Fichage, mort des animaux... Le zoo d'Amnéville dans la tourmente judiciaire

Publié le par Ricard Bruno

Fichage des employés et visiteurs, salaires mirobolants, environnement... Des employés dénoncent les pratiques douteuses, relève France Bleu. 

Le zoo d'Amneville fait partie des plus frequentes en France. (Illustration)

Rififi dans les coulisses du zoo d'Amnéville. Le parc lorrain, qui compte plus de 2 000 animaux différents et reçoit plus de 500 000 visiteurs par an, est attaqué par 120 salariés aux prud'hommes. Ils dénoncent un ensemble de pratiques douteuses, révèle France Bleu Lorraine Nord

Au cœur du problème, un fichier Excel, qui serait tenu par plusieurs membres du zoo. On y trouve pas moins de 214 noms. Parmi eux, des employés, dont les profils surlignés en jaune, sont associés à divers commentaires : « élément perturbateur en service restauration », « pb prud'homme », « problème en fin de contrat, a réclamé des heures impayées ». À leurs côtés, figurent aussi des visiteurs qui sont là aussi classifiés comme étant « militant fondation Brigitte Bardot » ou « anti-cirque ». Le document aurait été dénoncé à la police début 2019 par une ancienne employée, mais aucune enquête n'aurait été lancée. Michel Louis, le directeur du zoo nie l'existence du document : « c'est n'importe quoi, vous pouvez d'ailleurs regarder dans nos ordinateurs ». Une proposition qui ferait suite à un nettoyage en règle du parc informatique, selon France Bleu Lorraine Nord. 

Salaires et animaux

Mais d'autres affaires internes au zoo d'Amnéville sortent dans la presse. Ainsi, plusieurs salariés dénoncent « une caissière à plus de 3 000 euros », ou encore un recours régulier au paiement en liquide. Les employés les plus méritants seraient par ailleurs invités chaque année pour « trois semaines de vacances, tous frais payés ».

Certains animaux seraient aussi enterrés sur place, comme l'éléphante Catarina. Une proche de Michel Louis va plus loin, dressant une petite liste : « un lion, un puma, un boa... On n'avait pas les moyens de payer l'équarrissage, alors on acceptait, pour la boîte. » Un gorille mort en 2017, officiellement à la suite d'une « rupture d'anévrisme », aurait en fait succombé à une « erreur d'anesthésie », confie un ancien employé. 

L'aspect environnemental semble aussi soulever des questions. « Les eaux usées des tapirs, des tamanoirs, des jaguars, des perroquets, des manchots partent dans la nature, avec parfois des produits détergents comme du chlore ou de l'acide chlorhydrique », détaille ainsi Pascal, renvoyé en 2017 « pour alcoolisme », qui attaque le zoo aux prud'hommes. Ils seront 120 dans le même cas, lors de l'audience prévue le 3 février 2020. Parmi eux, Michel Louis qui a attaqué son propre zoo « pour se protéger ». 

Source de l'article : Cliquez ICI

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article