Le cirque Pinder placé en liquidation judiciaire

Publié le par Ricard Bruno

Le cirque Pinder placé en liquidation judiciaire

OUI AU CIRQUE !

SANS ANIMAUX !

Bruno Ricard

 

Selon le quotidien Ouest France, le célèbre cirque Pinder, fondé en 1854, a été placé en liquidation judiciaire le 2 mai dernier. Les spectacles de ce mois-ci ont été annulés et aucun autre n'est programmé pour l'instant. 

La crise, les attentats, la semaine de 4,5 jours pour les écoliers, les critiques à l'encontre des cirques avec animaux : les raisons de la mauvaise santé du célèbre cirque Pinder sont nombreuses.

Sa société d'exploitation Promogil a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Créteil mercredi 2 mai, et tous les spectacles prévus jusqu'à la fin du mois, à Valence, Grenoble, Saint-Etienne et Clermont-Ferrand, ont été annulés, sans que de nouvelles programmations aient été annoncées. 

Chiffre d'affaires en baisse de plus de 60 %

"C'est moi qui en ai fait la demande", explique Gilbert Edelstein, le propriétaire du cirque Pinder depuis 1983. En mars et avril, ce dernier a vu son chiffre d'affaires dégringolé de plus de 60 %, passant de 7,4 millions d'euros à moins de 6 millions. 

Alors qu'il faut débourser entre 13 et 45 euros pour une place de cirque en 2017, la crise économique est indéniablement responsable de la santé financière de Pinder.

Selon Gilbert Edelstein, les attentats ont aussi ralenti les entrées. "Les gens sont plus frileux" quand il s'agit de se rendre dans des lieux où il y a du monde. Le patron de Pinder, qui compte 120 salariés, évoque également les incidences du passage à la semaine de 4,5 jours pour les maternelles et les primaires. "En trois ans, on est passé de 450 000 spectateurs scolaires par an à 100 000".

Les critiques envers les cirques avec des animaux se font par ailleurs de plus en plus vives et de nombreuses mairies sont défavorables à leur venue en ville.

Un parc d'attractions "Pinderland" en préparation

Selon le patron de Pinder, qui est aussi le président du Syndicat national du cirque, les trois autres grands cirques français, Arlette Gruss, Bouglione et Medrano traversent des difficultés similaires et ont écrit une lettre commune au président Macron dans l'espoir d'obtenir des aides ministérielles. 

 

Gilbert Edelstein, lui, garde bon espoir "de repartir en tournée cet été", assurant que "le cirque Pinder n'est pas mort". Le patron de 80 ans compte réduire l'activité en itinérance, la plus coûteuse, pour se concentrer sur un parc d'attractions, "Pinderland", en préparation à Perthe-en-Gâtinais (Seine-et-Marne). Affaire à suivre, donc.

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cmafalda 09/05/2018 16:57

Oui au cirque mais SANS ANIMAUX !
des cirques avec des pauvres bêtes attachés
et enfermés circulent dans ma villes et environs ,
j'ai envoyé mails mais riens bouge ...
il faut continuer a croire d'un jour meilleur pour le monde animal et la planète ... l'an 3000 ?

aeschelmann charlotte 07/05/2018 15:18

Pourvu que ces cirques de la honte et de l'exploitation animale disparaissent à jamais, mais quid des animaux lors d'un règlement judiciaire, sont ils nourris et suivis,OU placés dans des "sanctuaires" et non livrés en cas de faillitte à l'euthanasie,à la revente dans d'autres cirques ou à la vivisection ? A suivre .Espérons que le fantasme du Pinderland se fasse sans animaux. Ch. A