Les animaux, ces victimes oubliées de la guerre

Publié le par Ricard Bruno

Une réfugiée ukrainienne arrive en bus à la frontière gréco-bulgare avec son chat.

Une réfugiée ukrainienne arrive en bus à la frontière gréco-bulgare avec son chat.

Les animaux ne sont pas épargnés par la guerre. Si certaines familles parviennent à fuir avec leurs compagnons, d’autres sont contraintes de laisser ceux-ci derrière elles.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, plus de 2,5 millions de personnes ont déjà quitté le territoire. Sur les réseaux sociaux, les images de civils en fuite accompagnés de leurs animaux de compagnie émeuvent. Les uns les portent dans leurs bras, d’autres les mettent dans leur sac à dos ou encore dans des caisses de transports. Mais certains se voient pourtant contraints d’abandonner, malgré eux, leur fidèle compagnon : « Parfois les animaux sont refusés par les contrôleurs dans les trains ou les bus, alors ils les laissent. » explique Malik Przemyslaw, qui travaille dans une association polonaise.

Face à cette détresse, des initiatives bénévoles voient le jour. Leonid et Valentina Stoynov, deux vétérinaires ukrainiens, ont fait le choix de rester dans leur clinique située à Odessa, afin d’y accueillir les animaux abandonnés ou blessés. « Il s’agit d’un semi sous-sol avec des murs d’un mètre de haut. Les fenêtres de la façade sont complètement barricadées », expliquent-ils. Tous les animaux y sont acceptés, bien que le couple conseille aux Ukrainiens d’emporter ces derniers avec eux dans la mesure du possible.

Solidarité européenne

Des citoyens des quatre coins d’Europe ont eux aussi tenu à apporter leur aide. Kim Grangenette, un Luxembourgeois passionné d’équitation, a par exemple rejoint l’Ukraine à bord de son camion rempli de vivres pour venir en aide aux propriétaires de chevaux.

Les refuges et associations s’organisent également pour aider les maîtres et leurs animaux. En France, la Fondation 30 Millions d’Amis a par exemple débloqué une aide financière d’urgence, tandis que la Fondation Brigitte Bardot apporte principalement de l’aide alimentaire. La fondation allemande PETA n’a pas hésité à se mettre en danger, se rendant plusieurs fois en Ukraine pour sortir les animaux du pays. 300 animaux ont grâce à elle été mis à l’abri. En Belgique, la Fondation Prince Laurent a quant à elle fait savoir que ses six dispensaires se rendraient accessibles aux animaux des réfugiés ukrainiens.

« De nombreux propriétaires, refuges et sanctuaires refusent d’évacuer et de laisser leurs compagnons derrière eux. Cela les met tous en danger. C’est notre travail de nous concentrer sur les animaux, car nous savons qu’en les aidant, nous aidons aussi les humains », explique Shannon Walajtys, la directrice du programme « Secours d’urgence lors de catastrophes » à l’IFAW, avant d’ajouter « Les animaux sont souvent les victimes oubliées des conflits et des guerres ».

Plusieurs États, notamment la Belgique, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie ont assoupli leur législation, afin de pouvoir accueillir les réfugiés et leurs animaux, même quand ceux-ci ne disposent pas de papiers d’identification.

Quelques pistes pour apporter également votre aide aux animaux ainsi qu’à leur maître :

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