Corcondray : la lente mort d’un cheval crée l’émoi...

Publié le par Ricard Bruno

Plusieurs personnes ont été émues par la mort d’un cheval dans un pré de Corcondray. Elles ont alerté une enquêtrice de la Fondation Brigitte Bardot pour évoquer les faits. L’éleveur réfute toute négligence ou maltraitance.

Ce cheval, très affaibli, a, selon un témoin de la scène, « agonisé » pendant trois jours avant de mourir samedi dernier. L’éleveur réfute les accusations de maltraitance et de négligence.

Ce cheval, très affaibli, a, selon un témoin de la scène, « agonisé » pendant trois jours avant de mourir samedi dernier. L’éleveur réfute les accusations de maltraitance et de négligence.

La personne qui a alerté l’enquêtrice de la Fondation Brigitte Bardot (FBB) souhaite conserver l’anonymat. Elle-même a été informée qu’un cheval, seul, était en train de mourir dans un pré à Corcondray. Elle s’y est rendue, la semaine dernière, mercredi, pour constater que l’animal était couché et ne parvenait plus à se relever.

« La pauvre bête hennissait dès qu’on l’approchait », raconte ce témoin. « Elle avait bien de quoi se nourrir, une botte de foin se trouvait non loin d’elle. Ce cheval a été abandonné là, sans soins, pendant trois jours. Des équidés meurent tous les ans chez cet éleveur, mais personne ne dit rien. Un poulain d’environ un an est mort le week-end qui précédait Noël. En plus, il laisse des étalons au milieu des juments. Il ne surveille pas la reproduction de ses animaux à mon sens. J’ai le sentiment qu’il ne les soigne pas comme il faut et qu’il les nourrit parce qu’il le faut bien. »

 

L’éleveur cesse son activité cette année

L’éleveur mis en cause par ce témoin choqué ne semble pas surpris des graves accusations portées à son encontre. « Je sais qu’il y a des personnes au village qui ne m’aiment pas et qui essaient de trouver n’importe quoi pour me causer du tort. Le cheval dont elle parle avait 22 ans. Il s’était déchiré les tendons d’une patte quelques années en arrière. Il était suivi par un vétérinaire, comme c’est évidemment le cas pour le cheptel qui me reste, soit une dizaine d’équins, que je ne fais plus reproduire. Il est mort de vieillesse, c’est tout. »

L’éleveur affirme n’avoir jamais maltraité ni négligé ses animaux. Tous paraissent bien nourris. En tout cas, ils ne manquent ni de foin, ni de compléments alimentaires. Il reconnaît qu’ils n’ont pas de bâtiments pour se protéger, hormis les arbres qui bordent leurs prés. Il estime qu’ils sont suffisants pour eux. « Je n’ai pas les moyens financiers de construire des abris aux normes. J’ai 63 ans, j’ai perdu des terrains suite à une succession familiale qui s’est mal déroulée et mon fils ne reprendra pas l’exploitation. Je fais de l’élevage équin depuis plus de 30 ans et j’estime qu’il est temps de m’arrêter. Je cesserai cette activité cette année. Je vais vendre les chevaux pour la filière bouchère, je pense. »

L’enquêtrice de la FBB tente, de son côté, d’en savoir un peu plus auprès des autorités avant d’envisager, ou non, de porter plainte à l’encontre de l’éleveur pour le cas de ce cheval.

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Robert 12/01/2019 08:59

C'est fou qu'à notre époque, on continue de tolérer des cas pareils. Malheureusement, nombreux sont ces personnes qui pensent que ça suffit de donner à manger à un animal,..parcequ'un animal n'a pas besoin de plus... Les chevaux, on n'en mange plus,déjà c'est un progrès, mais dans les campagnes, il y a des cas qui ont besoin d'assistance, c'est clair, car ils sont dépassés.