l'ensemble des sujets liés à la chasse française devrait faire l'objet d'une grande réunion nationale en juin. Emmanuel Macron a également donné jeudi, selon la FNC, son feu vert à la réforme de la chasse en France, et validé le permis à 200 euros - contre 400 euros actuellement - que réclamaient les chasseurs.

Source Reuters


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0301302924554-macron-reaffirme-son-soutien-aux-chasseurs-2154021.php#ZD2Z6TbEcpUL09qU.99

« Pour le président, c'est un non-sujet », a dit à des journalistes le président du lobby des chasseurs, Willy Schraen, à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat à l'Elysée. « Il soutient la globalité de ce qui se passe au niveau de la ruralité en matière de chasse et la chasse à courre en fait partie. Pour lui il n'y a aucune ambiguïté là-dessus ».

« Preuve de bon sens »

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait créé la surprise et fait forte impression à une partie du 1,3 million de chasseurs, en défendant toutes les chasses traditionnelles au nom de la protection du patrimoine français.

Son plaidoyer en faveur d'un retour des chasses présidentielles - supprimées et remplacées par des « battues de régulation » sous la présidence de Nicolas Sarkozy - n'était pas non plus passé inaperçu, tout comme son déplacement à Chambord en décembre dernier pour un week-end privé au cours duquel il avait rencontré des membres de la FNC.

« Le président n'est pas chasseur, mais c'est quelqu'un qui fait preuve de bon sens et d'ouverture d'esprit comme peu d'hommes politiques à son niveau », a estimé Willy Schraen. « Il s'intéresse à la ruralité, il sait qu'il y a des problèmes, des frustrations et qu'aujourd'hui il faut passer au-dessus des combats d'arrière-garde ».

Des débats passionnés

La pratique de la chasse à courre - qui compte 10.000 pratiquants et 100.000 sympathisants en France - continue de susciter des débats passionnés entre chasseurs et défenseurs de la cause animale.

Fin janvier, une proposition de loi relative à l'interdiction de ce type de chasse a été déposée à l'Assemblée nationale par La France insoumise et signée par des élus d'autres groupes parlementaires.

Le député du MoDem Erwan Balanant a pointé le « retard » de la France en la matière, citant pour exemple l'Angleterre, où cette pratique a été interdite en 2015, et l'Allemagne.

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a lui dénoncé l'année dernière une pratique prolongeant selon lui « l'agonie et le stress de l'animal » tout en estimant que la France n'était « pas encore prête à l'abandonner ».

Une réunion nationale en juin

Autre sujet sensible abordé lors de l'entretien avec le chef de l'Etat, jeudi, celui de l'interdiction de la chasse des oies au-delà du 31 janvier. La décision du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot de ne pas accorder de dérogation à ce qui est l'application d'une directive européenne avait fait descendre les chasseurs dans la rue début février.

A rebours de son ministre, Emmanuel Macron a annoncé que ce type de chasse pourrait se poursuivre en février grâce à une dérogation et limitée par des quotas, a indiqué Willy Schraen. « Nous sommes sur une espèce en surabondance », a justifié le président de la FNC. « La diplomatie française sera saisie de ce sujet, l'Etat français parlera à l'Europe. »

Au-delà de la question de la chasse aux oies, l'ensemble des sujets liés à la chasse française devrait faire l'objet d'une grande réunion nationale en juin. Emmanuel Macron a également donné jeudi, selon la FNC, son feu vert à la réforme de la chasse en France, et validé le permis à 200 euros - contre 400 euros actuellement - que réclamaient les chasseurs.

Source Reuters

Source de l'article : Cliquez ICI

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Elisa 19/02/2018 18:51

Bien sûr, tirer sur un animal apeuré pour le tuer, l'exiber et le bouffer est plus sexy que de tirer sur des assiettes au ball trap. C'est plus sportif pourtant, mais pour l'esthétique, ça n'a rien à voir ... Pitoyable ...

first 18/02/2018 12:31

les chasseurs et autres barbares votent pour macron..... cela est plus important pour lui que les animaux.....si chaque ami des animaux ne votent plus pour lui il ne ferait pas long feu ...mais il est élu pour quelques années alors si on autorise encore le droit de vote l'avenir (tout est possible ...) pensez y.....

Robert 17/02/2018 08:35

Ce qui est paradoxal c'est quand même l'élevage "d'animaux à chasser", que font des éleveurs, sous prétexte que "sans ça il y aurait des espèces en voix de disparition"...Alors pourquoi les tuer après les avoir lachés dans la nature où ils se laissent tirer dessus très facilement, sortant de volières où ils ont été confinés en attendant l'ouverture de la chasse ... c'est en plus, pas très sportif, et la tradition là, on s'assoie dessus. Pourquoi ne pratique-t-ils pas le ball trap et ne laissent-ils pas ces animaux se reproduire naturellement ?

Ricard Bruno 17/02/2018 12:32

Robert
Bonjour
Merci de votre message....
Les chasseurs ne sont plus à un paradoxe près...

Bonne journée

Bruno Ricard