Brigitte Bardot documentaire inédit du 10 08 2020 !

Publié le par Ricard Bruno

Avant d'avoir quarante ans, Brigitte Bardot, la femme la plus belle du monde, arrête le cinéma et devient la précurseur de la cause animale. Un parcours à obstacles.

La vraie vie qu'appelle BB de ses vœux est l'engagement total pour la cause animale. 1979

La vraie vie qu'appelle BB de ses vœux est l'engagement total pour la cause animale. 1979

Toute sa vie, elle a été fidèle à l’amour pour les animaux et à son parfum, L’Heure bleue de Guerlain. 

L’heure bleue, c’est l’intervalle entre le jour et la nuit où le ciel se remplit presque entièrement d'un bleu plus foncé que le bleu clair du jour. C'est le moment, tôt le matin, où les animaux de nuit s'endorment et où les animaux de jour ne sont pas encore réveillés.

On dit aussi de cette heure qu’elle est « entre chien et loup ».

Brigitte Bardot a voulu sauver une chèvre sur le tournage de Colinot Trousse-chemise. Ici en 1975.

Brigitte Bardot a voulu sauver une chèvre sur le tournage de Colinot Trousse-chemise. Ici en 1975.

Sur le tournage de Colinot Trousse-chemise, elle annonce qu’elle arrête définitivement sa carrière. Habituée à faire les gros titres avec ses initiales, la presse se demande ce que va désormais faire l’icône nationale. Elle répond que la vie, la vraie vie, l’attend enfin. En réalité, le combat qu’elle a commencé dès 1962 et qu’elle poursuit encore aujourd’hui, lutter contre les traitements barbares infligés par les humains aux animaux, devient la raison essentielle de son existence.

Il est merveilleux que la beauté et la grâce soient en même temps la bonté. Certains problèmes sont perçus plus tôt par des esprits plus rapides ou des cœur plus profonds.                                                                                                                      
Marguerite Yourcenar, Lettre à Brigitte Bardot

Brigitte Bardot visite le refuge de la SPA à Gennevilliers en 1986.

Brigitte Bardot visite le refuge de la SPA à Gennevilliers en 1986.

BB donne tout, au sens propre. Elle vide ses greniers, ses tiroirs et ses caves pour rassembler la somme nécessaire à la création de la fondation qui portera son nom.

J’étais à la fois fière et terrorisée par toute cette administration qui n’était qu’un pâle début de ce que je subis aujourd’hui. J’appris à mes dépens qu’on n’a rien sans rien, malgré son cœur, son envie, sa sincérité, sa générosité.                                                                                                                
Brigitte Bardot, Le Carré de Pluton

Le siège de la Fondation Brigitte Bardot, rue Vineuse, dans le seizième arrondissement de Paris.
Le siège de la Fondation Brigitte Bardot, rue Vineuse, dans le seizième arrondissement de Paris.

De trop se battre, on s’épuise. De bonne foi, BB ne s’attendait pas à ce qui l’attendait. Les noms d’oiseaux seraient pour elle. Affligée et blessée, fatiguée de la traque, elle se retire à la Madrague loin des hommes, proche des bêtes, sans manquer une occasion de prendre leur défense.

Tous ces gens qui s’engagent, ces combattants, engagent totalement leur vie. On est dans des parcours de saints. […] On se sacrifie pour quelque chose de plus grand que soi, pour la vie, pour le vivant. […] D’où la question : Est-on ce qu’on fait ou est-on ce qu’on dit ? Dans le cas de Brigitte Bardot, je choisis la carte : On est ce qu’on fait.                                                                                                                       
Valérie Dumeige, éditrice

Battante, obsédée, BB dérape dans ses propos une fois, deux fois, encore une énième. Et la Méditerranée, mer d’huile où elle s’est tant baignée, est maintenant souillée des déchets des bateaux qui polluent Saint-Tropez.

Acculée, Bardot jette de l’huile sur le feu.

La meilleure défense est-elle l’attaque, chère BB ?

Vous pouvez consulter le site de la Fondation Brigitte Bardot ici

Le philosophe et psychanalyste, Maryan Benmansour, actualise son article paru dans Libération en 1996.

Virginie Efira lit Brigitte Bardot.

Une série documentaire de Simonetta Greggio, réalisée par Julie Beressi.

Avec la voix de
Sonia Masson

Archives INA
Véronique Jollivet
Amélie Briand-Lejeune

Prise de son
Hélène Langlois
Christophe Papon
Jérémie Tuile
Alexandre Abergel
Laurent Macchietti

Mixage
Régis Nicolas

Source de l'article France Culture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article