BRIGITTE BARDOT PLEURE POUR LES ANIMAUX… ET ON N’AIME PAS VOIR PLEURER BB !

Publié le par Ricard Bruno

BRIGITTE BARDOT PLEURE POUR LES ANIMAUX… ET ON N’AIME PAS VOIR PLEURER BB !

Le modèle industriel, dans ce domaine, est à questionner sérieusement.

Alors que le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation est en cours d’examen à l’Assemblée nationale depuis mardi 22 mai, des personnalités comme Sophie Marceau se sont manifestées publiquement pour sensibiliser les consommateurs face aux conditions d’élevage ou d’abattage des animaux, révélées par des vidéos clandestines, diffusées notamment par L214, une association « tournée vers les animaux utilisés dans la production alimentaire (viande, lait, œufs, poisson), et révélant leurs conditions d’élevage, de transport, de pêche et d’abattage »(L214.com).

Accompagnée de l’humoriste Rémi Gaillard, Brigitte Bardot – qui mène un légitime combat autour de la condition animale depuis plusieurs décennies – s’est aussi exprimée dans une courte vidéo, accompagnée « de nouvelles images [qui auraient été] réalisées […] dans l’abattoir municipal d’Alès. Les scènes, insoutenables, ont été tournées par un lanceur d’alerte en février 2018 » (Paris Match).

Les larmes aux yeux, celle que l’on réduit trop souvent à une icône de la libération sexuelle – par ignorance, peut-être, de sa filmographie et sa vie en général –, a ainsi lancé : « Dites-vous que vous mangez la souffrance, la douleur, l’épouvante, la torture. »

Bien entendu, ces sortes de déclarations sont accueillies fraîchement par la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). Sa présidente, Christiane Lambert, a ainsi parlé, sur Europe 1, de « militantisme radicalisé ». Elle est en cela fidèle au modèle productiviste de la FNSEA, qui a prouvé ses limites si l’on se réfère à la situation dramatique des éleveurs et agriculteurs.

Certes, on trouve des extrémistes parmi les défenseurs de la cause animale, mais il serait malhonnête de nier l’évidence : nous traitons fort mal les espèces que nous consommons. Et cela ne concerne pas exclusivement, comme on voudrait le faire croire parfois, l’abattage rituel halal. Cela dit en dehors des considérations sanitaires, qui sont un autre sujet.

Rappelons que dans l’article R214-65 du Code rural et de la pêche maritime, il est stipulé que « toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitables pendant les opérations de déchargement, d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage ou de mise à mort » (Légifrance).

En oubliant d’emblée les divagations du véganisme – qui rejette tout produit issu de l’exploitation animale, même le miel –, et rappelant que l’homme est un omnivore, des méthodes d’abattage sans cruauté existent pourtant. Cependant, la question de la souffrance animale doit être réglée collégialement et sans cette inflexibilité prônée par les uns ou les autres. Toutefois, le modèle industriel, dans ce domaine, est à questionner sérieusement. Un modèle dont s’écartent des petits éleveurs avec les abattoirs mobiles se déplaçant à la ferme, ce qui est bien moins stressant pour les animaux.

Quoi qu’il en soit, on n’aime pas voir BB pleurer !

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Commenter cet article

Elisa 31/05/2018 09:00

Je n'ai pas vu l'émission. Dommage. Je ne suis pas étonnée de ces réactions ou plutôt absence de réactions, simplement par peur des représailles. Du blablabla pour se montrer, c'est tout, mais surtout pour ne pas froisser l'opinion.

aeschelmann charlotte 26/05/2018 11:01

Tout à fait d'accord avec vous. A propos d'un certain déni, j'ai regardé l'émission C'est en l'air consacré à la souffrance animale suite aux 2 vidéos dont vous faites état, aucun des intervenants n'a évoqué l'évidence de la souffrance de l'abattage halal, par peur de représailles ???, d'ignorance pour certains mais quand même pas pour la végane de service. Honte à ce débat par ailleurs trop conciliant et à sa journaliste Caroline ? laquelle, en l'espèce, maîtrise mal son sujet, par peur de représailles ??? elle aussi !