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Brigitte Bardot en couverture de Neo Planète...

Publié le par Ricard Bruno

Neo planète n°23 du 26 09 2011Neo-planete-n-23-du-26-09-2011.jpg

 

N°23 Paru le  : lundi 26 septembre 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Fondation débloque une aide d’urgence pour les animaux du zoo de Tripoli en Libye

Publié le par Ricard Bruno

 

Le zoo abrite actuellement plus de 700 animaux qui manquent cruellement de nourriture et de soins suite aux violents conflits qu’a subi le pays dernièrement. L’eau et l’électricité ont été rétablies, mais de nombreux animaux ont souffert énormément de cette période de crise.

 

La Fondation dénonce la captivité mais se doit d’intervenir dans ce type de situation où les animaux subissent de plein fouet les conséquences dévastatrices de ces conflits armés.

L’association autrichienne Vier pfoten avec laquelle la Fondation travaille en étroite collaboration depuis plusieurs années a mis en place un plan d’urgence pour ravitailler le zoo en nourriture, en médicaments et en soins vétérinaires pour les animaux les plus touchés.

Cette mission organisée sur place par le Dr vétérinaire Amir Khalil va permettre grâce aux fonds collectés des 4 coins du monde de sauver les animaux en détresse et de redonner espoir aux quelques soigneurs qui sont restés malgré les bombardements, pour s’occuper des animaux sans toucher le moindre salaire.
Le Dr Khalil va pouvoir faire partager ses connaissances et son expérience aux employés du zoo afin de leur inculquer des pratiques vétérinaires modernes et transmettre des notions indispensables sur le bien-être des animaux et sur des conditions de vie optimales.
La Fondation Brigitte Bardot participera à hauteur de 10 000 euros pour l’achat de nourriture, directement acheminée au sein de cet établissement.

Quelques images:







Source : Cliquez ici

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FLAC

Publié le par Ricard Bruno

Bonjour,

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FLAC

Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas

 

Nous portons à votre connaissance, la cyber-info que nous venons de lancer à nos sympathisants. 

 

Merci

Cordialement

 

Thierry Hély

Chargé de communication de la FLAC

www.flac-anticorrida.org

 

06 23 94 84 83

 

Cher amis,

 

La FLAC, qui, dès le mois de mai, avait demandé un stand à la fête de l'Huma 2011, se l'est vu refusé au dernier moment... La raison: un certain nombre de responsables communistes aficionados se sont crispés à l'idée de voir notre message se répandre lors de cette grande fête populaire. Malgré tout, nous y étions présents pour diffuser 1500 articles de presse/tracts dans lesquels on pouvait y lire le ralliement à notre cause de Yannick Noah (en concert ce jour là), Renaud (véritable icône à la fête de l'Huma) et Simone Veil.  Notre présence fut fort appréciée lors de ces deux jours. Rendez-vous l'année prochaine, mais cette fois ci, avec un stand de la FLAC.

 

Un reporter d'Arrache TV nous consacra une petite interview avec l'un des sosies de Coluche présent sur les lieux. L'humour est aussi une manière de dénoncer des sujets douloureux. C'est ici le cas. Voir ci-dessous. Merci Arrache TV !

 http://www.dailymotion.com/video/xlbwhk_fete-de-l-huma-2011-coluche-indigne_news

Ce lien sera diffusé à la rédaction du journal L'Humanité ainsi qu'à notre liste de médias avec le document en pièce jointe. Histoire de "titiller" un peu les marxistes aficionados...

 

En pièce jointe, également, un débat opposant Luc Jalabert, directeur des arènes d'Arles, à Thierry Hély, porte-parole de la FLAC. Il s'agit d'un article paru le 27 septembre 2011 dans le quotidien belge "La Libre Belgique", suite à la dernière corrida qui a eu lieu le 25 septembre dernier à Barcelone.

 

Bonne lecture et à très bientôt dans la lutte !

 

Thierry Hély

Chargé de communication de la FLAC

www.flac-anticorrida.org

 

 

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Des chiens en triste état à Verquin...

Publié le par Ricard Bruno

Les membres de la fondation Brigitte Bardot sont intervenus mardi, de 19 h à 21 h 30 à Verquin, ...

 

dans la rue du Rond-point. Alertés par plusieurs personnes inquiètes de l'état de plusieurs chiens, ils ont demandé le renfort des policiers et pompiers béthunois pour entrer dans la maison insalubre. Le sol était jonché d'excréments sur 10 à 15 cm. Les pompiers ont été contraints de s'équiper de leurs appareils respiratoires pour aller chercher deux cockers et un chiot « dans un état pitoyable, remplis de puces et de tiques » explique l'un des membres de la fondation selon qui il y avait plus de chiens mais le Verquinois les auraient donnés. L'homme a fait acte d'abandon de ses chiens qui ont été emmenés au refuge d'Artois Comm.(1) à Béthune. Le Verquinois, lui, a été vu par un médecin du SMUR et a fait l'objet d'une mesure de placement à l'EPSM de Saint-Venant, signée par un élu local. •

 

(1) La fondation Brigitte Bardot invite tous les amis des animaux à aider le refuge en apportant de la nourriture pour ces nouveaux pensionnaires.

Source : Cliquez ici

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Fondation Brigitte Bardot : Contre l'exploitation animale...

Publié le par Ricard Bruno

mail

A vos agendas !

Contre l'exploitation animale!
Rendez-vous au Paris Vegan Day !

La Fondation Brigitte Bardot participe
au « Paris Vegan Day », Les 1er
et 2 Octobre 2011 à La Bellevilloise.
19-21, rue Boyer . 75020 Paris . France
Entrée : Prix libre
Métro Gambetta ou Ménilmontant

Toute les informations


Plan du lieu.

 


Le végétarisme est une évidence pour tous les défenseurs des animaux (ou devrait l’être) car on ne peut dénoncer la barbarie en étant soi-même complice de l’industrie de la viande. Les élevages intensifs, les longs transports et les abattoirs sont la honte d’une société qui se gave de cadavres d’animaux.

Retrouvez l'article sur notre site ici

Fondation Brigitte Bardot
28, rue Vineuse 75116 Paris
Tél. : 01 45 05 14 60 Fax : 01 45 05 14 80
www.fondationbrigittebardot.fr

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Bon anniverssaire Brigitte...

Publié le par Ricard Bruno

Que dire de plus à Brigitte en ce 28 septembre...que je lui souhaite que des bonnes choses.

 

Brigitte et mon fils "Steven" on en commun d'être né le même jour, à la même heure et à la même minute! Cela ne s'invente pas! Donc deux magnifiques anniversaires aujourd'hui !

 

Brigitte ici à Boulogne Billancourt (BB encore une coïncidence de plus) où je demeure, nous vous souhaitons pas un bon anniversaire mais un merveilleux anniversaire de la part de ceux qui ne peuvent s'exprimer...les animaux, je sais que vous allez recevoir du monde entier des témoignages d'amour et de sympathie, les gens ne vous oublie pas (par contre les femmes et les politiques eux on une mémoire déficiente sur leurs promesses non tenues!).

 

Brigitte en ce 28 septembre 2011, je me permets pour la première fois de vous tutoyer, je te souhaite de passer une agréable journée auprès de Bernard et bien sur de tous tes fidèles compagnons à poils et à plumes.

 

Votre dévoué et fidèle ami.

 

Bruno Ricard

Publié dans le web en parle

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Paulette Dubost au paradis des soubrettes...

Publié le par Ricard Bruno

 « C'est court, la vie », s' intitule le livre de souvenirs de Paulette Dubost
« C'est court, la vie », s' intitule le livre de souvenirs de Paulette Dubost
 

La comédienne Paulette Dubost, affriolante Lisette de La Règle du jeu, de Jean Renoir, aurait eu 101 ans dans quelques jours.

 

 

 

Avec plus d'une centaine de films à son actif, où elle a côtoyé les plus grands acteurs, cette pétulante dame à la mine épanouie avait jusqu'à ses derniers jours conservé l'amour de la bonne chère et le sens de la répartie.

Reine des soubrettes du cinéma français, Paulette Dubost n'avait guère quitté en plus d'un demi-siècle de carrière les escaliers de service et les fourneaux des cuisines. Digne descendante des servantes espiègles de Marivaux, cette petite femme, au visage tout en rondeur, au sourire mutin et à l'irrésistible accent faubourien, avait donné la réplique aux plus illustres acteurs, Raimu, Catherine Deneuve, Fernandel, Louis Jouvet, Bourvil, Brigitte Bardot ou Gérard Depardieu.

Elle a même été, avant la guerre, la partenaire de Buster Keaton dans Le Roi des Champs-Élysées (1935), de Max Nossek.

Elle fut la parfaite représentante de ces seconds rôles qui restent dans les mémoires des cinéphiles et ont fait la richesse du cinéma français de l'entre-deux-guerres.

 

Source : Cliquez ici

Publié dans le web en parle

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Prélèvements de requins : Brigitte Bardot écrit au préfet !

Publié le par Ricard Bruno

Les attaques de requins dont ont été victimes plusieurs surfeurs sur les spots de l'île depuis le début de l'année ont dépassé le microcosme réunionnais. Celle qui a coûté la vie à Mahieu Schiller, tout particulièrement, a fait l'ouverture des journaux télévisés en métropole. Un projecteur est donc braqué sur la Réunion et de nombreux acteurs de la mer, du surf ou encore de la protection animale surveille avec attention ce qu'il se passe sur notre île depuis quelques jours.

Comme on pouvait s'y attendre, la décision du préfet de la Réunion, Michel Lalande, de pêcher jusqu'à 10 requins près des côtes de l'Ouest (lire ici ) a fait réagir. A la Réunion, mais pas seulement. Brigitte Bardot a, au nom de sa fondation, écrit directement au préfet. Dans sa lettre elle pose la question : "De quel droit nous permettons-nous d’envahir tous les milieux en faisant le ménage de tout ce qui peut représenter un danger pour l’être humain ?"

La Réunion ou l'Afrique du Sud ?

Créée en 1986, la Fondation Brigitte Bardot a pour but "de promouvoir et d’organiser la défense et la protection de l’animal domestique et sauvage tant en France que dans le monde entier". Sa charismatique présidente s'est engagée dans de nombreuses luttes pour la cause animale. Elle était notamment déjà montée au créneau concernant les désormais tristement célèbres "chiens appâts" de la Réunion, utilisés pour la pêche... aux requins.

Sur le site de la fondation, on qualifie les décisions du préfet de "mesures arbitraires prises dans la hâte afin de calmer l’opinion publique". En effet, les attaques répétées depuis le début de l'année serait "un concours de circonstances" qui "pourrait être évité en adoptant une attitude responsable, notamment en veillant à ne pas déverser de nourriture en mer depuis les bateaux de plaisance ou pour attirer volontairement les requins lors de plongées organisées". Entre la Réunion et l'Afrique du Sud, la fondation semble faire un léger amalgame...

"...ne fera qu’alimenter le mythe du requin mangeur d’homme…"

D'autant que les membres de la fondation, du moins certains, semblent ignorer que certains requins sont quasi-sédentaires: "C’est à l’homme de s’adapter et pas à la nature de subir son besoin irrépressible d’exploiter la terre entière et surtout de tout contrôler. Les accidents pourraient être évités en anticipant les dangers et non en tuant, après coup, quelques individus qui n’ont rien à voir avec les animaux présents ce jour là".

Pour la fondation, "il faut respecter certaines règles et les communiquer aux Réunionnais, aux surfeurs notamment qui, comme les skieurs hors-pistes, doivent être conscients des risques encourus en venant dans des zones où les requins sont présents". En conclusion, "si le Préfet souhaite calmer les esprits en ramenant les dépouilles de quelques malheureux requins, cela ne changera en rien la situation et ne fera qu’alimenter le mythe du requin mangeur d’homme… Ainsi, tout le monde sera perdant et cela n’évitera pas de prochains accidents".

Source : Cliquez ici

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Requins… Massacre annoncé à la Réunion !

Publié le par Ricard Bruno

Après les accidents de l’été, le Préfet de la Réunion ordonne des captures « sélectives » qui menacent une espèce déjà fragile, la Fondation Brigitte Bardot intervient.

Une fois encore, face aux accidents occasionnés par la cohabitation entre l’homme et la faune sauvage (mais cela est vrai également pour les espèces domestiques), des mesures arbitraires sont prises dans la hâte afin de calmer l’opinion publique.

Ainsi, à l’île de la Réunion, le Préfet a autorisé des prises « sélectives » de requins mais on peut légitimement s’interroger sur la sélection des individus jugés agressifs. De toute façon, les accidents ne sont pas dus à l’agressivité des requins mais à un concours de circonstances qui ne sera pas maitrisé par un abattage des animaux.

Ce type d’accident pourrait être évité en adoptant une attitude responsable, notamment en veillant à ne pas déverser de nourriture en mer depuis les bateaux de plaisance ou pour attirer volontairement les requins lors de plongées organisées. Il faut respecter certaines règles et les communiquer aux Réunionnais, aux surfeurs notamment qui, comme les skieurs hors-pistes, doivent être conscients des risques encourus en venant dans des zones où les requins sont présents.

Dans sa lettre au Préfet de l’île, Brigitte Bardot pose la question : « De quel droit nous permettons-nous d’envahir tous les milieux en faisant le ménage de tout ce qui peut représenter un danger pour l’être humain ? »

Car en effet, c’est à l’homme de s’adapter et pas à la nature de subir son besoin irrépressible d’exploiter la terre entière et surtout de tout contrôler. Les accidents pourraient être évités en anticipant les dangers et non en tuant, après coup, quelques individus qui n’ont rien à voir avec les animaux présents ce jour là.

Si le Préfet souhaite calmer les esprits en ramenant les dépouilles de quelques malheureux requins, cela ne changera en rien la situation et ne fera qu’alimenter le mythe du requin mangeur d’homme… Ainsi, tout le monde sera perdant et cela n’évitera pas de prochains accidents.

Source : Cliquez ici

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Fondation Brigitte Bardot: le combat continue!

Publié le par Ricard Bruno

Fondation Brigitte Bardot: le combat continue!

Ce 28 septembre, notre Brigitte nationale va oublier de fêter ses 77 ans pour célé-brer l’anniversaire de son association : 25 ans consacrés à la défense des animaux domestiques et sauvages, en France et à l’étranger. Interview et coulisses de cette ruche en constante effervescence.

A peine a-t-on montré le museau qu’ils ­déboulent. Jappements de bienvenue, sautillements affectueux. Galilée, faux air de ­bichon, Ciboulette, de ratier, Lucky, de ­caniche, ­rescapés d’un hier guère aimable, assurent l’accueil, avec une petite idée derrière la tête : se dégotter un maître rien qu’à eux. Les ­bipèdes – la vingtaine de salariés qui œuvrent ici à Paris – nous livrent, entre deux caresses, le nom, le passé douloureux de leur dizaine de compagnons de bureau, mais bon, les élans ­enamourés des néophytes, ils connaissent par cœur, ils ont d’autres chats à fouetter, façon de parler. Et puis, question faune, l’hôtel particulier de la Fondation Brigitte Bardot ressemble plutôt à une ruche. Une grande ruche. Un rez-de-chaussée et deux étages de bureaux où des abeilles, discrètes, concentrées, passionnées, débordées, s’affairent. Trop d’urgences, trop de souffrances en jeu.
Pas de Brigitte Bardot en chair et en os. Mais elle est partout. Photos, tableaux, dédicaces de son écriture pleine où elle déplore, applaudit, rappelle son combat.

 

L'âme de BrigitteBardot dans la Fondation

De sa résidence ­varoise, c’est elle la patronne. L’âme, la fondatrice, la présidente effective sans laquelle aucune décision d’importance ne se prend. La fine équipe de juristes et de scientifiques, dont la plupart ont bac + 5 et flirtent avec la trentaine, s’incline. Total respect. Fans, groupies ? Trop jeunes, même si bien sûr ils ­savent tout de la comédienne, la star. Ils sont là pour autre chose. La Fondation BB est moins une histoire d’animaux en souffrance que d’hommes malades : inconscience, sadisme, ­irresponsabilité, négligence, vénalité… c’est tous les jours ici qu’on a à faire au pire. « Il faut avoir le cœur bien accroché, convient l’un des salariés. Parfois, vraiment, c’est trop dur. »

C’est ce « trop » qui, il y a vingt-cinq ans, pousse BB à agir. Aidée par quelques bénévoles, elle dénonce l’abandon de nos compagnons à quatre pattes comme les façons cruelles d’abattre les animaux de boucherie. On s’apitoie. On ricane. Six ans passent, la fondation est « reconnue d’utilité publique » en 1992. Sa résidence de Bazoches-sur-Guyonne (Yvelines), son manoir délabré à La Mare Auzou (Eure) sont dévolus à l’accueil des animaux abandonnés. On pare au plus pressé, avec de la bonne volonté et des bouts de ficelle. Ça ne suffit pas. La fondation a besoin d’un nouveau souffle. « Quand je suis arrivée, il y a dix-sept ans, témoigne Ghyslaine Calmels, 56 ans, directrice générale, c’était tout sauf bien géré ! Des élans, des bonnes intentions, des bénévoles qui prenaient qui un chien, qui un chat en difficulté, mais bon… Il fallait construire de nouvelles structures, remettre de l’ordre dans les comptes... » A l’époque, Ghyslaine Calmels travaille dans la finance. Amie des animaux soit, mais de là à imaginer « qu’on pouvait faire de la cause animale un métier » ! Bardot finira par convaincre cette femme dynamique, capable de lire un bilan comptable, de gérer du personnel, d’informatiser une société, sans oublier d’assurer le lobbying auprès des puissants ou de vibrer au malheur des plus faibles.

La grande majorité des troupeaux sontaujourd'hui abbattus sans étourdissement

Pourtant, il y a des jours où on se fatigue de jouer au petit Sisyphe valeureux. A peine est-on parvenu à trouver un interlocuteur au fin fond de l’Inde pour aider à la stérilisation de chats errants qu’on apprend le massacre de centaines de chiens en Serbie. Tout juste a-t-on sauvé un troupeau de moutons abandonnés dans le Berry qu’un appel d’urgence oblige à recueillir les oubliés, mourant de faim et de soif, d’une écurie normande. Ou, routine de la routine, sitôt a-t-on dégotté une famille d’accueil pour sept chatons retrouvés dans un ­hangar qu’on apprend l’internement psychiatrique d’une « amie des chats » et l’obligation de récupérer fissa sa horde d’une centaine de félins mal en point… Sans cesse, des anonymes choqués alertent la FBB. Il y a des photos, des vidéos : troupeaux transportés des heures sous le soleil, assoiffés, blessés, puis abattus sans étourdissement, « ce qui n’est plus le fait des seules religions musulmane et juive, qui en ont obtenu l’exception, ce que nous dénonçons. C’est le cas de 100 % des abattages en Ile-de-France et 80 % des abattages d’ovins en France », rappelle Ghyslaine Calmels.

D’autres exemples ? Les tests de toxicité se font toujours sur des chimpanzés, des chats ou des lapins dans nos laboratoires, et la vivisection se pratique encore. Il y a aussi les massacres des gibiers de chasse à courre, les taureaux de corrida, les éléphanteaux dont on vient d’égorger la mère pour les défenses... Et tel chien coincé sur le rebord d’une fenêtre par un froid polaire ou enfermé dans un placard, baignant dans ses excréments, tel chat jeté aux ordures parce qu’il a des puces. Au service « adoption », Eliette et Valérie en entendent de toutes les couleurs. Chaque cas est entré dans l’ordinateur, nom et coordonnées des appelants, de l’animal, son âge, son profil, ses habitudes. Eliette consulte sa liste de refuges les plus proches. Pas forcément l’un de la FBB, qui n’en a que trois (La Mare Auzou, Maisons-Alfort et Bazoches-sur-Guyonne). L’urgence, ce sont aussi les saisies d’animaux, suite à des mauvais traitements dûment constatés par le service contentieux de la FBB. En parallèle de l’action de la police et de la justice, la fondation se charge de l’accueil des animaux. Abandonne-­t-on plus ? « Dans le passé, on ­réfléchissait à deux fois avant d’adopter un animal, remarque Ghyslaine Calmels, c’était une décision familiale. Aujourd’hui, on achète sur un coup de cœur en “animalerie” sans en peser les conséquences. »

Des stérilisations gratuitesplutôt que des animaux errants

Mot d’ordre de la fondation : la vie, jusqu’au bout – aucune euthanasie hors grandes souffrances intraitables –, mais stérilisation toute. Non, la FBB ne recommande pas de vivre avec cinquante chats et chiens chez soi ! Même Brigitte ­Bardot en a très peu aujourd’hui. En France, la fondation a assuré l’année dernière près de 30 000 stérilisations gratuites. En accord avec 1 500 municipalités qui préfèrent cette mesure de salubrité publique plutôt que chats et chiens errants. Les Français nécessiteux, bénéficiaires du RSA ou autres, se voient aidés pour procéder aux vaccins et à la stérilisation de leur animal. Même chose pour les SDF qui passent à la fondation chercher croquettes, pipettes antiparasites et à qui on indique un ­hébergement avec leur animal, leur raison de vivre souvent.

A l’international (12 % des actions de la FBB), même chose. On aide des associations de protection des animaux sur place. « On n’envoie jamais d’argent, explique cette ­chargée des ­actions internationales, mais on finance telle infrastructure, tels médicaments, ou on intervient au niveau de l’éducation, de la sensibilisation des gouvernements. » La liste est longue : dénoncer le martyre des ours noirs d’Asie enfermés dans de minuscules cages, un ­cathéter planté à vif dans la vésicule biliaire – ponctionnée plusieurs fois par jour – leur arrachant des hurlements de douleur. Cette bile aurait, ce qui n’a jamais été démontré – et quand bien même ! –, des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques, dont Chinois et Vietnamiens sont friands. Les ­captifs agonisent à petit feu pendant... une dizaine d’années, leur squelette se déforme, occasionnant chaque jour plus de souffrance.  La FBB a interpellé ambassadeur, édiles, etc., et ­apporté son soutien à des associations locales pour faire cesser ces barbaries et recueillir les ours. Pas gagné. Meilleur ­résultat pour les ours dansants de Bulgarie, placés dès l’âge de 4 mois sur des braises ardentes pour les obliger à se dresser sur les pattes arrière, la truffe transpercée, les griffes et les dents arrachées. Leur supplice a pris fin avec la prise de conscience du gouvernement, mais aussi grâce à l’achat par la FBB d’un grand territoire pour ­accueillir les plantigrades dont il ne savait plus que faire.

L'action de la Fondation BBs'étend à l'internationale

Et que dire de ces singes, traités en Afrique comme des jouets domestiques, de ces magots marocains que l’on ­rapporte chaque fin d’été en France et qui valent à Charlotte, 32 ans, chargée de la faune sauvage rue Vineuse, les appels éplorés de leurs propriétaires qui « les aimaient comme un enfant », n’est-ce pas, mais veulent désormais s’en débarrasser, vu qu’ils seraient devenu agressifs. La FBB écoute aimablement leur topo, plutôt que leur asséner qu’ils sont inconscients et hors la loi, l’essentiel est de pouvoir placer l’animal auprès d’une ­association spécialisée. La nourriture des bonobos dans le sanctuaire congolais de Claudine André, c’est la FBB. Les soins aux éléphants, victimes des mines antipersonnel au ­Cambodge, aussi. Tout comme à ceux drogués, maltraités par des cornacs assoiffés de rentabilité, voire capturés par des braconniers pour leur ivoire, en Thaïlande ou en Afrique. De même, un trimaran à grande vitesse, le « Brigitte-Bardot », vient d’être affrété pour repérer et protéger in situ, de la Libye aux îles Féroé, thons rouges, baleines, phoques ­menacés par les braconniers…

Pour une enquête admise par la police et la justice, combien d’impuissances ? « Parfois les gens attendent trop de nous, soupire Romy. S’il n’y a pas un fait objectif contraire à la loi, nous ne pouvons pas agir. » D’où l’importance, en haut lieu, de les faire évoluer, ces lois. Christophe Marie, 43 ans, porte-parole de la FBB, enchaîne les réunions ministérielles et tente de se faire écouter. La journée se termine. Eliette annonce : « Ciboulette vient d’être adoptée. Son futur maître vient la chercher. » La voix de la petite ratier ne résonnera pas demain dès l’entrée. Elle quitte sa « famille d’accueil ». Des centaines d’animaux à La Mare Auzou aimeraient avoir cette chance. Malgré le petit pincement au cœur de chacun, c’est une bonne, une très bonne nouvelle

Source : Cliquez ici

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