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Livre “Et ils créèrent Saint-Topez”

Publié le par Ricard Bruno

Livre “Et ils créèrent Saint-Topez”

Merci à mon ami Daniel Angeli pour cette information

Vous pouvez vous procurer ce livre directement auprès de l'éditeur :

https://eternity-editions.com/product/et-ils-creerent-saint-topez/

“Et ils créèrent Saint-Topez”

49,00

“Et ils créèrent Saint-Tropez”

Un livre dédié aux belles années tropéziennes et aux nombreuses stars qui ont fréquenté ce village mondialement connu.

Vous y trouverez des photos inédites prisent par le “roi des Paparazzi”.

Cet ouvrage a pour objectif de collecter des fonds pour l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque Enfants du Monde.

En partenariat avec le Grand Prix Photo Saint-Tropez 2019.

Livre de 165 pages, couverture rigide, cousu main.

Délais de livraison: 10 jours 

Vente aux enchères caritative de photographies
organisée par le Grand Prix Photo Saint-Tropez

au profit de l’association « Mécénat Chirurgie Cardiaque, Enfants du Monde »

le 20 août 2019 (18h) au Château de la Messardière
2 route de Tahiti, Saint-Tropez

Site du château de la Messardière Cliquez ICI

Vente dirigée par la maison de vente Auction Art Rémy Le Fur & Associés

Catalogue et ordre d’achat sur :
www.auctionartparis.com

Télécharger le catalogue au format .pdf :
Catalogue 2019

Catalogue et participation en ligne :
www.drouotlive.com

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Les organisateurs de la fête du chien de Barjols menacés de mort après les critiques de Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

La fête du chien se tient ce week-end à Barjols. Photo archives Var-matin

La fête du chien se tient ce week-end à Barjols. Photo archives Var-matin

Brigitte Bardot a dénoncé dans une lettre la fête du chien de Barjols, qui est selon elle un "hymne aux chasses les plus arriérées et cruelles". Le président de l'association en charge de l'organisation de l’événement a reçu plusieurs menaces de mort.

"Je suis abattu. Comment peut-on en arriver là?". Daniel Gervasoni est le président de l'association Salon de la Chasse, en charge de l’organisation de la Fête du chien prévue dimanche à Barjols.

 

>>RELIRE. Brigitte Bardot dénonce la fête du chien de Barjols, "hymne aux chasses les plus arriérées et cruelles"

Depuis la publication de la lettre de Brigitte Bardot, il a reçu des menaces de mort sur téléphone portable ainsi que des appels anonymes.

Accompagné du maire de la commune, Benjamin Demirdjian, il a prévu de déposer plainte, demain, auprès de la gendarmerie.

L'occasion également pour la municipalité de demander des renforts pour encadrer l'événement de dimanche.

Des appels à la manifestation ont été relayés du côté des défenseurs des animaux.

Dans le même temps, la fédération de chasse, par l'intermédiaire de son président département, a appelé à la mobilisation des chasseurs.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Leur vie est un feuilleton Brigitte Bardot, l'âme blessée

Publié le par Ricard Bruno

Les coups de gueule de la célébrissime amie des bêtes suscitent chaque fois le tollé. Comme, jadis, ses apparitions de star provoquaient l'hystérie. Toute son existence, B. B. a cultivé sa foi en une liberté qui ne peut s'exprimer que dans la transgression. Le Vif/L'Express l'a rencontrée au sein de sa fondation parisienne puis dans son refuge tropézien.

Leur vie est un feuilleton  Brigitte Bardot, l'âme blessée

Où l'on soupçonne que derrière les colères, les coups de gueules et les insultes se cache la détresse d'une femme qui a voulu donner sens à sa vie et n'a pas trouvé la paix

A 84 ans, elle a toujours cet air mutin et faussement innocent qu'arborent les petites filles quand elles ont fait une bêtise dont au fond elles sont assez satisfaites. Au printemps dernier, Bardot a encore dégainé une énormité. Scandalisée par la " barbarie " des traitements infligés aux animaux par certains à La Réunion, elle a écrit au préfet pour dénoncer les chiens " faméliques ", les chats errants " euthanasiés ", les " fêtes indiennes avec décapitations de chèvres et de boucs en offrandes à leurs dieux ", et lui rappeler que la cruauté envers nos amies les bêtes est un délit. Mais elle a dérapé, qualifiant les Réunionnais de " population dégénérée " : " Les autochtones ont gardé leurs gènes de sauvages. Tout ça a des réminiscences de cannibalisme des siècles passés. "

Elle avoue n'avoir jamais compris sa répulsion à l'idée de la maternité.

Tollé. Le préfet, le président de région, celui de l'Association des maires du département et SOS Racisme portent plainte. Le délégué local de la Fondation Brigitte Bardot, aux manettes depuis vingt-cinq ans, remet sa démission. Et les réseaux sociaux traitent la star de " vieille folle ". Ce 22 mars 2019, à Paris, au siège de sa fondation éponyme, B. B. joue les imperturbables. " Ah non, je ne vais pas m'excuser ! Il y a vingt-quatre ans que je me bats pour que cette île du diable change ses façons de traiter les animaux. Pour qu'on arrête de leur faire du mal, j'ai rencontré tous les ministres des Domaines et Territoires français d'Outre-mer. J'ai reçu des centaines de courriers me suppliant d'agir. L'autre jour, une femme m'a envoyé une lettre détaillant ce qu'elle avait vu là-bas : huit pages d'horreurs. A ce moment-là, la révolte sourde qui couvait en moi a explosé et j'ai commis cette lettre. "

Une enfance sous la férule de parents intransigeants.

Une enfance sous la férule de parents intransigeants.

Elle a déjà été condamnée cinq fois, entre 1997 et 2008, pour incitation à la haine raciale. Le 24 mars, sous la pression des responsables de sa fondation, elle rédige des excuses publiques, tout en râlant dans son communiqué : " On sanctionne violemment mes mots et non les actes qui les ont provoqués. " Mais elle se repent d'avoir " blessé ceux qui ne blessent pas les animaux ". Vite, elle se reprend. " Si on n'est pas vindicatif à la limite de l'insolence, on n'est pas écouté ! " Et ça vaut pour toute son existence, cette foi en une liberté qui ne peut s'exprimer que dans la transgression. Voilà la jeune B. B. ressuscitée, la star qui aimait tant choquer le bourgeois, l'impulsivité pour moteur, le désir pour horizon, l'incapacité d'obéir aux convenances, la rigolade face aux diktats et la ruée vers les gros mots.

Le cou ceint d'un ruban de velours, une fleur corail dans ses cheveux relevés en chignon, pantalon et pull noirs, elle a soudain un regard terriblement triste, comme si elle était à jamais incomprise, comme si elle ne savait plus quoi faire de sa colère, de son sens de la repartie et de cette soif d'amour qu'elle dit n'étancher qu'auprès des animaux. " J'ai obtenu quoi ? Les esprits ont changé, oui. Mais ce ne sont pas les gouvernements qui ont changé les esprits. " Elle a reçu une invitation d'Emmanuel Macron au printemps 2018. Elle est allée le voir à l'Elysée, le 23 juillet suivant. " Vous allez m'engueuler ? ", s'inquiète-t-il en l'accueillant. " Son chien, le labrador Nemo, a posé la tête sur mes genoux et il l'y a laissée tout le temps de l'entretien. J'aurais bien aimé que Macron fasse pareil ! " Bon, l'épouse du président a fini par arriver. " C'était le jour de la Sainte- Brigitte. Je lui avais apporté un petit cadeau, une robe en soie qu'on met au sortir de la piscine ", dit-elle de sa voix légèrement traînante. A Macron, elle a tout expliqué, en particulier la nécessité de baisser la TVA sur les soins vétérinaires, son hostilité à l'hippophagie et son combat contre l'abattage rituel des animaux sans étourdissement. " On devait se revoir en décembre, pour qu'il m'annonce ce qu'il avait pu faire pour moi. Mais dès que j'ai eu le dos tourné, il a fait des cadeaux aux chasseurs, le permis à moitié prix, etc. Et je n'ai pas eu de rendez-vous, rien du tout. Je n'ai plus le temps d'attendre. Je suis vieille, maintenant. C'est pour ça que j'ai été aussi insolente dans cette lettre. Je ne veux pas mourir sans avoir obtenu quelque chose. "

Une enfance sous la férule de parents intransigeants. © photos : Alex QUINIO/getty images

ÉPISODE 2

Où, pour la comprendre, on accompagne la protectrice de tous les animaux dans l'Arche de Noé qu'elle a construite

A Saint-Tropez, dans sa propriété de La Garrigue - à trois kilomètres de La Madrague, où B. B. dort -, tout n'est que calme et douceur. Comme à l'issue de notre entretien parisien, elle nous serre dans les bras à notre arrivée et nous enjoint de visiter " la maison de Blanche-Neige ", dont elle a dessiné les plans en 1978. La maison est minuscule, si basse qu'elle se noie dans les arbres. Cinq ou six chats se prélassent sur le lit. Les chiens se baladent dans la cuisine comme chez eux. Dehors, sur trois hectares à l'abri des regards, des chevaux, des ânes, des poules, des oies, toute une arche de Noé. C'est dans cet éden animalier que Bardot vient à midi, chaque jour, comme au bureau, voir ses bêtes et travailler. Surtout aux beaux jours, quand La Madrague devient " invivable " et que les fans affluent à pied, en bateau ou à la nage. " Un soir, j'ai trouvé un homme en maillot de bain allongé sur mon canapé. Il se tapait un whisky ! " L'été, pas question de s'éterniser sur la terrasse. " Les plaisanciers jettent l'ancre devant chez moi. Les touristes admirent La Madrague comme si c'était la tour Eiffel. " Dix-sept fois par jour, les embarcations font escale à quelques mètres. Et Brigitte entend alors le récit de sa propre vie déversé par les haut-parleurs.

Elle aurait pu se contenter d'être ce mythe dont ils parlent. Se vautrer dans la jouissance d'incarner un fantasme éternel. Se rengorger au souvenir d'être passée pour une icône féministe aux yeux des filles des années 1960, sous l'oeil attendri de Sagan et Beauvoir. Mais " ce sont les autres qui ont dit tout ça. Pas moi ! La célébrité m'a permis de sauver des animaux. " Elle essaie d'admettre qu'elle a eu une vie " exceptionnelle, riche en voyages ", alors qu'elle pleurait souvent à l'idée de quitter son amoureux du moment pour des tournages qui la " barbaient ". " J'ai rencontré plein de gens extraordinaires qui m'ont cassé les pieds. " Au début, c'était " charmant ", " formidable ". Mais très vite, elle s'est retrouvée prisonnière de son image, de son corps, des obligations mondaines, des paparazzis. " Encore maintenant. Je ne peux pas aller m'acheter une paire de chaussures sans que les gens s'agglutinent derrière la vitrine. Ça me fait chier. " Elle ne sort plus. Elle se cloître au couvent des animaux.

La foule, a-t-elle écrit, " je la hais, je la fuis, et elle me fait peur ". Un jour, elle rend visite à une amie hospitalisée. Dans l'ascenseur, une soignante portant un plateau lui hurle au visage : " Vous nous prenez tous nos hommes, ça ne vous suffit jamais ? Vous êtes une salope ! Je vais vous crever les yeux ! " Et elle lui plante une fourchette dans le bras avec lequel l'actrice se protège le visage. " Maintenant, sourit B. B., toutes ces femmes qui m'ont haïe sont les plus extraordinaires soutiens de la condition animale. "

Assise bien droite, elle lâche presque avec indifférence : " J'ai toujours été seule ou avec des hommes qui ne m'aimaient pas pour ce que j'étais ; ils ne voyaient que la star. " Enfant, elle collectionnait les peluches et courait dans la cave sauver les souris pourchassées par son père. Aujourd'hui, elle assure que seuls les animaux l'aiment inconditionnellement. Et c'est réciproque. A La Garrigue, on ne rencontre que des rescapés. Tous lui doivent la vie. Et quand ils mourront, on les enterrera ici, avec une croix blanche, comme toutes celles qui hérissent le terrain. Elle aussi sera enterrée ici, avec eux. " Je suis des leurs. J'aime la nature, pas le bruit. J'aime les choses simples. Je ne demande rien que de la tendresse, de la gentillesse, de la compréhension. "

En 1965, avec son père Louis Bardot, un industriel. © belgaimage

ÉPISODE 3

Où l'on apprend que son père lui a infligé une fessée publique à 16 ans et demi et qu'elle est aussi dépendante de l'homme de sa vie qu'un bon chien de son maître

Après avoir embrassé Vadim pour la première fois, à 15 ans, un jour où elle avait séché le lycée, Brigitte demande : " Est-ce que je suis une vraie femme ? " Le jeune assistant de cinéma répond : " A 25 %. " La seconde fois, c'est " 55 % ". La troisième fois, quand elle repose la question, il annonce : " 100 % ! " Elle file, nue, à la fenêtre crier aux passants : " Je suis une vraie femme ! " Tout Bardot est déjà là : la joie de vivre, l'hédonisme, la provocation, la spontanéité. Cinquante ans plus tard, dans ses Mémoires, le cinéaste raconte que l'apparente décontraction de B. B. cache des peurs, des angoisses, un " don pour le malheur qui faillit souvent la conduire au bord de la tragédie ", elle qui, en pleine gloire, multipliait les tentatives de suicide.

Son ami, Alain Bougrain-Dubourg, la filme avec ses chiens, à la fin des années 1970. © m. simon/paris match/scoop

De son passé sous les projecteurs elle parle comme d'une coquille vide. " J'étais en proie à des interrogations terrifiantes et mystiques, et tout ça se traduisait par une superficialité sans intérêt qui me laissait détruite. " Elle court après la passion, se cherche en vain dans le regard de ses amants, sommés de la rassurer. " J'avais toujours peur de ne pas être à la hauteur. Et je me pensais moche. " Vadim affirmait que son ex-femme, à 50 ans, n'avait " jamais accompli la transition avec le monde adulte ". Bernard d'Ormale, mari de Brigitte depuis vingt-six ans, renchérit : " C'est une petite fille. " Elle ne dit pas autre chose. " Je suis indépendante comme les animaux, mais j'ai toujours été dépendante de l'homme avec lequel je vivais. Je suis un chien, j'ai besoin d'appartenir. "

Elle ne s'est jamais remise de la répudiation infligée par ses parents quand elle avait 7 ans. En jouant à cache-cache avec Mijanou, sa soeur de 4 ans, elles ont cassé une précieuse potiche chinoise. Le soir, le père leur administre à chacune vingt coups de cravache. Et la mère prévient : " A partir de maintenant, vous n'êtes plus nos filles, vous êtes des étrangères et, comme les étrangers, vous nous direz "vous". Vous n'êtes pas ici chez vous, mais chez nous ! " Avec ses premiers cachets, elle s'achètera une maison, puis une autre. Un chez-soi, enfin. " A compter de ce jour, j'ai été en perpétuel conflit avec mes parents ", raconte Brigitte. Industriel, son père possède les usines Bardot, qui produisent notamment de l'air liquide. Sa mère, maniaque et raide, orchestre dans le XVIe arrondissement parisien un grand appartement sombre, dont elle clôt perpétuellement rideaux et volets de peur des microbes. L'un et l'autre ne plaisantent pas avec les principes. Une morale de " diplodocus ", gémit Brigitte, quand elle tombe amoureuse de Roger Vadim. L'une des amies de sa mère l'avait convaincue de laisser la petite poser pour Elle, en tant que " jeune fille du monde ". Vadim remarque cette jolie brune au corps parfait, en parle au metteur en scène Marc Allégret, qui veut lui faire faire un bout d'essai. Drame chez les Bardot, où l'on n'accorde la permission de minuit à Brigitte qu'une fois par mois. Le cinéma, c'est pour les " filles de mauvaise vie ". Les parents posent des conditions draconiennes.

Brigitte n'a pas spécialement envie de faire du cinéma. A cet âge adolescent, elle rêve encore d'être danseuse étoile. Elle a décroché un premier accessit au Conservatoire. Mais elle est folle de ce jeune homme qui ne ressemble pas à son milieu. Vadim l'oxygène. Il a de l'humour et se fiche des conventions. Elle abandonne la danse et choisit le cinéma pour rester dans son orbite. Trop soif d'affection. Les amis de Vadim aiment bien la petite. Elle rencontre Colette, Cocteau, Gréco. Tous ces gens ne savent pas que, pour être revenue d'un bal trente minutes après minuit, heure prescrite, elle a reçu sa dernière fessée paternelle à 16 ans et demi, jupe relevée, sous les yeux effarés de l'étudiant de bonne famille qui lui avait servi, ce soir-là, de cavalier autorisé. Un an plus tard, Louis Bardot sort son revolver pour menacer Vadim : " Si vous touchez à ma fille, je vous tue. " Les tourtereaux couchent ensemble depuis deux ans.

Brigitte a définitivement la certitude d'être le vilain petit canard de la famille. Sa soeur Mijanou, la préférée, est tellement mieux. " Elle était beaucoup plus jolie que moi, affirme B. B. encore aujourd'hui. J'avais un appareil dentaire, des lunettes et 1/10 seulement à un oeil. " En outre, à l'Institut de la Tour, l'établissement catholique où les filles sont inscrites, sa docile cadette travaille très bien. " Moi, je faisais partie de ce qu'on appelait en classe "le trio des gourdes" ".

Devenue riche grâce au cinéma, elle s'offre La Madrague, une maison de pêcheurs à Saint-Tropez. © g. dudognon/adoc-photos

ÉPISODE 4

 

Où l'on voit défiler les maris, les amants et le refus de vivre dans un pays " nazi " d'une femme si maternelle et pourtant si longtemps mauvaise mère

En insistant pour offrir une part de tarte aux poireaux, elle qui ne mange rien, Bardot prétend que sa seule ambition, en acceptant ses premiers rôles, était de s'acheter " une ferme dans laquelle on ne tuerait pas les animaux ". Devenue célèbre avant d'être connue, elle fait pourtant du cinéma sans conviction. " Je n'ai jamais été actrice dans l'âme. " Toujours cette peur d'être nulle. Et le métier l'ennuie. Elle se fait désirer, laisse poireauter les journalistes, se fait pardonner par son sens de la formule. " Quelle personnalité admirez-vous le plus ? ", lui demandent les Anglais. " Sir Isaac Newton. " Pourquoi ? " Il a découvert que les corps pouvaient s'attirer. " Elle se teint en blond, laisse courir ses cheveux ou les ramasse en choucroute, et s'invente un style, ballerines, vichy, bikini et tops moulants. L'incroyable cohue qu'elle provoque partout où elle passe l'amuse cinq minutes puis l'épouvante sans jamais vraiment panser son ego trop gourmand d'ex-petite fille blessée. Mais elle devient riche. Son mari affirme qu'elle a été une année exemptée d'impôts par Giscard parce qu'elle avait rapporté à la France plus que la Régie Renault. Elle s'offre La Madrague, minuscule maison de pêcheurs à Saint-Tropez, puis une seconde demeure à Bazoches, près de Paris. Là, elle recueille Nénette, son premier mouton, et l'âne Cornichon, sauvés de l'abattoir. Elle enchaîne les films et les amours. Vadim, Trintignant, Bécaud, Sacha Distel, Sami Frey, Bob Zagury et bien d'autres, y compris des inconnus. Brigitte n'est pas snob. Sa mère, elle, tord le nez. " Elle me reprochait de collectionner des mochetés, des commis pâtissiers. "

En 1952, âgée de 18 ans, la " petite " épouse le cinéaste Roger Vadim. © reporters

De ses quatre mariages, seul celui avec Gunter Sachs ravit la mère. Trois ans, guère plus. Le milliardaire menace Brigitte de divorcer si son amant, Serge Gainsbourg, diffuse la chanson qu'il lui a écrite, Je t'aime moi non plus. Elle s'incline. Ils divorcent tout de même. L'union avec Jacques Charrier, elle, se termine sur une catastrophe. B. B. est enceinte. Elle ne veut pas être mère. La pilule n'existe pas. A 24 ans, elle a déjà subi deux avortements. Cette fois, elle ne trouve personne pour l'aider. Elle est une célébrité planétaire, c'est risqué pour un médecin, d'autant que Charrier s'y oppose. Pour échapper aux paparazzis, ses proches organisent l'accouchement à la maison. Nicolas naît avenue Paul-Doumer, près du Trocadéro, dans un appartement en état de siège, cerné de téléobjectifs braqués depuis les chambres de bonne louées par les médias. Sa mère vit sa naissance comme un " cauchemar ". Elle rejette le bébé quand on le lui met sur le ventre : " Je m'en fous, je ne veux plus le voir. " Inconséquente, impatiente, c'est elle qui a le sentiment, dès les premiers mois, que son enfant ne l'aime pas. Elle est perdue, à la dérive. Quarante ans plus tard, elle remue le couteau dans les plaies en lâchant dans ses Mémoires, Initiales B. B. (Grasset) : " C'était un peu comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin. [...] Il fallait que j'assume à vie l'objet de mon malheur. " Dans une interview, elle en rajoute : " J'aurais préféré accoucher d'un petit chien. " Furieux du déballage, Jacques Charrier et son fils, qui a été élevé par son père, portent plainte. L'ex-actrice est condamnée.

" Elle est très maternelle ", assure pourtant Christophe Marie, venu tout jeune proposer ses services à la Fondation Brigitte Bardot, dont il est maintenant le porte-parole. Pour son anniversaire, à ses débuts, elle lui a offert sa première voiture, " une surprise ". Elle avait un jour fait pareil avec sa doublure de cinéma, en apprenant qu'elle s'épuisait dans les transports en commun. En 1964, émue sans la connaître par le sort de Joséphine Baker, expulsée de son château des Milandes avec ses onze enfants adoptifs, B. B. signe un gros chèque et se fait inviter à la télévision pour lancer un appel aux Français. Elle avoue n'avoir jamais compris sa répulsion à l'idée de la maternité. Encore faut-il avoir envie de grandir, pour changer de rôle. Léger mouvement de menton : " J'aurais moi-même eu besoin d'une maman, d'un mentor, de quelqu'un sur qui m'appuyer. "

Mais son éducation lui a forgé un caractère. A 21 ans, elle refuse un film de la Warner en apprenant l'exécution d'Ethel et Julius Rosenberg, communistes accusés d'espionnage par le gouvernement américain. En 1961, vers la fin de la guerre d'Algérie, l'OAS lui dépêche une lettre comminatoire, exigeant qu'elle lui verse un " impôt " de 50 000 francs français. Post-scriptum : " L'inexécution de cet ordre amène l'entrée en action des Sections spéciales de l'OAS. " En clair, une menace d'attentat. " J'ai été la première à porter plainte ", croit savoir l'actrice, qui expédie Nicolas en Suisse et envoie la lettre de l'OAS à L'Express. L'hebdomadaire, qui milite pour l'indépendance de l'Algérie, la publie, ainsi qu'une missive de B. B. : " Les auteurs et inspirateurs de ce genre de lettres seront rapidement mis hors de nuire s'ils se heurtent partout à un refus net et public. [...] Moi, je ne marche pas, parce que je n'ai pas envie de vivre dans un pays nazi. " Elle avoue aujourd'hui : " J'ai été terrorisée pendant des semaines. "

En 1976, trois ans après ses adieux au 7e art, B. B. part en guerre contre le massacre des bébés phoques. © Getty images

ÉPISODE 5

Où l'on découvre qu'elle échappe à l'amour obsessionnel du public pour une autre qu'elle-même, en remplissant sa Rolls de chats et de chiens abandonnés à la SPA

Pour le numéro 1, en 1959, de Cinq Colonnes à la une, la première grande émission de reportages de l'histoire de la télé française, Pierre Lazareff et Pierre Desgraupes l'invitent. L'air grave, un bandeau dans les cheveux, l'actrice explique d'un ton modeste qu'elle est venue dénoncer " cette horreur ", les méthodes d'abattage des veaux, des moutons et des chèvres " qui n'ont pas changé depuis le Moyen-Age ". On les égorge, " le sang s'écoule entraînant la mort, pendant trois, quatre ou cinq minutes ". Aux " tueurs " des abattoirs que lui présente Desgraupes sur le plateau, elle suggère d'utiliser un pistolet " étourdisseur " pour éviter aux bêtes de souffrir. L'abattage sans étourdissement est interdit cinq ans plus tard. Une dérogation est accordée pour raisons religieuses.

La naissance de Nicolas, qu'elle a eu avec Jacques Charrier, est vécue comme un " cauchemar " par l'actrice. © reporters

Bardot est reprise dans le tourbillon de la célébrité. Sculptée par Aslan en 1968, la voilà en Marianne posée sur les cheminées des mairies. Mais quoi ? Marre de passer pour " une ravissante idiote ", titre du film d'Edouard Molinaro, sorti en 1963. Marre de se faire traiter de " putain " dans la rue et d'incarner le vice aux yeux de l'Eglise, qui a affiché sa photo à cet effet à l'Expo universelle de Bruxelles. Marre de s'ennuyer sur les tournages. D'être adulée pour de mauvaises raisons. " Je prenais des boîtes entières de somnifères. Cette existence telle que je la vivais n'était pas ce que je voulais. " Un jour, elle passe à la SPA, cale une douzaine de chiens et de chats dans sa Rolls et fait le tour des studios : " J'arrête les tournages si vous ne recueillez pas l'un de ces animaux ! "

En 1973, elle accepte le rôle que lui offre Nina Companeez dans Colinot trousse-chemise. Une chèvre figure dans le film. En coulisse, la dame qui l'a amenée chuchote à Brigitte : " Dépêchez-vous, je fais un méchoui dimanche pour la communion de ma petite-fille. " C'est le déclic. Dans sa loge, la tête d'affiche se regarde dans le miroir et se trouve risible dans son accoutrement moyenâgeux. " Entre la vie de la chèvre et la connerie de ce que je fais, il n'y a pas à choisir, songe-t-elle. Je sauve la chèvre et j'abandonne le cinéma. " Elle l'annonce sur-le-champ à une journaliste qui passait par là, ramène la chèvre dans son hôtel 4 étoiles, et la fait dormir sur son lit avec sa petite chienne. Coup de pub, dit-on. Ou de blues. Elle a un tournage prévu avec Marlon Brando. Mais Brigitte Bardot prend sa retraite à 38 ans. Elle veut donner un sens à sa vie. Et pour elle, rien ne vaut la défense des animaux. Eux seuls lui procurent le sentiment d'être une bonne personne.

Reçue à l'Elysée, en juillet 2018, elle plaide la cause animale auprès des époux Macron. © photo news

Elle fait le vide autour d'elle, flotte. Plus que jamais, la solitude lui est alors insupportable, " même cinq minutes ", précise François Bagnaud qui, fan depuis ses 13 ans, a publié en avril dernier un recueil des répliques de son amie, Du tac au tac ! (The Book Edition). L'ex-star s'initie à son nouveau métier auprès de la SPA. En 1976, elle part en guerre contre le massacre des bébés phoques et s'envole sur la banquise avec l'écologiste suisse Franz Weber. Elle crée son association de défense des animaux, qu'elle transforme en fondation sur les conseils de Charles Pasqua, alors ministre français de l'Intérieur. Elle vend tous ses biens mobiliers, les bijoux offerts par Gunter, sa première guitare, ses robes de mariée. Et elle donne ses maisons à sa fondation. " Pour La Madrague, j'ai demandé la permission à Nicolas. Il héritera de La Garrigue. " Ils ne sont plus fâchés, elle revoit une fois l'an son fils, qui vit à Oslo, mais vient l'été à Saint-Tropez. Ses petites-filles ne parlent pas français.

Cette fois, B. B. a trouvé sa voie. Créée en 1988, reconnue d'utilité publique en 1992, la fondation Brigitte Bardot revendique maintenant environ cent salariés, 500 bénévoles, fait tourner trois refuges dont son ancienne maison de campagne, met en pension une quantité d'animaux dans des familles d'accueil, et soutient une multitude d'actions et d'associations en France et à l'étranger. Une vraie force de frappe, alimentée au fil des ans par 75 000 donateurs, surtout des legs. Un chiffre d'affaires " autour de 15 millions d'euros ", d'après son porte-parole. Laurence Parisot, ancienne patronne du Medef, et Sylvie Rocard, la veuve de Michel, sont au conseil d'administration.

En février dernier, elle débarque, sans être invitée, dans une réunion des gilets jaunes à Fréjus. © p. panchout/photopqr/nice matin

Bardot n'a jamais cessé de batailler avec une " volonté de fer ", selon son expression, ponctuant ses colères de " merde ", de " j'en ai plein l'cul ", de menaces de quitter la France si celle-ci ne l'entend pas. " Au lieu de se réjouir de ses victoires, elle ne voit que ce qui n'avance pas, observe un proche, on dirait que c'est son moteur. " Sa vindicte, B. B. l'a aussi beaucoup dirigée contre elle-même. Dans ses Mémoires qu'elle a mis vingt ans à rédiger de sa propre main au feutre bleu - interdit à l'éditeur d'y toucher un mot ! -, elle se couvre d'épithètes peu flatteuses. Se jugeant tantôt " grotesque ", tantôt " paresseuse ", elle écrit : " C'est fou ce que j'ai pu être conne dans ma vie ! "

Elle veut sauver les animaux, mais c'est elle qu'elle cherche à sauver en invectivant la terre entière. Quand ses hanches lui permettaient encore de marcher sans cannes anglaises, elle montait au petit sanctuaire qu'elle a fait construire à La Garrigue, en haut de son terrain. Là, devant les centaines d'images pieuses entourant la statue de cette Vierge qu'elle adule, on l'entendait parfois houspiller Marie et la supplier de mettre les bouchées doubles. Mais c'est Brigitte que ses adeptes ne sont pas loin de prendre pour une sainte, en gravant de gros " mercis " sur le tronc de l'eucalyptus, devant le portail de La Madrague. Brigitte qui sait prendre son téléphone pour s'inquiéter de ceux qui lui demandent de l'aide. Brigitte qui, sans être invitée, débarque avec ses béquilles dans une réunion des gilets jaunes à Fréjus. Brigitte qui nous met dehors : " Allez voir mes animaux ! "

Comme si nous devions vérifier de visu que, après avoir si souvent menacé de mourir, elle avait eu raison de rester en vie.

Source de l'article : Cliquez ICI

Massacre à la ferme pédagogique des animaux frappés à mort

Publié le par Ricard Bruno

Une ferme pédagogique de l'Aube a subi un terrible massacre dans la nuit de dimanche à lundi.

Photo d'illustration domaine public

Photo d'illustration domaine public

Un véritable massacre. L'un des employés d'une ferme pédagogique de Méry-sur-Seine (Aube) a découvert lundi matin une véritable scène d'horreur. Sur la vingtaine d'animaux que compte l'établissement, seulement six étaient encore en vie, les autres ayant été frappés à mort, rapporte L'Est-Éclair.

"Les animaux ont été massacrés à coups d'objets ou de pierres", explique au Parisien la directrice de la ferme, Nathalie Kabbani.

Au moins une brebis, un lapin argenté de Champagne, plusieurs volailles dont des canards ont été tués. Deux poules, une brebis et une truie traumatisée ont survécu.

Massacre à la ferme pédagogique des animaux frappés à mort

Le ou les malfaiteurs ont aussi tenté de s'en prendre au centre équestre à proximité, qui accueille 45 animaux. Ils ont libéré des poneys, dont 13 ont été retrouvés en-dehors de leur enclos, mais heureusement n'ont pas été blessés.

Des canettes de bière ont notamment été découvertes sur les lieux.

Une cagnotte de soutien

La gendarmerie a ouvert une enquête. La Fondation 30 millions d'amis et la Fondation Brigitte Bardot se sont portées parties civiles.

Une cagnotte en ligne a été lancée en soutien à la ferme pédagogique, qui appelle également aux dons de matériel ou d'animaux de race. Plus de 900 personnes avaient déjà participé ce mardi. Les visites de groupe prévues cette semaine sont annulées.

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Brigitte Bardot et le bikini de France 2 le 30 07 2019

Publié le par Ricard Bruno

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Le taureau Ferdinand n'est pas une exception

Publié le par Ricard Bruno

Mardi 23 juillet, vers 7h30, un taureau s’est évadé de l’abattoir de Meaux. Notre système en avait décidé autrement, Ferdinand devait mourrir.

Quelques heures après son évasion, Ferdinand a été tué vers 14h dans des bois de Crégy-lès-Meaux, près du canal de l’Ourcq, alors même que la Fondation Brigitte Bardot avait alerté la Préfète de Seine et Marne qu’une place attendait Ferdinand dans ses refuges.

Cet acte de résistance animale, qui a mobilisé pompiers et force de l’ordre comme s’il s’agissait d’un dangereux fugitif, est loin d’être un cas isolé. La véritable exception est la présence d’une quinzaine de militant-es antispécistes au moment des faits. Les militant-es de Paris Animal Save ont été les premiers témoins extérieurs de l’évasion du taureau qu’ils ont appelé Ferdinand. 

Paris Animal Save fait partie de l’organisation The Save Movement « qui témoigne des derniers instants des animaux envoyés à l’abattoir ». Ce rassemblement comme tous les autres était déclaré en Préfecture. Présent-es sans sonorisation aux entrées des abattoirs, les militant-es échangent avec les chauffeurs qui transportent les animaux à l’abattoir, donnent à boire aux animaux, essayent de les rassurer et filment ce que notre société fait subir aux animaux. L’évasion de Ferdinand a donc pu être documentée (photos et vidéos).

Le plus incroyable est la version officielle racontée par les pompiers aux médias : Ferdinand aurait été « effrayé » par les quinze militant-es de Paris Animal Save ! 

Rappelons que Ferdinand a vécu une perte de repère angoissante du au transport jusqu’à l’abattoir. Lors du déchargement, il a sans doute perçu les bruits métalliques assourdissants et les fortes odeurs omniprésents dans les abattoirs. Comme tous les animaux qui en pénètrent les murs, Ferdinand a senti la mort et a voulu s’échapper de cette enfer. Ferdinand lui, a eu une opportunité et peut-être avait-il un peu plus de courage et de force que d’autres comme l’avait écrit la sociologue Marcela Iacub à propos de la vache résistante Marguerite : « Oui, Marguerite n’est pas une exception ou un accident : elle a la même envie de vivre que n’importe quelle vache. Certes, elle est plus courageuse, plus nerveuse, plus audacieuse, plus acariâtre, plus folle aussi. (…) Car combien d’entre nous sont prêts à se dire que tant qu’à faire, il vaut mieux se sauver, refuser, résister ? »

Ce que Pythagore puis Porphyre ont appelé le « meurtre alimentaire » est aujourd’hui une machine implacable qui tente de cacher ce qu’il y a derrière notre morceau de steak : un individu en souffrance qui se bat pour survivre.

Quelques soient nos tentatives notamment technologiques pour la contrer, la résistance animale demeurera aussi longtemps que nous asservirons les animaux. Les images tournées par l’association L214 dans une vingtaines d’abattoirs français en témoignent. À chaque fois, on voit des animaux qui ne se laissent pas faire : des agneaux qui refusent d’avancer dans les couloirs de l’abattoir de Mauléon Licharre, des vaches qui gémissent en évitant le matador au Boischaut, des employés qui utilisent des aiguillons électriques pour faire avancer des cochons à Houdan, des chevaux qui refusent de rentrer dans le box de l’abattoir d’Alès, les truites qui se débattent...

A l’image de la tigresse Mevy qui s’est évadée de son cirque le 24 novembre 2017 à Paris, Ferdinand a déjoué tous les plans savamment pensés par les humains pour profiter au maximum de leur exploitation. Comme elle, Ferdinand est mort libre ! Désormais, il nous appartient de ne pas oublier Ferdinand et tous les autres. Transmettre les histoires des animaux qui résistent à leur oppression est un levier puissant pour fragiliser l’institutionnalisation de l’exploitation animale.

 

Le taureau Ferdinand n'est pas une exception
Le taureau Ferdinand n'est pas une exception

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Brigitte Bardot dénonce la fête du chien de Barjols hymne aux chasses les plus arriérées et cruelles

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot a écrit une lettre à Emmanuel Macron.

Brigitte Bardot a écrit une lettre à Emmanuel Macron.

La Tropézienne s'est fendue d'une lettre écrite ce mardi adressée au maire de Barjols, Benjamin Demirdjian.

Elle dénonce le programme de la fête du chien organisée le 4 août à Barjols "avec le soutien de la ville et du département", qui selon elle est un "hymne aux chasses les plus arriérées et cruelles".

Et de poursuivre: "Démonstration de chasse à courre, de la pratique de la glu, initiation au tir à l’arc, entraînement au tir, etc. Toutes ces activités barbares sont proposées en entrée libre pour les moins de 12 ans… Barjols a bien d’autres arguments à proposer que faire étalage de ces pratiques scandaleuses qui ne séduisent plus qu’une poignée de barjots!" Les Barjolais apprécieront...

Contacté, le maire dit ne pas comprendre cet "acharnement", qui a démarré sur la page Facebook de la ville: "C'est notre 27e édition. Pourquoi s'en prendre à nous alors que s'est tenue le week-end dernier la 50e fête du chien à La Verdière et celle d'Ollières il y a quelques semaines. Ici, c'est une belle fête de la chasse et de la pêche. Qu'elle s'attaque aux corridas, ça on peut le comprendre".

Source de l'article : Cliquez ICI

Brigitte Bardot Nouveautés dans mes collections

Publié le par Ricard Bruno

Affichette du film en Cas de malheur
Affichette du film en Cas de malheur
Affichette du film en Cas de malheur
Affichette du film en Cas de malheur
Affichette du film en Cas de malheur
Affichette du film en Cas de malheur
Affichette du film en Cas de malheur
Affichette du film en Cas de malheur

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10 Cp couleur et deux CP n et B dédicacées par Brigitte Bardot
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Partions musicales
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Livres, livrets et revues...
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Le préfet de La Réunion présente son plan de lutte contre l’errance et la maltraitance animale

Publié le par Ricard Bruno

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA PREFECTURE DE LA REUNION - Lutte contre l’errance et la maltraitance animale : le préfet rencontre les associations de protection animale

Patrick Garcia et Laurent-Xavier Delmotte de la DAAF Réunion et Marie-Amélie Vauthier-Bardinet, directrice de cabinet du préfet

Patrick Garcia et Laurent-Xavier Delmotte de la DAAF Réunion et Marie-Amélie Vauthier-Bardinet, directrice de cabinet du préfet

La condition animale est une préoccupation constante des pouvoirs publics dans le département. Cet engagement est l’expression d’une volonté affirmée d’intervenir pour diminuer le nombre de chiens errants et pour renforcer la lutte contre la maltraitance animale par la mobilisation de moyens conséquents. 

Ainsi, le préfet de La Réunion a rencontré les associations de protection animale le 23 juillet 2019 pour effectuer un point de situation des actions, tant engagées que planifiées, de lutte contre l’errance animale et la maltraitance animale. Le préfet a proposé aux représentants des associations de lui transmettre, via les services de DAAF, les propositions d’action qu’elles jugent prioritaires. 

1. La lutte contre l’errance animale 

L’État a décidé d’intervenir début 2017 en mettant en place un plan de lutte triennal (2017-2019) contre l’errance des carnivores domestiques, en appui de l’action des cinq structures intercommunales réunionnaises responsables de la gestion du service des fourrières. 

Ce plan de lutte est reconduit et renforcé dans le cadre du contrat de convergence et de transition (2019-2022), sur la base de 6 actions majeures :

  • Une étude pour asseoir et évaluer le plan d’actions, financée à hauteur de 100 000 euros en 2018, a permis d’évaluer la population de chiens errants à hauteur de 73 000, et de collecter des données afin de mieux comprendre le phénomène d’errance et ainsi ajuster les actions publiques. Une seconde étude, sera financée (66 000 euros) et menée à l’horizon 2022 pour réévaluer le nombre d’animaux errants.
  • Le renforcement des campagnes de stérilisation est une des actions majeures du plan de lutte grâce à un financement initial sur 3 ans de près de 600 000 € pour augmenter de 50% le nombre d’animaux stérilisés entre 2017 et 2019. Cette action majeure est ainsi reconduite à hauteur de 200 000 euros/an pour 4 ans dans le cadre du contrat de convergence et de transition.
  • L’amélioration des moyens de capture notamment pour les animaux difficiles à capturer ainsi que les animaux dangereux. Un budget de 15 000 euros sera consacré à cette action.
  • En matière d’infrastructures (refuges et fourrières), l’État investira, dans le cadre du contrat de convergence et de transition, 900 000 € dans cet objectif sur 4 ans. Ce budget se traduira en participation financière en crédits d’aide à l’investissement, aux études et à la construction, l’agrandissement ou la réhabilitation de bâtiments gérés par les établissements publics de coopération intercommunale, qu’il s’agisse de fourrières ou de refuges animaliers.
  • Le renforcement de la sécurité des personnes et des biens susceptibles d’attaques par des animaux errant fait l’objet d’une attention particulière. Dans ce contexte, des réflexions sont en cours pour permettre de comprendre les attaques de personnes ou de cheptels et de définir l’adaptation des moyens au regard de cette priorité.
  • Une campagne d’information a été lancée en 2018 afin de sensibiliser le grand public. Cet objectif de communication est reconduit pour 4 ans dans le cadre du contrat de convergence et de transition pour un montant total de 55 0000 euros par an.

2. Le renforcement de la lutte contre la maltraitance animale


De manière complémentaire aux dispositions prises en matière d’errance, une politique de lutte contre la maltraitance animale des animaux domestiques est en cours d’étude par les services de l’État. Le monde associatif de la protection animale va y être associé. L’objectif est de renforcer la réponse aux constats d’existence de mauvais traitements sur des animaux, notamment chez des particuliers, d’abandon volontaire ou d’actes pouvant s’y rattacher. 

Structurer la lutte en :

  • désignant un service de l’État comme référent unique de cette lutte,
  • organisant les partenariats avec les autorités administratives, judiciaires, territoriales et les associations de protection animale,
  • structurant la remontée et l’analyse des signalements.

Les principales actions de ce plan consisterons en :

  • collecter et analyser les cas de maltraitance signalés au service,
  • appuyer, à leur demande, les forces de l’ordre lorsqu’elles sont saisies directement d’un cas de maltraitance,
  • mettre en œuvre les enquêtes et les suites requises tant administratives que pénales avec la collaboration des partenaires.

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Le préfet de La Réunion présente son plan de lutte contre l’errance et la maltraitance animale

Publié le par Ricard Bruno

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA PREFECTURE DE LA REUNION - Lutte contre l’errance et la maltraitance animale : le préfet rencontre les associations de protection animale

Patrick Garcia et Laurent-Xavier Delmotte de la DAAF Réunion et Marie-Amélie Vauthier-Bardinet, directrice de cabinet du préfet

Patrick Garcia et Laurent-Xavier Delmotte de la DAAF Réunion et Marie-Amélie Vauthier-Bardinet, directrice de cabinet du préfet

La condition animale est une préoccupation constante des pouvoirs publics dans le département. Cet engagement est l’expression d’une volonté affirmée d’intervenir pour diminuer le nombre de chiens errants et pour renforcer la lutte contre la maltraitance animale par la mobilisation de moyens conséquents. 

Ainsi, le préfet de La Réunion a rencontré les associations de protection animale le 23 juillet 2019 pour effectuer un point de situation des actions, tant engagées que planifiées, de lutte contre l’errance animale et la maltraitance animale. Le préfet a proposé aux représentants des associations de lui transmettre, via les services de DAAF, les propositions d’action qu’elles jugent prioritaires. 

1. La lutte contre l’errance animale 

L’État a décidé d’intervenir début 2017 en mettant en place un plan de lutte triennal (2017-2019) contre l’errance des carnivores domestiques, en appui de l’action des cinq structures intercommunales réunionnaises responsables de la gestion du service des fourrières. 

Ce plan de lutte est reconduit et renforcé dans le cadre du contrat de convergence et de transition (2019-2022), sur la base de 6 actions majeures :

  • Une étude pour asseoir et évaluer le plan d’actions, financée à hauteur de 100 000 euros en 2018, a permis d’évaluer la population de chiens errants à hauteur de 73 000, et de collecter des données afin de mieux comprendre le phénomène d’errance et ainsi ajuster les actions publiques. Une seconde étude, sera financée (66 000 euros) et menée à l’horizon 2022 pour réévaluer le nombre d’animaux errants.
  • Le renforcement des campagnes de stérilisation est une des actions majeures du plan de lutte grâce à un financement initial sur 3 ans de près de 600 000 € pour augmenter de 50% le nombre d’animaux stérilisés entre 2017 et 2019. Cette action majeure est ainsi reconduite à hauteur de 200 000 euros/an pour 4 ans dans le cadre du contrat de convergence et de transition.
  • L’amélioration des moyens de capture notamment pour les animaux difficiles à capturer ainsi que les animaux dangereux. Un budget de 15 000 euros sera consacré à cette action.
  • En matière d’infrastructures (refuges et fourrières), l’État investira, dans le cadre du contrat de convergence et de transition, 900 000 € dans cet objectif sur 4 ans. Ce budget se traduira en participation financière en crédits d’aide à l’investissement, aux études et à la construction, l’agrandissement ou la réhabilitation de bâtiments gérés par les établissements publics de coopération intercommunale, qu’il s’agisse de fourrières ou de refuges animaliers.
  • Le renforcement de la sécurité des personnes et des biens susceptibles d’attaques par des animaux errant fait l’objet d’une attention particulière. Dans ce contexte, des réflexions sont en cours pour permettre de comprendre les attaques de personnes ou de cheptels et de définir l’adaptation des moyens au regard de cette priorité.
  • Une campagne d’information a été lancée en 2018 afin de sensibiliser le grand public. Cet objectif de communication est reconduit pour 4 ans dans le cadre du contrat de convergence et de transition pour un montant total de 55 0000 euros par an.

2. Le renforcement de la lutte contre la maltraitance animale


De manière complémentaire aux dispositions prises en matière d’errance, une politique de lutte contre la maltraitance animale des animaux domestiques est en cours d’étude par les services de l’État. Le monde associatif de la protection animale va y être associé. L’objectif est de renforcer la réponse aux constats d’existence de mauvais traitements sur des animaux, notamment chez des particuliers, d’abandon volontaire ou d’actes pouvant s’y rattacher. 

Structurer la lutte en :

  • désignant un service de l’État comme référent unique de cette lutte,
  • organisant les partenariats avec les autorités administratives, judiciaires, territoriales et les associations de protection animale,
  • structurant la remontée et l’analyse des signalements.

Les principales actions de ce plan consisterons en :

  • collecter et analyser les cas de maltraitance signalés au service,
  • appuyer, à leur demande, les forces de l’ordre lorsqu’elles sont saisies directement d’un cas de maltraitance,
  • mettre en œuvre les enquêtes et les suites requises tant administratives que pénales avec la collaboration des partenaires.

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