Montauban. Manque de soins : un propriétaire de chiens poursuivi

Publié le par Ricard Bruno

«Manque de soins, mauvais traitements»… Une infraction sanctionnée par le code rural bien que s'apparentant, de fait, à de la maltraitance (un délit réprimé par le Code pénal)…

Pour avoir négligé ses chiens, un Moissagais qui détenait huit huskys était donc poursuivi jeudi matin devant le tribunal de police. Alertée par des tiers, témoins des mauvais traitements infligés à ces animaux, l'association des Oubliés de Saint-Béart avait fini par obtenir une ordonnance du procureur pour enlever les deux chiens encore vie au domicile de ce propriétaire, les six autres manquant à l'appel sans que personne ne sache ce qu'ils étaient devenus, probablement morts. Les deux huskys survivants furent récupérés par l'association de protection animale dans un état de maigreur extrême, dévastés par la gale qui avait atteint leurs organes respiratoires. Un tableau clinique déplorable attestant d'une évidente absence de soins.

Propriétaire absent à l'audience : deux amendes et la confiscation des chiens requises

Jeudi à Montauban, le propriétaire ne s'est pas présenté à l'audience. Mais l'enquête mit en exergue les conditions de vie inacceptables de ces chiens qui dormaient à même le sol et ne mangeaient pas à leur faim.

 

À l'audience Maitre Laure Berges- Kuntz intervenant pour les Oubliés de Saint- Béart (à qui elle rendit un vibrant hommage), la SPA et les fondations Brigitte Bardot et 30 millions d'Amis, s'appuya sur le Code civil et la déclaration de Cambridge (le premier reconnaît désormais les animaux comme des «êtres vivants doués de sensibilité», la seconde conclu que les animaux non humains ont une conscience analogue à celle des animaux humains) pour réclamer des dommages et intérêts au nom des associations parties civiles, la confiscation des deux huskys actuellement entre les mains bienveillantes de s Oubliés de Saint Béart, demandant par ailleurs que le propriétaire soit frappé d'une interdiction de détenir un animal pendant trois ans.

 

Pour les défenseurs de la cause animale, les manquements coupables de ce propriétaire envers ses chiens sont avérés. Pour le ministère public également : deux amendes de 400 € et la confiscation des animaux furent requises.

 

Le jugement a été mis en délibéré au 7 novembre prochain.

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