Notre BB nationale, entre cause animale et rédaction du Petit Bleu !

Publié le par Ricard Bruno

Notre BB nationale, entre cause animale et rédaction du Petit Bleu !

Créé en 1914, le Petit Bleu est aussi la mémoire du Lot-et-Garonne. Cet été, retour sur les grandes unes de notre journal, avec aujourd’hui une étape en 1990 et la venue à domicile de Brigitte Bardot.

Les locaux de notre journal ont vu défiler du beau monde. En 1990, le Petit Bleu a ainsi fait sa Une avec nulle autre que Brigitte Bardot. Nous sommes le 17 janvier, et BB, la figure mythique des années 60, va tenir conférence. Mais quel rapport avec Agen ?

Deux ans plus tôt, un vaste trafic de chiens a été démantelé dans notre département. Début 1987, la régulation des expérimentations sur les animaux est floue, pour ne pas dire quasi inexistante. Au mois de juillet 1987, des décrets plus stricts sont adoptés, mais la procédure de mise en place est extrêmement longue.

Pendant ce temps, des animaux disparaissent. Certains sont utilisés comme cobayes dans des laboratoires clandestins, d’autres sont exploités pour leur fourrure, d’autres encore sont revendus.

Ainsi, en décembre 1988, les deux propriétaires d’un chenil sont interpellés en compagnie d’un autre homme. Soupçonnés d’être mêlés à la disparition de 180 chiens en Lot-et-Garonne, ils seront écroués et inculpés dès le lendemain. Deux jours après leur interpellation, on découvre chez les propriétaires du chenil, René et Andrée Prabonne, un véritable charnier : 97 cadavres de chiens sont extirpés d’un puits.

L’affaire ne fait que commencer, et sa dimension dantesque va la rendre retentissante. C’est un véritable réseau qui est démantelé à Agen et ses environs. Il est question de laboratoires d’expérimentation illégaux. Tout au long de l’année 1989, de nouveaux noms de trafiquants, vétérinaires et personnels médicaux impliqués surgissent.

Très vite, des artistes français montent au créneau et s’investissent dans la défense animale, comme Nino Ferrer.

Il n’en fallait pas plus pour que Brigitte Bardot réagisse. Sa fondation pour la protection des animaux n’existe que depuis 1986. Un tel scandale ne peut pas la laisser indifférente.

Le 16 janvier 1990, BB apporte publiquement son soutien au juge d’instruction Jean-François Daux, en charge de l’affaire.

Souffrance contre pognon

Juste après un entretien sur place avec ce dernier, elle se rend aux locaux du Petit Bleu pour donner une conférence de presse et informer de la prise de position de son association – une invitation que l’on doit au PDG du journal Jean-Marie Hélian et à l’avocat Michel Gonelle.

L’ex-égérie de Serge Gainsbourg se constituera partie civile et assistera ensuite au procès. Lors de sa conférence de presse, l’ancienne actrice déplore que malgré tout le tapage médiatique autour de ce que l’on appelle la "Dog connection", le trafic d’animaux volés a toujours cours. Pour elle, il est inconcevable que des chercheurs s’adressent à des intermédiaires douteux pour obtenir des chiens à bas prix. BB s’oppose à "l’industrialisation de la souffrance animale pour le pognon". Car c’est bien de cela qu’il s’agit : dans toute cette histoire, le professeur Montastruc, cerveau de l’affaire et commanditaire, a été pris dans un rouage en raison du manque de moyens accordés à la recherche. Mais au-delà de l’inculpation du principal responsable, ce qui intéresse Brigitte Bardot, c’est de savoir si un coup d’arrêt définitif sera porté au trafic.

Un an plus tard, BB assiste au procès. Les coupables seront tous condamnés en 1993, mais à l’heure actuelle, des animaux sont toujours victimes d’enlèvements et d’expériences glauques. La guerre contre la souffrance animale est malheureusement d’actualité..

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