Chevaux mutilés : un collectif de 2.000 citoyens a été créé "pour que les enquêtes évoluent"

Publié le par Ricard Bruno

Chevaux mutilés : un collectif de 2.000 citoyens a été créé "pour que les enquêtes évoluent"

Depuis le mois d'août, des faits de mutilations sur des chevaux ont été signalés partout en France. Des dizaines d'enquêtes ont été ouvertes.

L'affaire, qui dure depuis plusieurs mois, des cheveux victimes de mutilations provoque une vive émotion.

Pour faire avancer les enquêtes un collectif a été créé début novembre, regroupant propriétaires, professionnels, associations, et  déjà plus de 2.000 citoyens.

"Urgences chevaux et milieu rural en danger" vise ainsi à "déclencher une mobilisation active de la part des services" de l'Etat "pour que les enquêtes évoluent", a expliqué ce lundi 9 novembre Laure Amalric, qui est à l'initiative de ce rassemblement sur Facebook. "Il est impératif que des moyens techniques, humains et financiers soient octroyés par le gouvernement", a-t-elle ajouté. Laure Amalric réclame en urgence un entretien avec les ministres de l'Intérieur, de l'Ecologie et de l'Agriculture.

"Des groupes non identifiables par les forces de l'ordre font régner la terreur dans les prés, fermes et box des équidés, des ovins et bovins. Nous demandons au gouvernement qu'il assure la sécurité de nos animaux", a-t-elle martelé. Elle estime avoir "besoin d'un renfort d'enquêteurs ainsi que d'une équipe qui regroupe et centralise toutes les données pour mettre un terme à cette barbarie" déplorant "le silence du gouvernement" qui "s'ajoute au sentiment grandissant d'impunité pour les auteurs des actes, lesquels ne sont toujours ni identifiés ni condamnés".

Des dizaines d'enquêtes ouvertes

Les défenseurs des chevaux comptent aussi sur des aides financières de l'Etat, notamment pour l'achat de caméras de surveillance. La région Auvergne Rhône Alpes leur a déjà alloué un budget de 100.000 euros et celle d'Ile-de-France de 50.000 euros pour ce type d'équipement, selon eux. Des dérogations au confinement pour continuer les surveillances des animaux seuls la nuit comptent aussi parmi leurs revendications.

Depuis le mois d'août, des faits de mutilation, principalement de chevaux, parfois mortels, ont été signalés un peu partout sur le territoire. Des dizaines d'enquêtes ont été ouvertes. A l'Institut français du cheval (IFCE), situé à Arnac-Pompadour, en Corrèze, un centre d'écoute national répond aux appels de "détresse" de propriétaires. La plateforme a été lancée à la demande du ministère de l'Agriculture.

Source de l'article : Cliquez ICI

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article