Une soixantaine de bovins retirés à leur propriétaire pour maltraitance présumée, à Auffargis

Publié le par Ricard Bruno

Les animaux ont été retrouvés dans un état de maigreur extrême et dans des conditions de vie insalubres. Photos Fondation Brigitte Bardot

Les animaux ont été retrouvés dans un état de maigreur extrême et dans des conditions de vie insalubres. Photos Fondation Brigitte Bardot

La direction départementale de la protection des populations (DDPP) et la fondation Brigitte Bardot sont intervenus, ce mercredi matin 6 février 2019, pour retirer 64 vaches à leur propriétaire, à la ferme des Quatre Etoiles, à la Petite-Hogue, à Auffargis (Yvelines).

Ce n'est pas la première fois que cet éleveur voit débarquer les camions de la Fondation Brigitte Bardot chez lui. Le 14 décembre 2018, déjà, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a retiré une trentaine de vaches de l'exploitation. Des cadavres d'animaux avaient été retrouvés sous la paille et les bêtes toujours en vie se trouvaient, semble-t-il, dans un état très alarmant. 

Quatre camions de transport de bétail ont débarqué dans la ferme en cette fin de matinée de décembre, accompagnés des gendarmes et des vétérinaires. L'éleveur avait alors déclaré : « Je conteste totalement ce dont je suis accusé. Il s’agit d’une dénonciation calomnieuse ».

Une soixantaine de bovins retirés à leur propriétaire pour maltraitance présumée, à Auffargis

Ce mercredi 6 février, au matin, le reste du troupeau a été retiré à l'éleveur. Selon une source proche du dossier, la situation ne s'est pas améliorée depuis le 14 décembre.

Un bovin mangé par des chiens

Il y a quinze jours, la DDPP a retrouvé, lors d'une visite surprise en compagnie de la gendarmerie, "un bovin mort, partiellement mangé par des chiens". Cette découverte a conduit à une nouvelle action, ce mercredi 6 janvier 2019. Une amende personnelle de 1.500 € a été adressée au propriétaire, la semaine passée, ainsi qu'une autre, à sa société d'exploitation agricole, d'un montant de 7.500 €.

"C'était de la maltraitance passive. Il n'avait plus les moyens. Il allait mal", affirme un proche de l'agriculteur.

Un proche de l'agriculteur va dans le sens des motifs de l'opération menée : "Malheureusement, oui, cela lui pendait au nez. J'ai pu voir des animaux très maigres et en mauvaise santé. Je peux vous dire que financièrement, c'était catastrophique. C'était de la maltraitance passive. Cela me désole qu'il en soit arrivé à ce point-là. Peu de solutions s'offraient à lui. Il allait mal, il n'avait plus les moyens. "

 

L’agriculteur était suivi depuis plusieurs années. En octobre 2018, il avait été sommé d'améliorer les conditions de vie de son troupeau. 

L'Echo Républicain s'est rendu sur place pour rencontrer l'éleveur, ce mercredi 6 janvier 2019. Il n'a pas souhaité nous parler et n'a pas répondu à nos appels.

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Robert 09/02/2019 12:01

C'est très fréquent dans les campagnes, que des paysans se laissent déborder par les difficultés, qu'ils laissent s'accumuler faute de moyen ; les voisins en sont témoins, mais c'est chacun pour soi, et les paysans sont les premières victimes de ce systeme.
(un reportage sur ce sujet à voir sur youtube "un beaujolais qui n'est pas encore arrivé" qui date de 5 ans et où ces problèmes là sont abordés avec justesse).