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Le puma de l'est américain est officiellement une espèce éteinte...

Publié le par Ricard Bruno

Ces grands félins insaisissables ont disparu du nord-est des États-Unis il y a près de 100 ans, mais leurs cousins ​​de l'Ouest pourraient élargir leur aire de répartition.

Un puma erre dans le parc national du Grand Teton, dans le Wyoming.

Un puma erre dans le parc national du Grand Teton, dans le Wyoming.

« Les pumas sont des animaux très mystérieux », déclare Michael Robinson, conservationniste au centre de la diversité biologique (Center for Biological Diversity.)

L’écologiste fait référence au fait que les pumas voyagent souvent seuls, souvent la nuit, et qu'ils sont difficiles à suivre. Quand la plupart des gens en rencontrent un dans la nature, c'est généralement par accident. En voir un dans le nord-est des États-Unis est encore plus rare, et relève généralement du pur hasard.

Au Nouveau-Brunswick (Canada) et dans le Maine (États-Unis), les pumas n'étaient pas recensés depuis respectivement 1932 et 1938, du moins pour ce qui est des populations reproductrices. Les grands félins n'ont pas toujours été si rares. Avant le début du 19e siècle, les pumas étaient très nombreux dans cette région.

Mais depuis le 22 janvier dernier, une sous-espèce de pumas est officiellement déclarée éteinte aux États-Unis et a été retirée de la liste des espèces en voie de disparition par le US Fish and Wildlife Service.

Curieusement quelques scientifiques estiment que ce déclin pourrait être positif pour la biodiversité. L'histoire des pumas en Amérique du Nord est trouble et complexe, mais les conservationnistes croient en un futur meilleur.

QUI EST QUOI ET DEPUIS QUAND ?

Les mots puma, lion de montagne ou cougar font tous référence au même fauve, connu sous le nom scientifique de Puma concolor.

Lorsque les premiers colons européens sont arrivés en Amérique du Nord, les taxonomistes ont commencé à classer les félins en sous-espèces distinctes. Les pumas de l'est, les lions des montagnes de l'ouest, le couguar nord-américain et la panthère de Floride, par exemple, étaient désignés de façon différenciée.

« La classification a été faite sur des différences de fourrure, de tailles et de poids entre les différents types d'individus », explique Robinson. Un puma vivant dans le désert, par exemple, aura une apparence légèrement différente de celui plus adapté aux forêts canadiennes. Mais les dépistages génétiques plus récents ont depuis prouvé que ces félins peuplant la partie nord du continent américain étaient identiques d'un point de vue génétique.

RETIRÉ DE LA LISTE

Dès les années 1800, les colons européens ont commencé à chasser les couguars dans le nord-est du continent. Certains spécimens ont été piégés et tués pour leur fourrure tandis que d'autres ont été abattus pour protéger le bétail.

Au cours du dernier siècle, ils n'ont été aperçus qu'en de rares occasions, et les responsables des services en charge de la faune aux États-Unis et au Canada affirment que rien ne permet d'affirmer l'existence d'une population reproductrice de pumas en Amérique du Nord. L'agence américaine de protection de la faune a commencé à enquêter sur les populations de pumas en 2011 et a officiellement recommandé le retrait de cette espèce de la liste des espèces menacées en 2015.

Dans la demande de retrait déposée par le US Fish and Wildlife, il était indiqué que les pumas de l’est avaient disparu depuis longtemps.

« Il n'y a jamais eu de véritable justification pour conférer au puma de l'est américain le statut d'espèce en voie de disparition », explique Mark Elbroch, chercheur principal du programme « Puma » du groupe de conservation des grands félins Panthera. Pour lui, parler dans ce cas d'extinction de l'espère dépend surtout de la valeur que vous accordez à ce terme. 

Alors que les populations de pumas dans cette région ont vu leur nombre décliner jusqu'à un point de non-existence, il est plus correct de dire qu'une certaine population de pumas nord-américains a disparu.

Le retrait des pumas ne concerne pas la sous-espèce de panthères de Floride, considérées comme les mammifères les plus menacés au monde.

ET VERS L'OUEST ?

Michael Robinson et Mark Elbroch supposent que le retrait des pumas de l’est américain de la liste des espèces menacées pourrait offrir de nouvelles opportunités pour la protection des espèces sauvages. Les populations de pumas aux États-Unis sont gérées différemment selon les États. À l'exception de l’État du Texas, tous les États de l'est américain ont pris des mesures pour protéger les pumas. Mais dans la plupart des régions, les pumas peuvent toujours être capturés légalement par les titulaires de permis de chasse.

Dans une déclaration récente sur le retrait des pumas de la liste des espèces menacées, Michael Robinson a appelé les gouverneurs à mettre en place des programmes de protection des animaux. « Cela évitera toutes les lacunes et les complications liées à l'introduction d'une espèce dans la liste des espèces en voie de disparition et cela permettra aux États d'être en position de contrôle, » estime Mark Elbroch.

Il ne fait aucun doute que les pumas de l’ouest se déplacent vers l’est. Autrefois recensés uniquement à l'ouest des Rocheuses, les pumas de l’ouest ont été récemment retrouvés dans le Midwest, et quelques mâles ont même été aperçus près de la côte est. On sait que les pumas mâles sont capables de parcourir de grandes distances à la recherche de territoires ou de partenaires, mais lorsque des femelles sont repérées à l'est, c'est le signe d'une toute nouvelle population.

« Nous ne pensons pas apercevoir de pumas de l'est dans les dix prochaines années » indique Elbroch. « Les réintroductions sont des alternatives assez viables. »

Aucun plan de réintroduction n'a pour l'instant été mis en place, à part en Floride, où les pumas du Texas ont été introduits afin d'assurer la diversité des populations des panthères de Floride.

PRÉSERVER L'ÉCOSYSTÈME

Dans un article publié récemment, Mark Elbroch explique avoir découvert que les pumas sont ce qu'il appelle des prédateurs subalternes de l'écosystème, ce qui signifie qu'ils sont carnivores mais qu'ils sont également menacés par les grands prédateurs comme les loups et les ours.

Pour l'instant l’Union internationale pour la conservation de la nature classe les pumas nord-américains parmi les espèces les moins préoccupantes dans l'ensemble, mais note que leur population est en déclin. Ces animaux sont confrontés à des menaces importantes liées à la perte et à la fragmentation de leur habitat, et à l'impact direct de la chasse sur les populations les plus jeunes.

Michael Robinson espère voir plus de mesures de conservation promulguées par les différents États pour préserver l'équilibre écologique que ces grands prédateurs assurent. Le déclin des prédateurs a par exemple permis la reproduction très importante de plusieurs cervidés, comme les cerfs de Virginie qui sont de plus en plus nombreux. Et comme les cerfs sont porteurs de tiques, le risque de propagation de la maladie de Lyme augmente dans ces régions.

En outre, Michael Robinson aimerait que les animaux soient protégés pour la simple préservation de leur espèce. Habitant les montagnes du Nouveau-Mexique, il sait ce que représente une rencontre avec un puma dans son habitat naturel.

« Savoir que le monde n’est pas complètement dominé par l'Homme est source de paix intérieure. »

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Agde : le propriétaire de la chienne jetée dans le canal arrêté !

Publié le par Ricard Bruno

Agde : le propriétaire de la chienne jetée dans le canal arrêté !

INFO MÉTROPOLITAIN. Un Agathois de 46 ans a été interpellé ce vendredi après-midi par les policiers de la Sécurité publique du commissariat d’Agde et placé en garde à vue, une semaine après avoir volontairement jeté dans le canal du Midi, la chienne de son fils, Daisy, après lui avoir attaché les pattes. Il a reconnu que son intention était bien de la noyer, vendredi 29 juin, vers 7h30.

Vendredi dernier donc, des témoins aperçoivent une chienne dans le canal du midi, à Agde : elle a les pattes attachées avec du scotch. Elle se débat dans l’eau, d’où elle sera rapidement extraite et ramenée sur la berge. Un homme en voiture se présente alors et propose aux témoins, dont une retraitée de 63 ans qui a participé au sauvetage, de la prendre en charge et de l’amener chez un vétérinaire. Mais, cet automobiliste s’est alors mis aux abonnés absents.

La sexagénaire a vite compris que celui qui avait récupéré l’animal était celui qui avait voulu la noyer. Elle a alors fait le tour des vétérinaires, sans succès. Elle lance un appel à témoins sur les réseaux sociaux et une blogeuse, Khalee qui est en région parisienne et qui milite avec des associations s’occupant des animaux maltraités est alertée. Un correspondant de Khalee qui est à Sète dépose plainte au commissariat d’Agde, qui ouvre une enquête en début de semaine.

Le vétérinaire retrouvé

Les enquêteurs de la sûreté urbaine prennent contact avec un vétérinaire du Cap d’Agde, où l’automobiliste ayant récupéré la chienne, prénommée Daisy avait promis à la sexagénaire de l’emmener, en quittant les berges du canal du Midi. La retraitée l’a bien contacté pour savoir s’il avait bien réceptionné la chienne, mais il avait répondu par la négative, en arguant le secret de la profession…Aux policiers, il a tout raconté, avouant avoir bien reçu Daisy, en piteux état et son propriétaire. Le vétérinaire a toutefois été surpris que son visiteur lui ait demandé de l’euthanasier, à la fin de la consultation, alors que la chienne avait retrouvé sa forme…

Des poils sur les vêtements

Finalement, le vétérinaire l’a dissuadé et il est reparti avec la chienne. En possession de l’identité du propriétaire de Daisy grâce à la puce qu’elle portait, les policiers agathois ont procédé à l’interpellation du quadragénaire. Il a reconnu avoir bien voulu noyer la chienne, qui appartient à un de ses fils, au motif que son ex-femme refusait jusqu’à nouvel ordre de ne plus lui laisser les enfants vivant chez elle en garde alternée, parce qu’ils ramenaient des poils sur leurs vêtements après chaque visite.

Le père a donc décidé de se débarrasser de Daisy. Avant de la placer dans le coffre de sa voiture, les pattes entravés et de la précipiter dans le canal, il lui avait administré de puissants médicaments pour l’endormir. Mais, Daisy s’est réveillée au contact de l’eau et s’est mise à nager. Une scène vécue par des témoins. On connaît la suite.

Depuis, il l’a confié la chienne à une voisine qui a accepté de la garder chez elle jusqu’au 12 juillet, le père ayant trouvé un refuge pour animaux ayant accepté la chienne, à partir du lendemain. Les policiers d’Agde ont donc récupéré Daisy en grande forme, ce vendredi, chez la voisine du quadragénaire. Une triste histoire qui finit bien pour Daisy, véritable miraculée.

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CHATEAUDUN - La Fondation Bardot dénonce la venue de l'ours

Publié le par Ricard Bruno

CHATEAUDUN - La Fondation Bardot dénonce la venue de l'ours

La Fondation Brigitte Bardot s'inquiète de la venue de l'ours Valentin à Châteaudun. Pour la troisième fois, il sera l'une des attractions de la Foire aux Laines. La fondation dénonce ce spectacle mettant en scène un animal sauvage détenu en captivité, s'inquiète de la sécurité du public lors de ces exhibitions et demande à la ville La présence de cet animal sauvage sur la fête est-elle réellement nécessaire ?

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Laissez un message au maire de Châteaudun, restez courtois mais ferme : 

https://www.ville-chateaudun.fr/Contact

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Animaux et départs en vacances : la Fondation Bardot monte au front à Pau

Publié le par Ricard Bruno

Quelques-uns des messages que veut faire passer la fondation Brigitte Bardot au moment des départs en vacances.

Quelques-uns des messages que veut faire passer la fondation Brigitte Bardot au moment des départs en vacances.

A l'heure des départs en vacances, la Fondation Brigitte Bardot sera présente ce samedi après-midi place Clemenceau pour délivrer des conseils aux propriétaires d'animaux. 

"Abandon", "Voyager avec son animal", "Animaux qui meurent dans des véhicules au soleil", "Adoption"... Tels sont les thèmes que la Fondation Brigitte Bardot abordera ce samedi à Pau : « Nous serons au niveau du Palais des Pyrénées, place Clemenceau de 14h30 à 18h », explique Daniel Raposo, représentant la fondation dans les Pyrénées-Atlantiques. « Nous serons à la disposition des personnes qui désirent de la documentation sur ces sujets avant les départs en vacances. »

Aux côtes de renseignements pratiques, la Fondation Brigitte Bardot rappelle des messages forts : « Dans une voiture en stationnement, votre animal peut mourir en moins d'une heure ! N'oubliez pas que le soleil tourne... » ou encore « N'abandonnez pas : il existe toujours d'autres solutions ».

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COUP DE GUEULE DE RÉMI GAILLARD : "VOTRE CHIEN, LUI, NE VOUS ABANDONNERA PAS"

Publié le par Ricard Bruno

"Alors, ça fait quoi d'être abandonné sur le bord de la route c****** ?"

"Alors, ça fait quoi d'être abandonné sur le bord de la route c****** ?"

Les vacances commencent et certains vont, cette année encore, abandonner leur animal au moment de partir. Les refuges de la région sont d’ailleurs témoins, en ce moment, de ce phénomène. Et ça, pour Rémi Gaillard, c’est inacceptable.

Début juillet, à l'heure des départs en vacances, Rémi Gaillard, l'ami des animaux, passe un coup de gueule au micro d'RTS. Le montpelliérain n'accepte toujours pas et n'acceptera, sans doute, jamais que l'on abandonne son animal sur le bord de la route lors des départs en vacances...

La cause animale, c'est son combat depuis toujours, et encore plus depuis la mort de son chien, Tilay. En 2016, alors qu'il était enfermé dans une cage de la SPA, Rémi Gaillard expliquait : "mon chien m'a appris beaucoup plus que les êtres humains". Une preuve d'amour, encore une fois, entre le montpelliérain et les chiens. Plus récemment, en mai dernier, accompagné de Brigitte Bardot, Rémi Gaillard avait publié une vidéo pour dénoncer les maltraitances animales dans les abattoirs.

La campagne, touchante, de 30 Millions d'Amis

Comme Rémi Gaillard, on vous conseille de regarder la nouvelle campagne de la fondation 30 Millions d'Amis. Une vidéo touchante ou l'on suit la vie d'une jeune fille et de son labrador. De son enfance, jusqu'à la vie d'adulte. Les deux inséparables sont finalement séparés par la mort du chien. Une vidéo, lancée mi-juin, contre les abandons d'animaux, en période estivale. 30 Millions d'Amis lance un message fort aux maîtres : "Quand un chien abandonne son maître, ce n'est pas pour partir en vacances".

Découvrez la vidéo : 

 

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A Moulins, la Fondation Brigitte Bardot au secours de 120 moutons

Publié le par Ricard Bruno

Située dans des pâtures, autour du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, une centaine de moutons d’Ouessant a été récupérée mercredi 4 juillet, par la Fondation Brigitte Bardot.

Située dans des pâtures, autour du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, une centaine de moutons d’Ouessant a été récupérée mercredi 4 juillet, par la Fondation Brigitte Bardot.

Située dans des pâtures, autour du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, une centaine de moutons d’Ouessant a été récupérée mercredi 4 juillet, par la Fondation Brigitte Bardot. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/allier/moulins/moulins-fondation-brigitte-bardot-au-secours-120-moutons-1506263.html

Dès 7H30, mercredi 4 juillet, des membres de la Fondation Brigitte Bardot se sont retrouvés devant la centrale de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, pour venir en aide à 120 moutons d’Ouessant. Selon l’association, ces animaux « avaient été placés par une société d’éco-pâturage qui avait pour but de débroussailler. Le propriétaire n’aurait pas satisfait aux conditions de détention légales et sanitaires ».
C’est la découverte d’animaux morts, en mai dernier, qui avait donné l’alerte. « La Direction départementale des territoires, nous a alors contactés, pour prendre en charge ces animaux », explique Charlène Leroux, de la Fondation Brigitte Bardot. « Les animaux n’ont pas l’air maigre, il faut dire qu’ils ont de l’espace. En revanche, il faut les tondre rapidement car cela n’a pas été fait. Des soins aux pieds seront également nécessaires », précise-telle.

Abandonnée dans des pâtures, autour du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, une partie de la centaine de moutons d’Ouessant qui a été récupérée mercredi 4 juillet, par la Fondation Brigitte Bardot. / © Fondation Brigitte Bardot

Abandonnée dans des pâtures, autour du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, une partie de la centaine de moutons d’Ouessant qui a été récupérée mercredi 4 juillet, par la Fondation Brigitte Bardot. / © Fondation Brigitte Bardot

La tonte était prévue la semaine prochaine, assure le propriétaire de la société d'éco-pâturage basée à Paris. Il conteste formellement la maltraitance des animaux. Selon lui, les animaux étaient suivis par un berger basé à Moulins. Autre argument avancé : il s’agit d’une race rustique qui peut vivre en autonomie en extérieur ; des moutons qui peuvent mourir… mais de vieillesse.

L’ensemble du cheptel, réparti sur 3 parcelles de 80 000 m2, a ainsi été saisi avant d’être transféré en Normandie. « Comme ils ne sont pas à jour du point de vue sanitaire, nous allons les mettre en quarantaine dans un premier temps », explique la représentante de la Fondation. Ces animaux seront ensuite confiés à un site partenaire de l’association géré par des agriculteurs. Là, ils bénéficieront d’un cadre adapté à une vie paisible, avec soins, nourriture et eau à volonté.

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Polémique autour de la captivité d’un ours polaire au Marineland d’Antibes

Publié le par Ricard Bruno

Les ours polaires peuvent changer de comportement lorsqu'ils sont en captivité, parfois dans des proportions inquiétantes

Les ours polaires peuvent changer de comportement lorsqu'ils sont en captivité, parfois dans des proportions inquiétantes

Les images de Raspoutine en train de baver et de faire les cent pas dans son enclos au Marineland (06) provoque l’indignation. Une colère partagée par Rémy Marion et Nicolas Dubreuil, spécialistes des ours polaires. Le décryptage de 30millionsdamis.fr.

« Un ours polaire n’a rien à faire en captivité ! » Alors qu’une vidéo de l’association C’est Assez ! montrant l’ours Raspoutine en train de baver au sein du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) provoque la colère sur les réseaux sociaux, le débat autour de la présence de l’animal loin de sa banquise naturelle fait rage. Face à l’ampleur de la polémique, le parc azuréen du Marineland d’Antibes - qui n’en est pas à sa première controverse - affirme que le comportement du plantigrade représente « des signes de rut des mâles lorsqu’ils sont en saison de reproduction et en présence d’une femelle en chaleur » ; avant d’ajouter que sa mission « est de conserver et de protéger les espèces menacées... et non l’inverse. »

 

Les images de Raspoutine ont choqué les visiteurs du Marineland d'Antibes et les internautes.

« Un ours n’a rien à faire à Antibes »

Des arguments que Rémy Marion, éminent spécialiste de l’animal et auteur de plusieurs ouvrages, dont Géopolitique de l’ours polaire (Edition Hesse, 2015), réfute. « Pour moi, ce n’est plus un ours polaire,tranche le chercheur. Quand ils sont en captivité, ils deviennent névrotiques. De dire que c’est pour protéger l’espèce face au réchauffement climatique est un argument fallacieux. S’il naît en captivité, il n’aura plus aucun contact avec son milieu naturel. Un ours n’a rien à faire à Antibes ! » Un milieu artificiel non adapté à son espèce : « Quand il fait chaud, dans la nature il peut se glisser dans l’eau glacée ou dans une tanière creusée dans le permafrost » rapporte-t-il. Rien de tout cela n’est évidemment possible sur la Côte d’Azur... 

Un point de vue partagé par le spécialiste Nicolas Dubreuil qui a observé plus de 300 ours polaires en liberté : « C’est vraiment une hérésie d’avoir des ours polaires en captivité, qui plus est dans nos régions, lâche-t-il. Il est important de comprendre qu’en captivité, les animaux peuvent changer de comportement. »

« Un état de frustration extrême »

La bave qui écume de la gueule de l’ours polaire peut être une conséquence de la chaleur, de la nourriture ou effectivement un signe qu’il est en rut ; même si la période des amours tombe davantage au début du printemps qu’à l’amorce de l’été. Si tel devait toutefois être le cas pour Raspoutine à Antibes, son comportement n’en est pas moins inquiétant. « Le fait que la femelle Flocke ne puisse pas s’enfuir ou éviter le mâle en rut peut amener un stress immense aux deux animaux, explique Rémy Marion. Dans leur milieu naturel, la femelle peut décourager un mâle si elle est indisposée et se déplacer sur la banquise. Le mâle et la femelle ont besoin de se jauger. Il doit y avoir comme un jeu de séduction. En captivité, ils se trouvent dans un état de frustration extrême, et peu importe l’espace que le parc met à leur disposition. »

L’ours polaire, une manne pour les zoos

Si l’animal est tant prisé par les parcs zoologiques, c’est qu’il représente un véritable intérêt économique. Celui à en avoir fait les frais, c’est l’ours Knut, utilisé par le zoo de Berlin comme attraction commerciale... jusqu’à sa mort à 4 ans sous les yeux des visiteurs, en 2011. La manne des produits dérivés à son effigie ont rapidement donné envie à d’autres zoos de suivre cette voie. Dans son texte Pour que l’ours polaire ne soit plus la vache à lait des zoos, paru sur Le Huffington Post en 2015, Rémy Marion rappelle que « les femelles ne retrouvent leurs jeunes qu’à l’âge de 3 mois. Lorsque les oursons sont exposés au grand jour, c’est un déferlement médiatique, au point que de grands médias nationaux se font l’écho d’un événement purement commercial, comme pour l’arrivée d’un nouveau produit sur le marché. Quand l’ours a grandi, il est échangé ou vendu à une autre structure qui cherche à développer son activité ou renforcer son attractivité. »

Selon les derniers chiffres de 2017, la population mondiale de l’ours se situe entre « 25 000 et 27 000 individus », d'après Rémy Marion. Ils sont « 306 » à être exposés dans les parcs animaliers dans le monde comme Raspoutine et Flocke. La pétition de C'est Assez ! pour transférer en Suède les ours polaires maintenus en captivité est en ligne et a déjà obtenu plus de 66 000 signatures. 

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Iles Féroé : le massacre des baleines continue (presque) dans l’indifférence

Publié le par Ricard Bruno

Des milliers de baleines sont abattues tous les ans lors du Grindadráp, aux Iles Féroé...

Des milliers de baleines sont abattues tous les ans lors du Grindadráp, aux Iles Féroé...

En vertu d’une longue tradition, les Iles Féroé sont chaque année le théâtre du Grindadráp, un massacre sanguinaire de plusieurs milliers de baleines pilotes. Cet abattage légal a été - pour la 1ère fois - ouvertement décrié... par les autorités de la santé publique du pays.

Le Grindadráp, mauvais pour la santé ? Pour la première fois, les autorités de la santé publique de l’archipel ont pris fermement position sur la consommation de viande de dauphins-pilotes (aussi appelés baleines-pilotes). Pour le bien-être des cétacés ? Absolument pas ! « En manger [de la viande de dauphins, NDLR] est si problématique pour la santé des Féringiens que nous leur avons demandé de faire ce sacrifice culturel. Car c'est un sacrifice de ne plus consommer cette nourriture traditionnelle », explique Pál Weihe, Directeur du département de médecine et de santé publique sur l'archipel, à l'AFP.
 
Cette viande serait en effet impropre en raison de sa haute teneur en mercure et en polluants organiques persistants (POP) : ces substances affecteraient négativement le développement intellectuel et neurologique des Hommes et affaibliraient leur système immunitaire.
 
Les autorités de santé féringiennes avaient commencé en 1998 à alerter sur la viande de dauphins en demandant d’en limiter la consommation à un ou deux repas par mois. Dans le cas des femmes enceintes, il leur avait été demandé de s’abstenir complètement. En 2008, cette recommandation avait été étendue à l'ensemble de la population féringienne mais sans qu’elle soit suivie d’effets...

Grindadráp, tradition mortelle

Chaque année, l’eau vire au rouge sang. Suivant une tradition ancestrale, les Féringiens rabattent chaque été des familles entières de dauphins pilotes passant le long des côtes vers des criques. Une fois amenés vers la plage, ils sont brutalement tués à l’arme blanche où ils agonisent de longues minutes devant leurs congénères. Leur viande est ensuite distribuée à la population locale.
 
Cette tradition a encore de beaux jours devant elle : elle est légitimée par les autorités danoises sous couvert d'une sorte de dérogation culturelle accordée par le Danemark. De plus, elle continue d’être défendue par les politiques qui y voient une tradition écologique et respectueuse : « La question centrale du "grind", c'est que cela fait partie des ressources vivant dans nos eaux. Nous basons toute notre existence mais aussi notre État-providence moderne et ouvert sur le monde sur l'exploitation des ressources marines vivantes. Et nous considérons notre législation et tout notre système de chasse des cétacés comme le mode d'exploitation le plus durable qui soit », explique Høgni Hoydal, le ministre féringien de la Pêche.

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L'agonie en spectacle dans les bassins du Parc Astérix !

Publié le par Ricard Bruno

L'agonie en spectacle dans les bassins du Parc Astérix !

L'agonie en spectacle dans les bassins du . Femke, capturée au large de la Floride, se meurt sous les bravos... , arrêtez de tergiverser il faut agir maintenant, il y a urgence

VIDEO : CLIQUEZ ICI

Seulement, l'animal ne semble pas aller bien du tout! Il semblerait même que le dauphin, qui a été capturé en Floride selon la fondation, se laisse mourir "sous les bravos".

La fondation Brigitte Bardot écrit, en colère: "L'agonie en spectacle dans les bassins du Parc Astérix. Femke, capturée au large de la Floride, se meurt sous les bravos..."

Avant d'intepeller le ministre de la Transition écologique et solidaire: "Nicolas Hulot, arrêtez de tergiverser il faut agir maintenant, il y a urgence !"

Source e l'article : Cliquez ICI

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