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Pamela Anderson : l’association PETA nomme la star « personnalité de l’année 2018 »

Publié le par Ricard Bruno

Pamela Anderson : l’association PETA nomme la star « personnalité de l’année 2018 »

Au fil des ans, Pamela Anderson s’est imposée comme l’une des stars les plus attachées à la défense de la cause animale. Pour la remercier de son investissement et de ses nombreuses actions, l’association PETA vient de nommer la comédienne «  personnalité de l’année 2018 ».

L’année 2018 de Pamela Anderson aura bien évidemment été marquée par sa participation à la neuvième saison de Danse avec les stars. Pendant plusieurs semaines, la star d’Alerte à Malibu a délaissé la ville de Marseille, où son chéri Adil Rami est installé, pour fouler le parquet de la compétition avec brio, et ce, malgré plusieurs blessures. En dépit de sa détermination inébranlable, l’actrice de 51 ans s’est finalement inclinée aux portes des quarts de finale face au mannequin Terence Telle.

Extrêmement impliquée dans la défense de la cause animale, Pamela Anderson a par ailleurs multiplié les actions militantes cette année. Le 10 octobre dernier, la comédienne s’accordait une pause dans ses entraînements de Danse avec les stars pour contester l’élevage en cage. Brandissant un panneau doté du slogan « Je suis une Cage fighter », l’interprète de Barb Wire n’a pas hésité à s’enfermer place de la République, à Paris, pour mettre en avant l’association CIWF.

 

La fondatrice de PETA remercie Pamela Anderson pour son engagement

Quelques jours avant les fêtes de fin d’année, c’est l’organisation PETA que la star américano-canadienne a choisi de promouvoir sur les réseaux sociaux. Totalement nue dans une baignoire, Pamela Anderson a réclamé à travers un shooting réalisé pour l’association la fin de la captivité des animaux. Pour ces initiatives largement saluées par les internautes, la compagne d’Adil Rami vient d’être nommée « Personnalité de l’année 2018 » par PETA.

« Les animaux en France ont la chance de pouvoir compter sur Pamela Anderson pour dénoncer leurs souffrances et lutter pour y mettre fin. Nous remercions chaleureusement cette militante généreuse et bienveillante, qui utilise sa notoriété au profit de ceux qui ont le plus besoin d’être défendus » a déclaré Ingrid Newkirk, fondatrice de l’association, à travers un communiqué publié sur son site. Une victoire amplement méritée par la célébrité toujours prête à défendre les plus démunis, qui éclipse parfaitement sa défaite de Danse avec les stars, ainsi que son silence inquiétant pour l’anniversaire d’Adil Rami.

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Sauvetage de centaines de rongeurs dans un élevage de Lapte

Publié le par Ricard Bruno

Les animaux étaient destinés à approvisionner les animaleries.

Les animaux étaient destinés à approvisionner les animaleries.

Après l'arrêt brutal d'activité, à Lapte, dans un élevage de N.A.C (nouveaux animaux de compagnie), des associations, dont la Fondation Brigitte Bardot sont sur place depuis ce vendredi 9 heures pour tenter de sauver les rongeurs. Ces mêmes associations semblent un peu dépassées par le nombre impressionnant d'animaux. 

Depuis ce vendredi 9 heures, la Fondation Brigitte Bardot, épaulée par des représentants d'autres associations, comme 30 Millions d'amis et la SPA interviennent dans un élevage de N.A.C., nouveaux animaux de compagnie, à "Buniazet" dans la commune de Lapte. 

Ces animaux ne recevant plus de soins se devaient d'être sauvés. "L'abandon" est lié à une affaire bien plus dramatique. Jusqu'à ces derniers jours, l'élevage "Rongeurs du Velay" dont les animaux étaient destinés aux animaleries, était tenu par l'ex-compagnon de Sylvia Bouchet, cette femme retrouvée morte le mois dernier dans des circonstances dramatiques au barrage de Lavalette.  L'homme mis en examen est aujourd'hui détenu.

Les représentants de la cause animale, alertés par la direction des services vétérinaires, semblent avoir été surpris de trouver autant d'animaux et même reconnaissent être un peu dépassés. Il y en aurait sans doute plus de 2.000. 
Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot parle d'une "véritable usine à rongeurs". L'association pense parvenir à récupérer une centaine d'entre eux, lapins et cobayes en particulier, qui pourraient rejoindre un refuge en Normandie. 

"La sordide réalité des usines à lapins"

"Ces animaux réclament des soins particuliers auxquels nous ne sommes pas préparés", explique encore le représentant de la Fondation, laquelle ne sait donc pas où donner de la tête. Elle compte faire appel à d'autres associations et aux particuliers.  

Christophe Marie ajoute : « Derrière les vitrines des animaleries se cache la sordide réalité des élevages, usines à chiots, à lapins et autres peluches vivantes de plus en plus nombreuses à être abandonnées après avoir servi de jouets pendant les fêtes. Les lapins nains font partie des animaux les plus abandonnés en France. Alors que la Grande-Bretagne vient d’annoncer l’arrêt de la vente des chiots et chatons en animalerie, la Fondation Brigitte Bardot appelle le gouvernement français à prendre les mêmes dispositions, et à contrôler scrupuleusement les élevages qui se multiplient et amplifient un trafic que nous n’arrivons plus à endiguer. A quoi sert de considérer, en droit, l’animal comme un être doué de sensibilité si, dans les faits, il est réduit au rang d’objet de consommation ? ». 
Pour toute demande de renseignements ou d'adoptions s'adresser à : fbb@fondationbrigittebardot.fr
28, rue Vineuse - 75116 Paris
Tél. +33 (0)1.45.05.14.60
Fax. +33 (0)1.45.05.14.80

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De la viande de zèbre dans les supermarchés français choque les Internautes

Publié le par Ricard Bruno

De la viande de zèbre, vendue en supermarché. © Fondation 30 Millions d'Amis

De la viande de zèbre, vendue en supermarché. © Fondation 30 Millions d'Amis

Du zèbre d’Afrique du Sud est vendu en France par les supermarchés Auchan, Carrefour, Intermarché, Houra et Cora... Ces plats préparés ont choqué les internautes qui ont fait part – en nombre – de leur réprobation sur les réseaux sociaux. A l’heure où la biodiversité s’effondre, la vente au rayon alimentation d’un produit issu d’une espèce menacée d’extinction laisse perplexe. L’enquête de 30millionsdamis.fr.

Du zèbre au menu ! Cet hiver, les clients des magasins Auchan, Houra, Intermarché et Cora ont trouvé dans leurs rayons et sur les sites de vente en ligne des « Pavés de zèbre marinés au miel », vendus sous la marque Saveurs Forestières. La gamme, qui contient principalement du gibier (cerf, sanglier, lièvre, biche et chevreuil), présente également des produits exotiques tels que le zèbre, le bison ou encore l’autruche. D'autres marques comme Damien de Jong et Maître Jacques en proposent également, tout comme des marques distributeurs.

Les populations de zèbres des plaines ont fondu de 25 % en un quart de siècle

Parmi les trois espèces de zèbres, deux sont particulièrement en péril : le zèbre de Grévy et le zèbre des montagnes, respectivement « en danger » et « vulnérable » selon la liste rouge de l’Union internationale pour la protection de la nature (UICN). Le zèbre des plaines (Equus quagga), lui, est certes plus répandu mais tout de même classé « quasi-menacé ». Ses populations sont en déclin dans 10 pays sur 17, avec un nombre d’individus (un demi-million) qui a fondu d’un quart entre 1992 et 2016 et de 35 % rien qu’au Kenya.

Dans certains pays, les zèbres des plaines ne subsistent plus que dans les réserves protégées. Les principales menaces qui pèsent sur ces équidés sont l’exploitation des terres pour l’élevage, la chasse et le braconnage, et enfin les sécheresses accentuées avec les changements climatiques. Si leur peau est très recherchée pour son aspect décoratif, ce n’était auparavant pas le cas de leur viande, jugée peu goûteuse.

Un très mauvais signal envoyé aux consommateurs

Si elle choque aujourd’hui – dans un contexte où les Français sont de plus en plus sensibles au sort des animaux – la présence de viande de zèbre en supermarché ne date pas d’hier : en 2009, leparisien.fr documentait déjà l’arrivée des viandes de zèbre et de gnou aux côtés du kangourou, de l’autruche et du bison déjà disponibles. Selon capital.fr, la viande exotique ne représenterait en France qu’un repas par an et moins de 300 grammes par personne, contre 86 kg de viandes « classiques ». Les échanges de produits issus du zèbre ne font l’objet d’aucune réglementation particulière au niveau international.

Contacté par 30millionsdamis.fr, le groupe agroalimentaire français LDC (Saveurs Forestières, mais aussi Le Gaulois, Poulets de Loué ou encore Maître Coq et Marie) a confirmé que sa viande de zèbre provenait d’élevages sud-africains. Dans ce pays, où les populations sauvages de zèbre sont stables, l’élevage d’une race particulière (le zèbre de Burchell, NDLR) à des fins de consommation est autorisé. Mais sa vente dans nos supermarchés est un très mauvais signal envoyé aux consommateurs, donnant l’impression – éminemment fausse – que les populations de zèbres se portent bien dans leur milieu naturel.

De la viande de zèbre dans les supermarchés français choque les Internautes
De la viande de zèbre dans les supermarchés français choque les Internautes

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Brigitte Bardot en couverture de Var matin du 27 12 2018

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en couverture de Var matin du 27 12 2018

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Le site le Figaro live passe la ligne jaune et attaque Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Capture d'écran du 26 12 2018 à 18h21

Capture d'écran du 26 12 2018 à 18h21

Voilà ce qu’écrit le Figaro sur son site Internet dans une vidéo, je les cite « on a adorez-les détester en 2018 », ,,Dont Brigitte Bardot...quelle HONTE comment peut-on proférer de telles conneries à l’encontre de madame Brigitte Bardot…
Ma réponse sur leur site n’est pas encore validée


Bruno Ricard


Lien de l’article : cliquez ICI

 

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Info journal n°107 et Info jounal junior n°57 du 4ème trimestre 2018 de la Fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Info journal n°107 et Info jounal junior n°57 du 4ème trimestre 2018 de la Fondation Brigitte Bardot
Info journal n°107 et Info jounal junior n°57 du 4ème trimestre 2018 de la Fondation Brigitte Bardot
Info journal n°107 et Info jounal junior n°57 du 4ème trimestre 2018 de la Fondation Brigitte Bardot
Info journal n°107 et Info jounal junior n°57 du 4ème trimestre 2018 de la Fondation Brigitte Bardot

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En Grande-Bretagne, la vente de chiots et de chatons sera interdite dans les animaleries

Publié le par Ricard Bruno

En Grande-Bretagne, la vente de chiots et de chatons est interdite dans les animaleries

En Grande-Bretagne, la vente de chiots et de chatons est interdite dans les animaleries

Le gouvernement britannique compte bannir la vente de chiots et de chatons de moins de 6 mois afin de lutter contre les conditions d’élevage et la maltraitance de ces animaux de compagnies.

Le département de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales (Defra), a annoncé ce dimanche 23 décembre, que la vente de chiots et de chatons, âgées de moins de 6 mois ne sera plus autorisée. « Ceux qui voudront acheter ou adopter un chiot ou un chaton de moins de six mois devront soit se mettre en relation directement avec un éleveur, soit avec un refuge », déclare le département. Cette mesure a pour objectif d’empêcher l’exploitation et les mauvais traitements que les animaux de compagnies subissent dans les animaleries.

Ainsi, pour adopter un chiot ou un chaton de moins de 6 mois, il faudra passer par les lieux d’élevage professionnel ou les refuges animaliers.

Les animaleries ne seront autorisées qu’à traiter avec des refuges qui respectent le bien-être des animaux ou directement avec les éleveurs. Claire Horton, responsable d’un refuge pour chiens et chats à Londres, a déclaré que cette loi « assurera un bon départ dans la vie aux animaux de compagnie tant aimés dans le pays ».

95 % de la population favorable à cette loi

Cette interdiction est surnommée Lucy’s Law (la loi de Lucy), en hommage à une chienne maltraitée qui a été sauvée en 2013 d’une ferme à chiots. Après avoir passé la plus grande partie de sa vie dans une cage elle s’était retrouvée dans l’incapacité de mettre bas, ses hanches ayant fusionné à cause du manque d’exercice.

Dans un pays où 49 % de la population possède au moins un animal, soit 11,1 millions de chats, 8,9 millions de chiens, cette nouvelle est accueillie les bras ouverts par pratiquement tout le monde. D’après un sondage réalisé auprès de la population, 95 % des sondés étaient favorables à cette loi, qui sera mise en place l’an prochain.

Avec cette mesure, le Royaume-Uni, rejoint la Californie qui avait interdit il y a plus d’un an, la vente d’animaux issus de l’élevage dans les animaleries.

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Voici le miracle de Noël demandé par Bardot à Macron dans une lettre incendiaire

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot a apporté son soutien officiel aux gilets jaunes. Photo DR Twitter

Brigitte Bardot a apporté son soutien officiel aux gilets jaunes. Photo DR Twitter

Vidéosurveillance dans les abattoirs, lutte contre la chasse qui transforme la France en "centre de loisirs pour extermination d'animaux": l'ex-icône française Brigitte Bardot réclame au président Emmanuel Macron un "miracle" de Noël pour la condition animale, dans une lettre ouverte publiée ce mercredi.

"La protection animale en France est livrée à un total abandon, à un je-m'en-foutisme général de la part du gouvernement", tonne l'ancienne actrice et éternelle militante de la cause animale, âgée de 84 ans.

"Noël est un petit miracle pour certains et je crois aux miracles!", poursuit-elle. "S'il est difficile, parfois impossible, d'améliorer la condition humaine, il serait facile avec un peu d'attention, de compassion, de volonté d'améliorer la condition animale dont les souffrances muettes sont une honte pour la France", assure Brigitte Bardot.

Elle juge la vidéosurveillance "indispensable" dans les abattoirs, "lieux d'épouvante où 3 millions d'animaux sont sacrifiés chaque jour en France, dans des conditions de barbarie indignes et terrifiantes". Par ailleurs, elle accuse Emmanuel Macron d'avoir fait "allégeance aux chasseurs". "Vous faites de la France un Centre de loisirs pour extermination d'animaux", lui lance-t-elle.

"INDIGNE D'UN PRÉSIDENT"

Elle rappelle que 76 associations de protection animale, dont sa fondation, la Fondation Bardot, viennent de publier un appel contre "les abus de la chasse". "Vous avez le devoir de (le) prendre en considération", plaide-t-elle, en jugeant "indigne d'un président de fricoter, à la pêche aux voix, avec des individus d'une telle vulgarité, d'une telle cruauté".

Ces derniers mois, l'ancienne actrice a interpellé le président de la République à plusieurs reprises au sujet de la cause animale. Il l'avait reçue en entretien fin juillet et elle avait alors loué son "attention" et sa "bonne disposition". Mais en août, après des arbitrages sur la réforme de la chasse, elle s'était dite "furieuse" et l'avait accusé de se mettre "à genoux" devant les chasseurs.

Les chasseurs avaient obtenu du président Macron, qui a plusieurs fois exprimé son soutien à la pratique de la chasse, une baisse du permis national de chasse de 400 à 200 euros par an, qu'ils réclamaient depuis longtemps.

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Bon Noël à tous fidèles du blog Brigitte Bardot...

Publié le par Ricard Bruno

A l’occasion de la fête de Noël, le temps est venu de chasser les chagrins, les soucis et les douleurs et pour laisser place à l’amour, la joie et la bienveillance ! Je vous souhaite un Joyeux Noël ! Avec entre autre un cocktail de joie et bouchées surprises, un Velouté d’amitié et tartines de santé, un filet d’amour à la sauce folie douce, et pour finir une bûche d’harmonie et mignardises 100% tendresse…
Régalez-vous !!! sans souffrance animale, en un mot comme en cent, vivez votre vie...et surtout VIVA BB !

Bruno Ricard

Bon Noël à tous fidèles du blog Brigitte Bardot...

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Les souffrances des cobayes de plus en plus disséquées...

Publié le par Ricard Bruno

Des pistes alternatives aux expériences sur les animaux émergent et sont encouragées par la loi. Mais la transition tarde.

«Nous ne voulons pas être cette génération qui ressemblerait à celle qui a participé à la célèbre controverse de Valladolid où on se posait la question : "Est-ce que les Indiens ont une âme ?"» Cette phrase, entendue en octobre dans les locaux du Parlement européen à Paris, n’est pas sortie de la bouche d’un militant antispéciste radical, mais de celle du député européen Younous Omarjee (LFI). Le jeune élu introduit alors, au côté de son homologue Pascal Durand (EE-LV) une conférence intitulée «Comment accompagner la transition vers une recherche sans expérimentation animale ?» Cet objectif de remplacement total des animaux de labo par des méthodes substitutives est tout ce qu’il y a de plus officiel. Il est inscrit dans une directive européenne adoptée en 2010, qui assure que plus aucun animal vivant ne sera employé «dès que ce sera possible sur un plan scientifique» et qui a été transposée dans le droit français en 2013. En attendant, des millions d’animaux subissent chaque année des expériences. Souris (60 %), poissons (16 %), rats (9 %), lapins, volailles, et autres : 1,9 million de vertébrés et autres céphalopodes ont par exemple été utilisés en France en 2016, selon les derniers chiffres du ministère de la Recherche.

Alors que la validité même du modèle animal pour certaines recherches en santé humaine fait l’objet de débats, des spécialistes ont présenté leurs pistes de travail : solutions in vitro, organoïdes, microfluidiques, bio-impression, organes sur puces… Insuffisant aujourd’hui, assurent les tenants du modèle animal. Mais, ainsi que l’a pointé Laurence Parisot, actuelle administratrice de la fondation Brigitte Bardot, des actions peuvent être menées à «plus court terme» pour «mettre fin à la souffrance des animaux qui sont l’objet d’expérimentations». Sur le papier, la stratégie fixée par la directive est triple : rechercher et développer des méthodes alternatives, réduire le nombre d’animaux utilisés, et limiter les contraintes imposées aux cobayes. Les procédures doivent être autorisées par le ministère de la Recherche, qui s’appuie sur l’avis de comités d’éthique. «Aujourd’hui, la souffrance est prise au sérieux. Bien plus, soit dit en passant, que dans d’autres secteurs comme la gastronomie où on a le droit d’envoyer des animaux vivants dans l’eau bouillante, note le neurobiologiste Georges Chapouthier, directeur de recherche émérite au CNRS. Les chercheurs sont tenus de respecter des règles, et je dirais que pour une forte minorité d’entre eux la souffrance animale est un sujet important.»

Evaluation.Si la sensibilité des animaux est désormais scientifiquement et légalement établie, la définition et l’évaluation de leur souffrance reste un important sujet de controverse.

De la simple réaction à un stimuli (nociceptif) à la douleur voire à la souffrance qui implique une forme de conscience, la gradation est complexe. Chaque expérimentation fait l’objet d’une évaluation préalable lors de laquelle est annoncé le «niveau estimé de douleur». Ces expériences sont classées en quatre degrés de gravité selon «la douleur, la souffrance, l’angoisse» générées : légère (39 % des procédures), modérée, sévère (17 %) ou sans réveil (6 %). Dans ce dernier cas, l’animal qui a été anesthésié ne reprend pas conscience.

Sont par exemple considérés comme «légères» des «biopsies de l’oreille et de la queue», l’«implantation sous-cutanée non chirurgicale de pompes miniatures», le confinement pendant moins de vingt-quatre heures… Dans la catégorie «modérée» : des actes de chirurgie sous anesthésie comme «thoracotomie, craniotomie […] transplantation d’organes avec gestion du rejet». Les procédures «sévères» doivent, elles, faire l’objet d’une appréciation rétrospective, et renvoient à «une douleur, une souffrance ou une angoisse intense», ou «modérée» mais «de longue durée». On parle là par exemple de «chocs électriques auxquels l’animal ne peut échapper», d’un «stress d’immobilisation en vue de provoquer des ulcères gastriques ou une défaillance cardiaque chez le rat» ou d’«essais de toxicité dont le point limite est la mort».

Contravention.Au quotidien, les scientifiques fixent la marche à suivre au moment où la douleur doit être arrêtée ou diminuée : arrêt du processus, traitements destinés à réduire la douleur ou euthanasie si le bien-être futur des animaux est compromis. La directive précise néanmoins qu’une procédure ne doit pas être exécutée «si elle implique une douleur, une souffrance ou une angoisse intense susceptible de se prolonger sans rémission possible». Théoriquement, les manquements aux consignes peuvent être détectés par des contrôles et la directive réclame des peines «dissuasives». Dans les faits, le non-respect des règles peut entraîner la fermeture d’un établissement et une contravention de la quatrième classe, ne pouvant dépasser 750 euros. «Il y a des contrôles, et il pourrait y en avoir plus, mais c’est très difficile de mettre un inspecteur derrière chaque expérience. Il n’y a guère que le chercheur lui-même qui peut savoir si ce qu’il fait est légitime ou pas», développe Georges Chapouthier, qui estime que la priorité est de développer «la formation éthique qui reste très insuffisante».

Pour entamer la transition, de nouvelles règles pourraient permettre d’améliorer le bien-être des animaux, notamment avant et après les expérimentations. «Ils souffrent autant qu’en 2010, dénonce Muriel Obriet, membre de la commission condition animale d’EE-LV. Or de nombreuses méthodes alternatives ont émergé. Elles doivent être développées et devenir obligatoires.» Une commission d’enquête parlementaire sur l’expérimentation animale, réclamée de longue date par les associations, pourrait être mise en place début 2019. 

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