Xavier Niel initie un référendum pour les animaux

Publié le par Ricard Bruno

Xavier Niel

Xavier Niel

Entourés d’une vingtaine d’associations, les entrepreneurs Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon, Marc Simoncini et le journaliste Hugo Clément portent une action citoyenne inédite : lancer un référendum d’initiative partagée afin d’améliorer le sort d’1 milliard d’animaux chaque année en France.

On n’imaginait pas forcément Xavier Niel en ambassadeur de la cause animale. « Il y a quelques mois encore, ça ne me touchait pas, reconnaît le créateur de Free. Comme beaucoup, je voyais des vidéos, notamment celles de L214. Ça restait dans un coin de ma tête… Puis il y a eu une forme de déclic. J’ai aussi à la maison de grands ados qui ont contribué à m’ouvrir les yeux, mon insensibilité était une erreur ». A l’occasion d’un déjeuner avec ses amis Marc Simoncini (créateur entre autres de Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (Pdg de Veepee, ex Vente Privée) dont l’engagement pour les animaux n’a jamais faibli, la maltraitance arrive dans la discussion. Entrepreneurs, les trois copains ne se contentent pas de refaire le monde autour d’un verre. Avec eux, quand une idée surgit, elle se transforme en action concrète. Selon un sondage Ifop daté de février 2019, 89 % des Français déclarent que la protection animale est une cause importante pour eux. « Pourtant, la société civile a du mal à être représentée sur ce sujet », constate Xavier Niel. Et les associations font parfois difficilement le poids face aux lobbies. Ainsi est née l’idée de lancer une opération citoyenne inédite, en collaboration avec une vingtaine d’associations (Fondation Brigitte Bardot, L214, One Voice, SPA, CIWF, AVA…) : un référendum d’initiative partagée (RIP).

 

Convaincre 185 parlementaires

Marie Tabarly et Hugo Clément ont rejoint le mouvement, le coup d’envoi a été donné le 2 juillet lors d’une conférence de presse. Le référendum portera sur 6 mesures consensuelles et pragmatiques pour faire évoluer la loi : en finir avec l’élevage intensif, interdire la chasse à courre et traditionnelle (vènerie, glu…), les élevages à fourrure, l’élevage en cage, les spectacles d’animaux sauvages et l’expérimentation animale si les alternatives existent. Pour le mettre en œuvre, les 3 grands patrons agiteront leurs réseaux. « Il faudra d’abord convaincre 185 parlementaires, députés ou sénateurs, rappelle Hugo Clément. A chacun donc d’inciter ses élus pour soutenir cette action. Ensuite, nous devrons réunir 4,7 millions de signatures, le ministère de l’Intérieur mettra en place un site dédié pour les recueillir. En attendant, vous pouvez vous inscrire sur notre site afin de participer à l’initiative. » Déjà soutenu par de nombreuses personnalités, le projet est ambitieux : il permettra (enfin !) d’améliorer le sort d’1 milliard d’animaux chaque année en France.

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