Européennes 2019 le Parti animaliste crée la surprise parmi les petits

Publié le par Ricard Bruno

Le parti, créé en 2016, obtient 2,2 % des voix, doublant son score des législatives de 2017. C’est presque autant que les voix obtenues par le Parti communiste (2,5 %).

L’une des affiches de campagne du Parti animaliste.

L’une des affiches de campagne du Parti animaliste.

Parmi les petites listes, c’est celle qui a le plus créé la surprise : sans avoir été invité à aucun des débats entre candidats organisés sur les principales chaînes télévisées, le Parti animaliste a recueilli, selon les résultats quasi définitifs, 2,2 % des suffrages exprimés en France aux européennes dimanche 26 mai. C’est plus que la liste Urgence écologie, de Dominique Bourg (1,8 %), l’Union populaire républicaine, de François Asselineau (1,2 %) ou Lutte ouvrière (0,8 %), et presque autant que les voix qui se sont portées sur le Parti communiste, emmené par Ian Brossat (2,5 %).

Pour sa deuxième participation à un scrutin, le jeune parti créé en novembre 2016 double son score obtenu aux élections législatives de 2017 (1,1 %), et ce, malgré des accusations d’irrégularités et de non-distribution de ses bulletins dans certains bureaux. Sa tête de liste, Hélène Thouy, avocate au barreau de Bordeaux, qui a notamment défendu l’association L214, peut se targuer d’une enviable progression, qui s’explique notamment par un positionnement monothématique sur un sujet longtemps dédaigné par les partis politiques – la condition animale –, mais qu’un nombre croissant d’associations veulent porter à l’agenda.

A Bruxelles, des organisations en défense de la cause animale se sont regroupées au sein d’une plate-forme, Eurogroup for Animals, pour faire avancer leurs dossiers au sein du Parlement et de la Commission européenne, et ont fait signer un « plaidoyer pour les animaux » par plus de 1 000 candidats. Car c’est bien à l’échelon bruxellois que se jouent de nombreux dossiers affectant le bien-être animal, notamment à travers la politique agricole commune, mais aussi plusieurs directives déterminant les conditions de transport d’animaux d’élevage, ou les modalités de pêche, pisciculture ou d’expérimentation animale.

Le soutien de personnalités médiatiques

Le Parti animaliste propose près de 150 mesures dans son programme, ciblant dans leur grande majorité la souffrance des animaux d’élevage, mais portant également sur la chasse, la corrida, les cirques ou les expérimentations scientifiques. La formation peut compter sur un militantisme de terrain, qui permet à ses drapeaux violets de figurer en bonne place dans les rassemblements anticorrida ou contre l’utilisation de la faune sauvage dans les cirques, et sur une présence marquée sur les réseaux sociaux.

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