Rémi Gaillard veut libérer Kiwi, la star du film "L'ours" de Jean-Jacques Annaud

Publié le par Ricard Bruno

Kiwi et Dominique, au zoo de Dunkerque.

Kiwi et Dominique, au zoo de Dunkerque.

L’humoriste Montpelliérain veut libérer Kiwi, la star du film "L'ours" de Jean-Jacques Annaud, et Dominique l'un de ses congénères, tous deux enfermés au zoo de Dunkerque dans le Nord.

Quand il évoque l’enfermement, Rémi Gaillard sait de quoi il parle, lui qui avait, l’an dernier, passé cinq jours dans une cage à la SPA de Montpellier, afin de savoir ce que ressentent les chiens.

"Quand je suis sorti, je ne savais plus où j’étais, je n’arrivais plus à me repérer, j’étais perdu et j’ai couru vers les étoiles. J’étais devenu fou. Et encore, j’avais les réseaux sociaux et mes amis qui venaient me rendre visite", explique le trublion du net. Un sort qu’il souhaite désormais éviter à tous les animaux, et notamment, en ce moment, à deux ours du zoo de Dunkerque (Nord), Dominique et Kiwi.

Ce dernier ne doit pas vous être inconnu, puisqu’il jouait le premier rôle dans le film "L’ours", réalisé par Jean-Jacques Annaud en 1988. "Par le biais de mon association (Anymal, NDLR), j’ai reçu des vidéos de militants locaux montrant les deux ours tourner en rond de manière systématique. Comme je ne suis pas vétérinaire, j’ai montré ça à des spécialistes, qui m’ont dit que c’était un grave signe de mal-être", explique le Montpelliérain.

Une attraction pour la ville de Dunkerque

Dès lors, Gaillard s’est mis en tête de fédérer les consciences autour de ces deux animaux, enfermés depuis vingt-huit ans. Il a d’abord interpellé publiquement Annaud, sans succès. Puis, ce fut au tour du maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, avec un petit peu plus d’effets.

"Les militants locaux m’ont dit que ça faisait beaucoup parler sur place. La ville est quand même assez fière d’avoir l’ours de "L’ours", puisqu’il draine aussi pas mal de touristes", explique Rémi, qui encourage le conseil municipal à libérer les bêtes.

"Ce seraient des héros, car ils montreraient la voie aux autres villes et zoos de France. Il faut arrêter d’enfermer des animaux ! Quand on veut voir des ours ou des dauphins, on se débrouille autrement. Il y a d’autres solutions que de détenir des êtres vivants dans 500 m2."

Un parc alternatif allemand prêt à les accueillir sur dix hectares

D’autant que, loin de se contenter de décrier une aberration, Rémi tente de trouver une solution. "Brigitte Bardot m’a parlé d’un parc alternatif en Bulgarie qui récupère les ours. Et j’en ai trouvé un autre, en Allemagne, à 60 km de Strasbourg, qui est d’accord pour les accueillir dans un espace naturel de dix hectares. Ce serait idéal pour qu’ils puissent finir leurs jours en paix. Car pour l’instant, comme aurait pu le dire Balavoine, c’est quand même SOS de deux ours en détresse !"

Un campus "humains-non humains"

 

C’est LE grand projet de Rémi Gaillard. À travers les fonds récoltés via son association Anymal, l’humoriste souhaite créer un "campus pour humains et non-humains" dans la Métropole de Montpellier.

"Sur quelques hectares, il y aurait des espaces de liberté pour les chiens, une brasserie vegan, une clinique vétérinaire, des cabanes dans les arbres...", détaille le jeune homme.

Pour le moment, le projet "avance bien", même s’il "coûte pas mal d’argent", et le maire de Saint-Georges-d’Orques (le vétérinaire Jean-François Audrin) ne serait pas opposé à l’idée de l’implanter dans sa commune.

"Mais rien n’est encore fait !", souligne Rémi Gaillard, qui appelle à l’aide "le président de la Métropole Philippe Saurel".

Source de l'article : Cliquez ICI

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article