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La Fondation 30 Millions d’Amis recueille 4 fauves du cirque James Dumas

Publié le par Ricard Bruno

La Fondation 30 Millions d'Amis a été sollicitée par le cirque James Dumas qui souhaite lui confier ses 4 fauves.

La Fondation 30 Millions d'Amis a été sollicitée par le cirque James Dumas qui souhaite lui confier ses 4 fauves.

La Fondation 30 Millions d’Amis intervient à Retiers (35) pour prendre en charge 4 fauves du cirque James Dumas, aussi appelé Cirque Bostok. Leur propriétaire, qui cesse son activité avec la faune sauvage, a préféré céder ses animaux à la Fondation plutôt que les revendre à un autre cirque.

 

Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.
Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.
Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.
Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.

Les photos de l'intervention de la Fondation 30 Millions d'Amis au cirque James Dumas.

Sollicitée – pour son expertise et son savoir-faire en matière de sauvetage d’animaux sauvages – par James Dumas le dirigeant du Cirque Bostok, la Fondation 30 Millions d’Amis va prendre en charge 3 lionnes et un lion castré d’environ 10 ans (30/05/2018).

J. Dumas cesse son activité avec la faune sauvage et souhaite se séparer rapidement de ses 4 fauves. Plutôt que de les revendre à un autre cirque, il fait le choix de les confier à une fondation de protection animale. Une initiative saluée par la Fondation 30 Millions d’Amis qui organise et finance entièrement le sauvetage de ces 4 fauves.

Transfert à Tonga Terre d'Accueil

Pour leur transfert vers le sanctuaire Tonga Terre d’Accueil (42), établissement partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, les animaux seront suivis par un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage durant leur transport. Sur le site de Saint-Martin-la-Plaine, centre spécialisé dans l’accueil des animaux sauvages rescapés, après une période de quarantaine réglementaire, les animaux évolueront dans un bâtiment spécialement conçu pour les fauves, financé à hauteur de 100 000 euros par la Fondation 30 Millions d’Amis. 

La Fondation est très régulièrement sollicitée pour la prise en charge d’animaux détenus dans les cirques. En 2017, à la demande de l’ONCFS, la Fondation en a recueilli plus d’une trentaine.

Cirques sans animaux : une transition inéluctable

« Malheureusement, il devient de plus en plus difficile de placer ces animaux et de leur trouver une structure d’accueil : les partenaires avec lesquels nous collaborons, en France et à l’étranger, étant déjà saturés. C’est pourquoi, il est impératif que la France s’engage à son tour à interdire les animaux sauvages dans les cirques et prépare cette transition inéluctable », précise Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.

 

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Nîmes: Ses chevaux retrouvés morts ou affamés, le manadier risque la prison avec sursis

Publié le par Ricard Bruno

L'horreur continue ! et dire qu'il ne risque quasiment...RIEN !

A quand une véritable justice pour les animaux dans ce pays !

Bruno Ricard 

Des chevaux morts dont certain en état de décomposition, d’autres affamés... La justice poursuit un manadier de 74 ans dépassé par les événements…

Illustration d'un cheval blanc, en Camargue...

Illustration d'un cheval blanc, en Camargue...

Quatre chevaux morts, dont un en état de décomposition avancée. Pas d’abreuvoirs, pas de foin, pas de granulés… Lorsque les vétérinaires inspectent en 2016 cette manade située à Générac, dans le Gard, à une quinzaine de kilomètres de Nîmes, ils découvrent une vision d’horreur. « C’était un charnier à ciel ouvert. Sur vingt-sept équidés récupérés par des associations, il n’y en a pas un seul en état », explique à la barre Olivier Massal, avocat pour l’association C.H.E.V.A.L., partie civile.

Poursuivi pour mauvais traitement sur ses chevaux, le manadier encourt six mois de prison avec sursis, une amende de 1.500 euros, la confiscation des animaux saisis et l’interdiction d’en posséder pendant cinq ans.

« C’est de ma faute, j’ai été dépassé par les événements »

Le manadier âgé de 74 ans, qui n’avait jamais eu de problème avec les services vétérinaires jusqu’en 2014. « Cela fait 50 ans que je m’occupe de chevaux, là c’est de ma faute, j’ai été dépassé par les événements », a-t-il reconnu à la barre, expliquant qu’il avait pris sa retraite depuis. Le tribunal correctionnel de Nîmes où il était jugé rendra son verdict à la fin du mois de juin.

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L’autre réalité de la corrida, exposition du 9 au 16 juillet à Bordeaux

Publié le par Ricard Bruno

L’autre réalité de la corrida, exposition du 9 au 16 juillet à Bordeaux

Invitation

Nous avons le plaisir de vous inviter à l’inauguration d’une exposition complètement inédite en France.

RETENEZ BIEN LA DATE DU 10 JUILLET PROCHAIN ! Il FAUT ÊTRE LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE !

Le lien de l’événement : Cliquez ICI

L’autre réalité de la corrida…

La FLAC présentera un autre visage de cette pratique si controversée et en plein déclin. Nous dénoncerons, entre autres, les dangers que représente pour les enfants cette violence sanglante bien réelle et non virtuelle. Autre controverse : de grands préhistoriens réfutent l’appropriation intellectuelle de Lascaux par la corrida. “Lascaux, c’est la vie, la corrida, c’est la mort” (Norbert Aujoulat, spécialiste de Lascaux). Avec de la documentation scientifique rigoureuse et des visuels percutants, la FLAC rétablira certaines vérités bien dissimulées sur ce “spectacle” cruel.

Du 9 au 16 juillet 2018 à la prestigieuse Halle des Chartrons à Bordeaux : 10 Place du Marché Chartrons. 33000 Bordeaux. Le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, nous donne son accord. Et la presse s’y intéresse déjà.

Inauguration le 9 juillet à 19 h en présence de personnalités et de médias. Dans la mesure où Bordeaux est la capitale de la région la plus taurine de France, venez nombreux. Symboliquement, c’est très important ! A l’issue de cette inauguration, un apéritif vous sera offert.

Merci et à très bientôt.

Bien cordialement.

Thierry Hély
Président de la FLAC

www.flac-anticorrida.org
06 23 94 84 83

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Japon: 333 baleines tuées au cours d’une expédition de 4 mois, les associations scandalisées !

Publié le par Ricard Bruno

Japon: 333 baleines tuées au cours d’une expédition de 4 mois, les associations scandalisées !

« Macabre et inutile ». C’est ainsi que les défenseurs des animaux ont dénoncé la très controversée expédition annuelle dans l’Antarctique de pêcheurs japonais au cours de laquelle 122 baleines de Minke enceintes ont été tuées.

Durant cette campagne de quatre mois, qui s'est terminée fin mars, 333 baleines au total ont été capturées, dont 122 se trouvaient en période de gestation tandis que des dizaines d’autres étaient immatures, selon un rapport soumis par les autorités à la Commission baleinière internationale (CBI) le mois dernier.

L’objectif douteux de ces expéditions

L’organisation de protection des animaux Humane Society International a jugé ces chiffres « choquants », y voyant « un triste témoignage de la cruauté de la chasse à la baleinejaponaise ».

« C’est une nouvelle preuve de la nature réellement macabre et inutile de la chasse à la baleine, alors qu’il est avéré que des recherches non létales sont suffisantes pour des visées scientifiques », a jugé une des responsables du groupe, Alexia Wellbelove.

Le Japon, signataire du moratoire de la CBI sur la chasse aux baleines qui date de 1986, affirme la pratiquer pour effectuer des recherches. Mais une grande partie de la viande est ensuite écoulée sur le marché.

Comme la Norvège et l’Islande ?

La Norvège et l’Islande sont les seuls pays au monde à pratiquer ouvertement la chasse commerciale. Tokyo, de son côté, tente de prouver que la population de baleines est assez importante pour supporter une reprise de la chasse commerciale.

L’Agence japonaise des pêches a ainsi défendu jeudi la position du pays, soulignant que les cétacés en gestation n’avaient pas été spécifiquement ciblés. « Nous capturons les baleines de manière totalement aléatoire », a affirmé Yuki Morita, chargé du sujet au sein de l’agence. « Le ratio élevé de femelles enceintes est notable (…), suggérant que nous pouvons espérer une croissance des stocks », a ajouté le fonctionnaire.

Le gouvernement veut reprendre la chasse commerciale

Le Premier ministre Shinzo Abe a récemment répété la volonté du Japon d'« explorer toutes les possibilités pour reprendre la chasse commerciale ». La consommation de baleine a une longue histoire dans l’archipel nippon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles.

Cependant, la demande des consommateurs japonais pour la chair de baleine a considérablement diminué ces dernières années ce qui, hormis pour les professionnels du secteur, rend douteux le sens des missions baleinières.

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Duel de stars : Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot ?

Publié le par Ricard Bruno

L'article date de 2017...

Duel de stars : Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot ?

Le point commun entre Marilyn Monroe et Brigitte Bardot ? Outre leur chevelure blonde emblématique et leurs courbes à couper le souffle, les deux bombes ont redéfini les canons de la beauté. Ces deux femmes étaient des stars du septième art et ont toutes les deux embrassé leur sensualité. S'il est facile de comparer ces deux actrices, elles diffèrent également sur plusieurs points. Découvrons ensemble leurs différences.

Leur enfance
Nées à huit ans d'intervalle et élevées de part et d'autre de l'océan Atlantique, Monroe et Bardot ont vécu des enfances très différentes. Marilyn est née dans la vallée de Los Angeles en 1926, tandis que Bardot a grandi au cœur de Paris au milieu des années 1930. Marilyn a passé une grande partie de son enfance de foyer d'accueil en orphelinat et commença à travailler en usine dès son plus jeune âge dans le cadre de l'effort de guerre. Brigitte Bardot était en revanche la fille d'un ingénieur et a grandi dans la classe moyenne supérieure, choisissant de devenir ballerine. Elle se forma ainsi pendant trois ans auprès du chorégraphe russe Boris Knyazev.

 

Duel de stars : Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot ?

La célébrité
Marilyn a été très vite remarquée. Alors qu'elle avait à peine 20 ans, elle posa comme pin-up ce qui la conduisit à des petits rôles au cinéma ainsi qu'à des contrats de courte durée avec des sociétés de production cinématographique en pleine essor. Elle signa son premier contrat conséquent avec la Fox en 1951. C’était le début d’une célébrité grandissante pour Marilyn Monroe. Quand Time Magazine lui posa des questions sur les photos de nu qu'elle avait faites avant de devenir une star, elle répondit sans gêne et avec éloquence. Cela a bien entendu aidé Marilyn Monroe à devenir la nouvelle icône sexuelle américaine du 20e siècle.

Duel de stars : Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot ?

De l'autre côté de l'océan, à l'âge de 15 ans, Brigitte Bardot fut invitée à poser en couverture du magazine Elle. Elle fut ainsi remarquée par le jeune réalisateur Marc Allégret, ce qui la conduisit à son premier casting pour un petit rôle dans un film. Elle décrocha rapidement plusieurs rôles dans les longs métrages. Elle apparaissait régulièrement à l'écran complètement nue ou très peu vêtue, dévoilant ainsi le fossé culturel entre les États-Unis et l'Europe. Son image sexuelle à l'écran attira l'attention des intellectuels français et elle fut décrite comme la « première femme libérée de la France d'après-guerre ».

Un terme à leur carrière
Les deux femmes ont en commun la fin prématurée de leur carrière d'actrice : la première dans des circonstances tragiques et la seconde par choix. Le matin du 5 août 1962, Marilyn Monroe fut retrouvée morte dans sa chambre par son psychiatre. Elle avait fait une overdose de médicaments prescrits par des médecins en raison de son haut niveau d'anxiété et de ses fréquentes sautes d'humeur. Bardot quitta en revanche la scène de sa propre initiative, en 1973, s'isolant dans une petite propriété qu'elle avait achetée dans le sud de la France et consacrant sa vie à la cause des droits des animaux. Elle considérait qu'il s'agissait pour elle « d'un moyen de sortir élégamment » de l'industrie du cinéma. Aujourd'hui, à l'âge de 83 ans, elle se concentre toujours sur sa cause et mène une vie paisible.

Duel de stars : Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot ?

Ayant toutes les deux quitté le grand écran relativement tôt dans leur carrière, ces deux femmes resteront en un sens éternellement jeunes. Elles représentent un style plus vivant aujourd'hui que jamais. Quand une quelle célébrité aux cheveux blonds décolorés foule le tapis rouge, portant du rouge à lèvres écarlate, ne vous rappelle-t-elle pas Brigitte Bardot et Marilyn Monroe ?

Explorez les ventes hebdomadaires de photographie d’art de Catawiki, la plateforme de ventes aux enchères en ligne, afin de dénicher de magnifiques clichés de Brigitte Bardot et de Marilyn Monroe. Catawiki propose également des ventes hebdomadaires dans d'autres catégories telles que le design, la modeles voitures de collection, le vin, les bijoux et bien plus encore.

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Roger Vadim sur Bardot : "C'est une actrice instinctive mais pas capable d'entrer dans des personnages différents"

Publié le par Ricard Bruno

1992 |Dans "Le Bon plaisir" de Roger Vadim, le réalisateur évoque son travail avec Brigitte Bardot et explique le plaisir qu'il a eu à la diriger.

Roger Vadim et Brigitte Bardot le 8 février 1962.• Crédits : Keystone/Zumapress - Maxppp

Roger Vadim et Brigitte Bardot le 8 février 1962.• Crédits : Keystone/Zumapress - Maxppp

Conçu comme un abécédaire, "Le Bon plaisir" avec Roger Vadim diffusé en 1992, s'arrête à la lettre B comme... Bardot. Brigitte Bardot a été son épouse de 1952 à 1957 et a tourné dans cinq de ses films. Le cinéaste décrypte alors sa relation avec la comédienne qu'il qualifie au plus fort de sa gloire comme "la grande, grande star internationale connue dans le monde entier, sans doute la personne la plus connue sur la planète après le général de Gaulle à cette époque".

C'était une enfant, je l'ai connue avant son quinzième anniversaire. Elle en faisait dix-huit. Elle était faite comme on le sait... comme on l'imagine. Danseuse classique, donc beaucoup de tenue, d'allure. Une sorte d'aura, d'éclat, de joie... et pourtant déjà c'était une fille cyclothymique. Elle avait déjà des moments d'inquiétude. C'est le genre de personne, et elle a toujours été comme ça, qui gâche sa vie et tout le potentiel de bonheur, par des petites choses qui la tourmentent et qui l'angoissent dans sa vie. Elle a toujours été merveilleuse un soir, riant, s'amusant et le lendemain au bord du suicide. C'est une nature.

Quant à tourner avec elle, il dit apprécier de travailler avec des acteurs qu'il connaît bien, cela lui permet facilement de "provoquer des réactions", grâce "aux petits secrets" qu'il maîtrise.  Il précise au sujet de Brigitte Bardot actrice, qu'"elle a toujours été totalement naturelle, vraie et instinctive".

Brigitte, par exemple, si j'avais une scène où elle devait pleurer parce qu'elle apprenait la mort de son père, je lui disais : "Pense très très fort que ton petit chat vient de se casser la patte en tombant de la fenêtre !" Et j'obtenais un meilleur résultat que si je lui disais : "Pleure parce que tes parents viennent de mourir dans un accident de voiture !"... bon c'est anecdotique, je ne prends pas d'exemple réel...

Roger Vadim poursuit sur la capacité limitée de Brigitte Bardot d'entrer dans ses rôles, il y voit une force mais aussi une faiblesse.

Il n'y a jamais rien eu de triché chez Brigitte, au point d'ailleurs qu'elle se limitait un peu dans ses rôles mais c'est aussi la raison pour laquelle elle est devenue une grande star. Elle n'a jamais été une actrice capable de jouer des rôles entièrement différents.

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Brigitte Bardot: "Serge était ma passion et moi sa muse"

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot: "Serge était ma passion et moi sa muse"

Entre Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg, ce fût une histoire d'amour à la folie mais aussi la rencontre de deux artistes.

À cette époque, Brigitte était mariée à Jacques Charrier. Elle était enceinte de huit mois et venait de signer le contrat de « La vérité », qui allait devenir son meilleur film. Henri-Georges Clouzot, tyrannique et intraitable, n’avait pas retenu Jean-Paul Belmondo pour le premier rôle masculin. C’est Sami Frey qui l’obtint... Brigitte vivra une histoire d’amour torride avec son partenaire.

Fou de rage, Jacques Charrier voulut interdire à Brigitte de faire le film au prétexte que le scénario allait déshonorer sa femme ainsi que lui et le reste de sa famille. Brigitte l’ignora. Le couple vécut des affrontements réels, jusqu’à une tentative de suicide qui laissa des traces psychologiques importantes.

La naissance était imminente. Charrier fut appelé sous les drapeaux en septembre 1959. La guerre d’Algérie était à son paroxysme. Le long-métrage « Babette s’en va-t-en guerre » sur le tournage duquel Brigitte avait rencontré son mari, sortit simultanément dans les salles.

Pour fêter la venue au monde de son fils, Jacques Charrier reçoit journalistes et photographes au Royal Passy.

Pour fêter la venue au monde de son fils, Jacques Charrier reçoit journalistes et photographes au Royal Passy.

Comme toutes les célébrités de l’époque, Bardot réserva une chambre à la clinique du Belvédère à Boulogne-Billancourt pour son accouchement. Mais elle n’avait pas imaginé la déferlante médiatique qui allait s’abattre sur elle ! Témoin de l’événement irrationnel, j’avais vu, depuis la mi-décembre 1959, des dizaines de photographes de presse, des reporters radio français et étrangers, des cameramen de tous les pays commencer à planquer jour et nuit sur les trottoirs du 71 avenue Paul-Doumer, à Paris.

Dans la nuit du 10 janvier 1960 à 2 h 10, dans son salon transformé en unité médicale, Brigitte mit au monde un beau bébé de 3,5 kg

Les chambres de service du quartier furent louées à prix d’or. De là, des journalistes braquaient leurs téléobjectifs sur les fenêtres de la star, en rêvant de les voir s’ouvrir. Mais les volets de fer restaient désespérément clos. Brigitte vivait prisonnière chez elle. Elle tournait en rond comme une lionne en cage. Sur le point de mettre au monde son enfant, elle vivait comme une bête traquée. Impossible pour elle de sortir, à peine l’espace d’une demi-heure quotidienne pour prendre l’air. En 1996, dans ses Mémoires, « Initiales B.B. », elle écrira : « Devant ce raz-de-marée journalistique international qui en aucun cas ne m’aurait permis de partir en clinique au jour J sans une manifestation hurlante, flashante et horrifiante, mon médecin, mes parents, mon mari et moi-même dûmes prendre des mesures immédiates. Il fallait installer une salle d’accouchement dans l’appartement d’en face, réservé au bébé. »

Dehors, sur le trottoir, plus de 200 représentants de la presse internationale occupaient les lieux, 24 heures sur 24. Les voisins de la comédienne, furieux de cette invasion, faisaient régulièrement appel aux forces de l’ordre, sans grand résultat.

Dans la nuit du 10 janvier 1960 à 2 h 10, dans son salon transformé en unité médicale avec son médecin et trois infirmières, Brigitte mit au monde un beau bébé de 3,5 kg. Le lendemain matin, 11 janvier, « l’émeute » devant sa porte atteignit son paroxysme. Pas une voiture qui ne fasse hurler son avertisseur sonore en passant dans la rue, les bouquets de fleurs arrivaient par centaines. Jacques Charrier descendit au café du coin où l’attendaient des dizaines d’envoyés spéciaux et déclara : « J’ai un fils, il est grand comme ça [en écartant les bras] et s’appelle Nicolas, je suis le plus heureux des pères. » Ce que le monde ignorait, c’est la réaction de rejet de Brigitte, épuisée par les conditions surréalistes de cette naissance et toute l’agitation indécente autour d’elle, qui sembla dédaigner son nouveau-né. Elle l’écrira plus tard : l’arrivée rocambolesque de ce bébé était la cause directe d’une « bardolâtrerie » invivable.

Nicolas sera élevé et éduqué par son père, mais des liens filiaux s’établirent entre elle et son enfant, qui ne seront jamais rompus. J’en fus le témoin au cours de l’été 1980. Venus passer quelques jours à La Madrague, nous avons assisté avec des amis à une scène d’une grande tendresse. Magnifique et solaire dans l’éclat de ses 20 ans, Nicolas était venu passer des vacances auprès de sa mère. Un matin, au cours du petit déjeuner, nous l’avons vu tel un chaton blotti contre Brigitte, si féline. Ils riaient et plaisantaient dans une connivence affective précieuse. Inoubliable !

Face à face, Serge et Brigitte étaient très intimidés l’un par l’autre

On ne se rappellera pas non plus, sans émotion, la pluie de roses qui s’abattit quelques années plus tard sur La Madrague, lancée depuis un hélicoptère par Gunter Sachs, couronnement de la cour effrénée que fit le milliardaire allemand à la star française, lui demandant sa main dans la foulée. Brigitte, fascinée par ses extravagances, accepta, comme on fait sauter un jéroboam de champagne ! Un mariage hors norme l’attendait. Son futur mari proposa un tour du monde. L’actrice et le playboy embarquèrent sur Air France, sous un faux nom : Gunter devint un certain M. Sahatz et le billet de Brigitte avait été émis au nom de Mme Bordat. Première escale : Las Vegas, le 13 juillet 1966. Après quelques heures passées dans la capitale du jeu et des noces minute, Gunter choisit le 14 juillet pour passer la bague au doigt de sa promise. A 1 h 30 du matin, heure française, Bardot devint Mme Sachs, le jour de la fête nationale...

Gainsourg et BB dans la peau de "Bonnie and Clyde"

Gainsourg et BB dans la peau de "Bonnie and Clyde"

Le voyage se poursuivit en Polynésie, avec un passage obligé par Bora Bora. La nouvelle de leur mariage fut dévoilée et l’ensemble des journaux de la planète titra sur cette union très « people ». Certains notèrent que Brigitte se mariait tous les sept ans : Roger Vadim en 1952, Jacques Charrier en 1959, Gunter Sachs en 1966 !
Leur mariage leur procura de jolis moments, mais ils connurent des épisodes douloureux et traversèrent des tempêtes. Brigitte découvrit que son célèbre mari était aussi un époux volage… C’est ainsi que, contre toute attente, un certain Serge Gainsbourg entra dans son existence. En effet, au-delà de sa carrière au cinéma, Brigitte connaissait un très joli succès en chansons, parmi lesquelles « La Madrague ».

L’idée de composer pour l’actrice germa dans l’esprit de Gainsbourg, poète et bohème, en avance sur les modes. Il sollicita un rendez-vous qu’elle lui accorda, chez elle. Face à face, Serge et Brigitte étaient très intimidés l’un par l’autre. Le musicien se mit au piano et joua les premières mesures de « Harley-Davidson ». Brigitte ne connaissait rien au monde de la moto et fredonna sans trop y croire « Je n’ai besoin de personne / en Harley-Davidson »… Pour détendre l’atmosphère, Serge proposa une coupe de champagne. Alors Brigitte, imperceptiblement, se laissa aller. Avec insolence et sensualité, elle se mit à chanter ce qui allait devenir un énorme tube. Serge était heureux, Brigitte riait aux éclats. Le lendemain, il lui faisait livrer une caisse de dom-pérignon. Entre eux la glace était plus que rompue.

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Entre Serge et moi ce fut une immense passion comme un incendie de forêt qui brûle tout

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C’est au studio Barclay, avenue Foch, que fut enregistré le clip sulfureux où Brigitte, ses longues jambes gainées de cuissardes, chevauche la célèbre moto. A cette période de sa vie, l’échec de son dernier mariage la crucifiait. Elle avait un besoin viscéral d’être aimée, désirée, d’appartenir corps et âme à un homme qu’elle puisse admirer et qui la respecte. Entre Gainsbourg et Bardot commença un amour fou.

Quelques années plus tard, Brigitte me confia à propos de Serge : « Entre lui et moi ce fut une immense passion comme un incendie de forêt qui brûle tout. » Et elle me raconta la genèse de « Je t’aime moi non plus », œuvre qui fit scandale. Un soir, elle demanda à Serge de lui écrire la plus belle chanson d’amour au monde. Alors qu’elle allait s’assoupir, Gainsbourg créa la musique et les paroles uniques de cette ballade sulfureuse. Elle ne fut pas, comme on le croit, composée pour Jane Birkin, qui la chantera plus tard, mais bel et bien pour Brigitte, qui écrira : « De ce jour, de cette nuit, de cet instant, aucun autre être, aucun autre homme, ne compta pour moi. Il était mon amour, me rendait la vie. Il me faisait belle. J’étais sa muse. » Ils enregistrèrent ensemble le titre chez Barclay, côte à côte, se tenant la main, sans autre témoin que le technicien du son. Cependant, au-delà de cette passion qui la dévorait, Brigitte restait l’épouse de... Gunter Sachs !

Un nouvel épisode très délicat se profila, à la veille de la sortie prévue du disque sur lequel devait se trouver « Je t’aime moi non plus », chanté par Brigitte et Serge. L’apprenant, Gunter menaça sa femme d’un scandale judiciaire à même de ternir définitivement son image si le titre était mis en vente et diffusé sur les antennes. Gainsbourg accepta donc de supprimer la chanson de son 33-tours. La bande originale fut enfermée dans les coffres de la firme Philips. En 1969, Serge offrit la balade à la nouvelle femme de sa vie, Jane Birkin, qui l’enregistra à son tour et en fit un succès mondial.
Gainsbourg est mort – seul – chez lui, rue de Verneuil à Paris, en 1991. Près d’une photo grandeur nature de Brigitte, toujours en place dans son salon noir.  http://www.parismatch.com/People/Brigitte-Bardot-Serge-etait-ma-passion-et-moi-sa-muse-1524416

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