Brigitte Bardot sur la cruauté animale en Chine : “Je suis écœurée par le manque de réaction des dirigeants mondiaux”

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot sur la cruauté animale en Chine : “Je suis écœurée par le manque de réaction des dirigeants mondiaux”

La pandémie de coronavirus n’épargne rien ni personne. Et surtout pas les animaux. En Chine, où ils sont accusés d’être à l’origine du fléau mondial, ils sont toujours maltraités, massacrés et vendus sur des marchés dans des conditions barbares. En France, chiens et chats domestiques sont aussi lâchement abandonnés. L’ancienne actrice et militante historique de la cause animale, Brigitte Bardot, dénonce “les atrocités” pratiquées en Asie, “l’indifférence totale” du gouvernement d'Emmanuel Macron et la mondialisation. Entretien révolté.

Valeurs actuelles. La pandémie de coronavirus a mis en lumière la terrifiante réalité des marchés d’animaux en Chine et en Asie plus largement, où chiens, chats et de nombreuses autres espèces sont massacrés et vendus en toute liberté. Que vous inspirent ces images ?
Brigitte Bardot. 
Il est inadmissible et révoltant que de telles atrocités soient toujours tolérées au XXIe siècle, dans un monde moderne mais toujours aussi inhumain, hélas ! La Chine est connue pour le raffinement de ses supplices, son indifférence à toute critique, la puissance de sa dictature, et sa progression de mainmise sur le monde. Leurs « marchés humides » sont leurs traditions ancestrales. Ils y accumulent des cages contenant leurs animaux de prédilection vivants qu’ils tuent devant leurs clients, leur garantissant ainsi la fraîcheur du produit. Ce sont des chiens, des chats, des tortues, des civettes, des serpents, des pangolins (en voie de disparition), etc. Le tout dans une saleté innommable, dans une odeur pestilentielle. Le fait qu’ils soient vivants multiplie les risques de maladies.

Que répondez-vous à ceux qui défendent ces pratiques culturelles barbares au nom de la tradition ?
Je suis écœurée par le manque de réaction des dirigeants mondiaux qui laissent perdurer ces atrocités dans l’indifférence la plus totale. Les traditions dans leur ensemble sont barbares, n’ont pas évolué depuis la nuit des temps où les sacrifices mettaient les humains à l’abri des forces occultes. Je pense qu’à l’époque actuelle où l’homme rêve de conquérir l’univers, il y a un décalage monstrueux qui doit être aboli. C’est pareil pour les « rituels » halal et casher, qui pratiquent les égorgements sans étourdissement avant la saignée. Idem pour les « Macumbas » brésiliennes et les « Vaudous » d’Haïti qui se pratiquent encore un peu partout dans les îles où des habitants gardent leurs sorcelleries ancestrales africaines.

Comment expliquez-vous que ces pratiques ne suscitent pas davantage de scandale en Europe et en France ?
Parce que tout le monde s’en fout ou est ignorant quand on dénonce les horreurs que subissent les animaux en France, on n’a pas de retour. Les gouvernements ferment les yeux au nom des rapports économiques. Alors en Chine, ils n’en ont rien à foutre… c’est loin !

Il y a partout dans le monde des gens formidables qui tentent avec des moyens souvent dérisoires de sauver ce qu’ils peuvent sauver. Mais c’est un combat de David contre Goliath.

Comment jugez-vous justement le silence assourdissant des autorités et des politiques français sur ces horreurs qui perdurent pourtant depuis plusieurs décennies ?
Peut-être que l’apocalypse actuelle redonnera un peu de sens des responsabilités sur ce sujet aux dirigeants du monde. Car c’est le monde entier qui est impacté, affaibli par une Chine triomphante à laquelle nous mendions le strict nécessaire pour assurer notre salubrité. Se pose aussi une question cruciale : un laboratoire de recherches bactériologiques est implanté à proximité de la ville de Wuhan d’où est partie la pandémie. Ce labo a été en partie financé par la France. Bernard Cazeneuve en a averti le public avec des termes élogieux dans les années 2013, lors de sa mise en service. Alors ? Je pose la question : ce virus se serait-il échappé volontairement ou involontairement ? Une guerre bactériologique serait-elle envisageable ?

Malgré tout, de plus en plus de voix dénoncent ces pratiques arriérées, y compris en Asie. En Corée du Sud, des activistes sauvent des animaux par milliers tous les ans. Et des associations occidentales mobilisent sur le terrain. Y voyez-vous tout de même une lueur d’espoir ?
Oui, on dénonce, on se révolte, il y a partout dans le monde des gens formidables qui tentent avec des moyens souvent dérisoires de sauver ce qu’ils peuvent sauver. Mais c’est un combat de David contre Goliath. Pendant ce temps, tous les ans, le 21 juin, perdure « le festival de la viande de chien » à Yulin où 10 000 à 15 000 chiens sont battus à mort, brûlés vifs ou jetés dans de l’eau bouillante avant d’être dépecés puis mangés par une population en liesse, se riant de l’horreur et de la douleur animale. Je n’ai aucune lueur d’espoir mais une rage, une haine, une révolte, un désespoir et un écœurement, qui me donnent des envies de meurtre ! Ce ne sont plus des êtres humains mais des monstres ! C’est une révolte mondiale qui peut faire cesser de pareilles tortures inhumaines. Il faut boycotter le « made in China ».

En France, des comportements liés à la pandémie suscitent aussi l’inquiétude des associations. Demandes d’adoption « temporaire » et « locations » de chiens en ligne pour échapper au confinement, transports d’animaux dans des conditions infernales, hausse des abandons et même promenades interdite par un arrêté municipal… Comment jugez-vous la situation ?
Malheureusement, en France, ce n’est pas la pandémie qui inquiète les associations et les fondations, c’est une indifférence totale du gouvernement au sort des animaux. Bien sûr, le coronavirus apporte un énorme problème de plus à ceux que nous avons déjà. Des imbéciles se débarrassent de leurs chiens et de leurs chats, pensant qu’ils sont vecteurs et porteurs du virus, alors que des vétérinaires et des médecins ont déclaré dans la presse et à la télé que ces animaux étaient sains et en aucun cas dangereux pour l’homme. Mais on est cerné par les cons, même confinés !

Cette mondialisation est une catastrophe humaine et animale. Tous ces échanges de marchandises, tous ces échanges animaliers d’un pays à l’autre sont vecteurs de traumatismes et de maladies.

D’autres les passent à la javel. Résultat : des brûlures atroces qui font hurler de douleur ces pauvres animaux qui garderont à vie leur chair à vif où aucun poil ne repoussera. La bêtise est le mal du siècle et aucun traitement ne pourra y remédier. Les transports d’animaux sont une des tortures les plus abominables que l’humain puisse faire aux animaux, entassés, bourrés dans des camions, des petits veaux à peine sevrés arrachés à leurs mères, affolés, épouvantés, assoiffés, étouffés, subissent des dizaines d’heures de transport, cargaison agonisante d’un pays à un autre, pour y être engraissés avant l’abattoir.

Pour moi, cette mondialisation est une catastrophe humaine et animale. Tous ces échanges de marchandises, tous ces échanges animaliers d’un pays à l’autre sont vecteurs de traumatismes et de maladies. Dans le temps, la peste et le choléra étaient importés par des navires, aujourd’hui par le tourisme affolant, par les migrations incontrôlées. Nous accueillons tous les microbes, les insectes destructeurs, maladies inconnues qui détruisent nos arbres, nos légumes, nos fruits. Y’en a marre ! Contrôlons nos frontières, vivons de nos ressources avec ce que nous offrent nos cultivateurs, nos horticulteurs, nos agriculteurs, nos paysans merveilleux. « Labourages et pâturages furent les deux mamelles de la France.»

Quelles actions votre Fondation mène-elle pour lutter contre la maltraitance et contre les dérives liées au confinement en France ? Quel message souhaiteriez-vous adresser au Président Macron ?
Ma Fondation mène un combat permanent sur le terrain, en France comme dans 70 pays dans le monde pour lutter contre toutes les formes de maltraitance. A ce jour, « l’Arche de BB » recueille plus de 6 500 animaux sur notre territoire. Pour tous savoir de nos actions, je vous invite à visiter notre site : fondationbrigittebardot.fr. Concernant le confinement, nous redoutons une vague d’abandons liés à l’hospitalisation ou au décès de maîtres. Nous appelons donc à la responsabilité, à l’entraide et à la solidarité afin de trouver des solutions pour les pauvres animaux concernés, car tous les refuges de France sont déjà saturés. Je n’ai aucun message à faire passer à Macron. Par contre, je tiens à vous remercier de m’avoir accordé cette interview. Je vous embrasse sans masque mais avec reconnaissance.


Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement, Brigitte Bardot et d’autres personnalités réclament des mesures en faveur de la protection animale française. Pour signer la pétition, rendez-vous sur le site protectionanimale-covid19.com.

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Chaumelle 08/04/2020 12:17

La pandémie n'est pas partie du Marché de WuHan, mais du Labo P4 qui se trouve à faible distance.