Près de Perpignan : la gendarmerie sauve des animaux de "la ferme de l’horreur"

Publié le par Ricard Bruno

Près de Perpignan : la gendarmerie sauve des animaux de "la ferme de l’horreur"

Une opération judiciaire a été menée ce mardi 2 avril par les services de gendarmerie, assistés par l’association “Un refuge, un cœur”, afin de récupérer des animaux sur un domaine privé à Bompas. Le propriétaire y aurait, dans des conditions d’extrême insalubrité, installé un élevage frauduleux de chèvres naines et cochons. Il aurait revendu les bêtes à des particuliers et les aurait abattues sur place "à l’ancienne". En toute illégalité et en dehors de toutes considérations d’hygiène.

Tous ceux qui y ont mis un pied, l’appellent "la ferme de l’horreur". Pour traduire en quelques mots l’innommable, découvert sur cette propriété privée le samedi 22 mars. Ce jour-là, une équipe de l’association de protection animale “Un refuge, un cœur” se trouve dans les parages pour vérifier l’état d’un cheval prétendument à l’abandon.

 

Or, au moment de repartir, l’attention des bénévoles est attirée par une étrange exploitation à proximité. "On est arrivé sur un champ fait de bric et de broc, raconte Céline Henri. Là, on a vu des peaux de bête, des restes de carcasses, une chèvre en décomposition dans une remorque".

 

 

Sur une étagère, une tête de chèvre. À terre, encore, des peaux de bête. Derrière, deux pattes d’âne au sol 

Au milieu de ce qui ressemble à un élevage, les déchets jonchent le sol, d’anciennes baignoires transformées en mangeoires ultra-crasseuses, des palettes, des détritus en tous genres, un meuble éventré, des douilles de cartouches, une climatisation, des roues… Et, planté sur ce terrain boueux qui renifle la mort, derrière un âne interloqué, un abri de fortune fait de planches délabrées et de morceaux de tôles.

À l’intérieur, les défenseurs de la cause animale n’en croient pas leurs yeux. "Sur une étagère, une tête de chèvre. À terre, encore, des peaux de bête. Derrière, deux pattes d’âne au sol. Puis on a vu deux chiens et cinq chiots. Le mâle était cadavérique, la femelle attachée à une palette avec une fine corde à foin de 20 cm à peine. Il n’y avait rien de normal."

"La cuve à eau était vide. Les animaux étaient dans des enclos d’une saleté extrême. Dans celui des cochons, on distinguait des gros os. Mais avec quoi ils les nourrissaient ?". Les visiteurs abordent une personne sur les lieux et se font passer pour des acheteurs potentiels.

Au milieu des immondices et des excréments, il préparait de la viande pour manger !

"Il nous a proposé une chèvre et ses deux bébés pour 120 €. Il vendait le cochon à 50 €. Et pour un supplément de 100 €, il faisait l’abattage sur place. Il les tuait sur une potence en bois et les suspendait toute la nuit pour les vider de leur sang. Dire qu’au milieu des immondices et des excréments, il préparait de la viande pour manger !"

Après une première visite la semaine passée et après accord du parquet et de la préfecture, les gendarmes de Bompas sont revenus ce mardi 2 avril sur les lieux, avec l’association qui a déposé plainte. Entretemps, les chiens avaient disparu, car "volés" selon le mis en cause et trois porcelets avaient déjà vu le jour.

Au total, deux chevreaux, quatre truies, un cochon, cinq porcelets ont ainsi été récupérés par les bénévoles. Le propriétaire a consenti à en faire don à la suite de son audition par les forces de l’ordre. Épinglé pour abattage illégal, non-identification des porcins et des caprins et non déclaration auprès de la préfecture, il aurait reconnu qu’il achetait les bêtes pour "les bouffer" dans le cadre de la consommation familiale, mais aussi en fournissant quelques clients par le bouche-à-oreille.

Sans aucun papier et, donc, aucune traçabilité. L’homme a aussitôt fait le nécessaire pour régulariser sa situation de “petit éleveur” et a fait l’objet d’un rappel à la loi. Toutefois, un suivi de contrôle devrait être effectué et par courrier, le maire l’a mis en demeure de nettoyer ce "dépôt sauvage".

Source de l'article : Cliquez ICI

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

sigrid konietzny 08/04/2019 18:49

diese barbarei sofort stop.

sigrid konietzny 08/04/2019 18:48

eine schande diese barbarei alle tiere sos stop diesen mensche ein mörder.