The End ! L'Angleterre met fin à la vente de chiens et chats en animalerie

Publié le par Ricard Bruno

Le Royaume-Uni interdit la vente d’animaux en animalerie, ça c'est une bonne chose ! et je dirais en France c'est pour quand? on est en droit de se poser la question, nous sommes en Europe et hélas chacun sait que ce n'est pas prêt de s'arrêter, la France est une vraie passoire,  les pays de l'est sont de gros fournisseurs et pourvoyeurs de ces animaleries Françaises et inondent notre pays de ces pauvres chiots même pas sevrés, c'est une HONTE, les autorités ferment les yeux, rien ne se passe, la justice n'est pas elle non plus à la hauteur de la tache loin de là.
Il  faut se rappeler que le traité de Rome a reconnu le statut d'être sensible aux animaux, mais alors que fout notre gouvernement ! on se le demande,  pensez donc avec un ministre pro chasseur, un président du même acabit...il ne faut SURTOUT RIEN lâcher !


LE COMBAT CONTINUE !


Bruno Ricard

En interdisant la vente de chiens et chats en animalerie et dans les élevages industriels, l'Angleterre vient de faire un grand pas en matière de bien-être animal./©Adobe Stock-cynoclub

En interdisant la vente de chiens et chats en animalerie et dans les élevages industriels, l'Angleterre vient de faire un grand pas en matière de bien-être animal./©Adobe Stock-cynoclub

La loi de Lucy, en hommage à une chienne victime d'une usine à chiots au Pays de Galles, vient d'être adoptée en Angleterre (6/4/2020). Elle interdit la vente de chiens et chats en animalerie ou en élevage industriel et alourdit les peines contre les trafics. Un bond en avant en matière de bien-être animal outre-Manche, qui tranche avec l'inaction française dans ce domaine. 30millionsdamis.fr a contacté les instigateurs de ce projet, aujourd'hui devenu réalité.

« Lucy's Law is here ! » C'est avec une joie non contenue que les défenseurs de la cause animale en Angleterre applaudissent l'interdiction officielle de la vente de chiens et chats en animalerie après plusieurs années de travail. En cette période de tensions - y compris pour les refuges britanniques - causées par les conséquences dramatiques de la propagation du Covid-19, cette avancée est une bonne nouvelle. « Aujourd'hui est une étape importante pour le bien-être animal et une étape majeure vers la fin de l'élevage et de la contrebande cruels de chiots, a affirmé Zac Goldsmith, ministre de l'Environnement en charge du bien-être animal outre-Manche. [...] Je suis tellement heureux que nous ayons enfin cette législation cruciale qui aidera à lutter contre le terrible commerce des chiens et des chats par des tiers ». 

Aujourd'hui est une étape majeure pour le bien-être animal !

Zac Goldsmith - ministre britannique en charge du bien-être animal

Concrètement, la loi britannique met fin aux intermédiaires dans la vente des chiots et chatons. Toute personne souhaitant avoir un animal de compagnie devra solliciter un refuge pour animaux ou un éleveur déclaré responsable par l'autorité publique. Dans ce dernier cas, l'éleveur sera obligé d'élever les jeunes animaux avec leur mère et les garder dans des bonnes conditions. En outre, les sanctions contre les actes de cruauté seront alourdies, passant de 6 mois... à 5 années d'emprisonnement au maximum. 

A l'annonce de l'adoption de ces mesures, les défenseurs de la cause animale ont exulté, à commencer par le Dr Marc Abraham, fondateur de l'association « Pup Aid » et instigateur de la campagne « Lucy » depuis plusieurs années : « C'est une immense victoire pour le bien-être animal, réagit le vétérinaire pour 30millionsdamis.fr. Avec tous ceux qui ont défendu cette cause, nous sommes très heureux, fiers et un peu submergés par l'émotion ». « C’est une superbe nouvelle, renchérit Lucy Cooper, porte-parole de la RSPCA (Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals), interrogée par 30millionsdamis.fr. Au cours de la dernière décennie, nous avons traité près de 30 000 plaintes concernant le commerce illégal de chiots. Nos sauveteurs ont secouru des chiens dans des situations de cruauté inimaginable. Nous espérons que ces lois seront correctement appliquées afin que tous les chiens utilisés pour la reproduction et la vente mènent une vie heureuse et saine. Où leur bien-être sera plus important que les bénéfices. »

e progrès en matière de bien-être animal n'aurait pu être possible sans le tollé suscité par l'histoire d'une chienne du nom de Lucy, un Cavalier King Charles Spaniel qui donne aujourd'hui son nom à cette loi. L'animal avait été sauvé des horreurs d'une ferme à chiots au Pays de Galles, en 2013. L'exemple de cette pauvre chienne qui a passé une grande partie de son existence en cage a permis aux associations de protection animale de sensibiliser le grand public à la maltraitance. Lucy a perdu la vie en 2016, devenant le symbole du combat contre les « usines à chiots ». « Lucy était une chienne incroyablement courageuse et sa mémoire est honorée par cette loi si importante, se réjouit le Dr Marc Abraham. Nous estimons qu'environ 80 000 chiots sont vendus chaque années par l'intermédiaire de revendeurs tiers légaux. » 

Bien-être animal : France, où es-tu ?

Après la Californie, l'Angleterre montre donc l'exemple sur le continent européen. « Notre pays a pris les devants, se réjouit le Dr Marc Abraham. La loi de Lucy est le plus grand pas en avant pour mettre fin à l'élevage et à la contrebande de chiots. Pour la première fois, les éleveurs sont désormais responsabilisés. Le Pays de Galles et l'Écosse ont tous deux promis une loi identique, mais n'ont pas encore donné de date. Si le reste de l'Europe, voire le monde, introduisait à son tour la loi de Lucy, cela ferait une énorme différence pour la santé et le bien-être des chiots, des chatons, de leurs mamans... et des nouveaux maître ! »

Si outre-Manche, les progrès en termes de bien-être animal sont notables, en France, c'est... le contraire ! Après avoir établi une liste de promesses très décevante en janvier 2020, le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, s'est notamment prononcé contre une interdiction de la vente en animalerie renforçant ainsi le manque de confiance des Français envers le gouvernement sur cette thématique. Rien d'étonnant : Près de 6 Français sur 10 souhaitent la fin de la vente d'animaux en animalerie (Baromètre 2020/Fondation 30 Millions d'Amis-Ifop). Mais là encore, la volonté politique est absente.

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