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Anticorridas. Gard : l’exposition choc qui interpelle nos élus

Publié le par Ricard Bruno

De ce mercredi à lundi 10 février, la Fédération des luttes pour l'abolition des corridas, la FLAC, organise une exposition choc pour interpeller nos élus locaux.

Anticorridas. Gard : l’exposition choc qui interpelle nos élus

De ce mercredi 5 février à lundi 10 février, l’exposition itinérante de la Fédération des Luttes pour l’Abolition des corridas (FLAC), « L’autre réalité de la corrida… », s’arrêtera à Villeneuve-lès-Avignon, dans le Gard.

Une première dans le département, à seulement 25 kilomètres de Nîmes, territoire bien connu pour son attachement aux traditions, dont la corrida fait partie.

Une exposition qui entend par ailleurs faire du bruit, puisque ses organisateurs ont adressé une lettre ouverte à la présidente de Région Occitanie, Carole Delga, à l’ensemble des députés du Gard et du Vaucluse. Un courrier pour l’heure resté sans réponse, selon nos informations.

Amorcer un dialogue

« Pour cette raison, afin d’amorcer un dialogue, le directeur des arènes de Nîmes, Simon Casas, ainsi que Marie Sara et Robert Ménard, ont été invités ce samedi 8 féfrier au vernissage de cette exposition, au cours de laquelle le document-filmé, « Juste pour le plaisir », sera projeté sur écran géant », explique Thierry Hély, président de la FLAC.

Il précise le contenu de cette production : « Dans ce film, on peut y voir le torero français Sébastien Castella pendant son alternative le 12 août 2000. Il faut savoir que le monde taurin célèbrera cette année avec faste les 20 ans de son alternative. Vous l’aurez compris, la diffusion de ce court-métrage a été décidée dans un souci d’équilibre…

Le ton est donné

Sur son site Internet, la FLAC s’exprime ainsi, au sujet du film :  « Ce film tourné le 12 août 2000 à Béziers, lors de la corrida la plus prestigieuse de la féria, présente la particularité de montrer les scènes soigneusement censurées à la télévision pour ne pas choquer l’opinion publique. On peut y voir les deux toréros les plus scandaleusement payés à l’heure actuelle :  Sébastien Castella et José Tomas. Le jour du tournage, nous étions loin de nous douter qu’ils allaient devenir les plus grands matadors à l’heure actuelle adulés par des foules aveuglées. Le comportement stéréotypé d’un public manipulé applaudissant à tout rompre des scènes d’une cruauté  inouïe oblige à nous interroger sur le tréfonds de la nature humaine. Ces spectateurs, composés de gens normaux, placés dans un environnement de foule et d’apparat, perdent tout esprit critique, de discernement et de compassion. C’est ce qui apparait dans ce document, et qui est effrayant. Les jeux du cirque sont encore présents au XXIe siècle ». Le ton est donné.

L’exposition

Au cours de cette exposition, qui durera 5 jours seulement, la FLAC annonce présenter un autre visage de la corrida, une pratique selon elle « controversée et en plein déclin »… et mettre l’accent sur les dangers que des images de violence « sanglante, réelle et non virtuelle » peuvent avoir, entre autres, sur les jeunes publics. Les portraits des personnalités publiques qui rejettent la corrida seront aussi affichés.

Par ailleurs, parmi les personnalités présentes au vernissage, il y aura la porte-parole nationale d’EELV, Sandra Regol.

> Pratique : FLAC – L’autre visage de la corrida…  De ce mercredi 5 à lundi 10 février, exposition salle Fernand Martin, allée Pierre-Louis, à Villeneuve-lès-Avignon. Entrée gratuite

Exposition visible du 5 au 10 février 2020
Exposition visible du 5 au 10 février 2020 (©FLAC)
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8ÈME NUIT DE LA DÉPRIME EN FAVEUR DES ANIMAUX !

Publié le par Ricard Bruno

8ÈME NUIT DE LA DÉPRIME EN FAVEUR DES ANIMAUX !
"À quoi sert de courir après le bonheur alors que la déprime est à portée de main ?" Le 3 février 2020, Raphaël Mezrahi proposait la 8ème « Nuit de la déprime » aux Folies Bergère, un spectacle d'humour en faveur des animaux. La Fondation Brigitte Bardot était présente !
8ÈME NUIT DE LA DÉPRIME EN FAVEUR DES ANIMAUX !

HUMOUR NOIR ET PROTECTION ANIMALE

Grand défenseur des animaux, Raphaël Mezrahi manie l’humour noir comme personne ! Depuis 8 ans, sa « Nuit de la déprime » réunit sur la scène des Folies Bergère (Paris 9e) des artistes, humoristes et chanteurs qui offrent un spectacle décalé pour nous faire pleurer… de rire ! 

Tenue noire de rigueur, chansons tristes, sketchs sarcastiques, mouchoirs distribués à l’entrée… Déprimons ensemble pour la bonne cause ! La recette de la « Nuit de la déprime » est en effet intégralement reversée à des associations de protection animale.

LA FONDATION REMERCIE RAPHAËL MEZRAHI

Le 3 février 2020, Eddy Mitchell, Laurent Baffie, Vianney, Olivia Ruiz, Maxime Le Forestier, Louis Chédid, Vincent Delerm, Elodie Frégé et tant d’autres ont partagé leur désespoir ! Vous pourrez voir  la « Nuit de la déprime » prochainement sur C8 et Olympia TV. 

La Fondation était présente pour distribuer des tracts  « N’achetez pas, adoptez ! » et des badges contre la fourrure animale. Mais également pour remercier Raphaël Mezrahi, qui avait fait don d’une partie de la recette de l’édition 2019 pour participer à un sauvetage exceptionnel de la FBB !

LE SAUVETAGE DE L'ÂNESSE HOPE

En mai 2019, un signalement nous parvient concernant deux ânesses en situation de souffrance. Une enquêtrice de la Fondation se rend sur place et découvre l’horreur : entre temps, l’une des ânesses a reçu un tir de chevrotine en pleine tête. Elle est toujours vivante et doit subir des soins d’urgence.

Il s’agit de Hope, accompagnée de sa mère, Vanille. La Fondation décide alors les prendre en charge et de faire en sorte que Hope puisse vivre. Grâce à une clinique vétérinaire belge à la pointe de la chirurgie équine, une opération unique en Europe va être réalisée pour sauver Hope. Raphäl Mezrahi viendra ensuite l’accueillir dans notre refuge où elle pourra vivre plaisiblement aux côtés de Vanille !

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Cellule Demeter : 130 chercheurs s'alarment de la tentative du gouvernement de museler les lanceurs d’alerte

Publié le par Ricard Bruno

La cellule Demeter pourrait représenter un frein considérable à la prise de conscience générale sur le sort des animaux d’élevage.

La cellule Demeter pourrait représenter un frein considérable à la prise de conscience générale sur le sort des animaux d’élevage.

130 chercheurs lancent un appel à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, afin de demander une plus grande protection des lanceurs d’alerte sur la question de la protection animale. En cause : la nouvelle cellule ayant pour mission affichée de "défendre les agriculteurs" contre les intrusions dans les élevages... La Fondation 30 Millions d’Amis - reconnue d'Utilité publique - s'inquiète face à cette tentative de museler le combat des ONG pour le bien-être animal.

Un avant... et un après ! Depuis 2015 et la reconnaissance par le législateur de la sensibilité des animaux dans le Code civil grâce à la Fondation 30 Millions d'Amis, jamais les images révélées par les lanceurs d'alerte - relayées en masse par les associations de protection animale et les médias - n'ont eu cet incroyable écho au sein de la société. Tournées dans des établissements ou des structures peu enclines à respecter le bien-être animal, elles permettent de révéler nombre de dérives et d’informer, notamment sur les abus de l’élevage industriel. Des actions citoyennes qui ont fait leurs preuves en permettant à la justice de condamner certaines infractions à la réglementation, au public de connaître l'envers du décor et à toute une filière de remettre en cause ces pratiques. 

L'influence grandissante du lobby agricole

Pourtant, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a mis en place fin 2019 une unité intitulée « Demeter ». Cette branche de la Gendarmerie nationale a pour mission de protéger les agriculteurs contre les « intrusions, dégradations et vols commis contre leur activité. » Problème : les vidéos tournées à l’intérieur au sein de l’Elevage Industriel sont également visées !  C’est pour protester contre cette tentative de museler les lanceurs d’alertes que 130 chercheurs ont lancé un appel à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Initiée par Romain Espinosa, chercheur en économie au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), cette mobilisation pointe « l’influence grandissante des lobbies dans les décisions publiques [qui] prend depuis quelque temps une dimension préoccupante pour notre démocratie », selon leurs auteurs.

Le sort des animaux relève de l'intérêt général

Pour le collectif, clouer ainsi les lanceurs d’alerte au pilori sous couvert de combattre un prétendu agri-bashing de mise, cher au ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, revient donc à priver la population d’une véritable source d’information. « Mettre dans le même sac les vols et les dégradations, qui sont déjà condamnés, avec les vidéos tournées dans ces lieux est très problématique, s’alarme la philosophe Florence Burgat, directrice de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (INRAE) et l’une des premières signataires de l’appel. Or, savoir la manière dont les animaux sont traités relève de l’intérêt général. S’il n’y a plus de lanceurs d’alerte alors, nous aussi chercheurs, sommes privés d’une information primordiale. »

Confiscation du débat public

 

Pourquoi la société n’aurait-elle pas le droit de savoir ?   
Florence Burgat, philosophe

 

Créée sous l’impulsion de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), la cellule Demeter porte directement atteinte au combat des organisations de protection animale. « Le fait de savoir ce qu’il se passe derrière des enceintes où des êtres vivants doués de sensibilité sont parfois maltraités est fondamental, tance Florence Burgat. Pourquoi la société n’aurait-elle pas le droit de savoir ? Dans une démocratie, cela représente un véritable problème. Quand la Fondation 30 Millions d’Amis intervient pour sauver des animaux maltraités, c’est bien parce quelqu’un le-lui a signalé. »

Cette « confiscation du débat public », comme le décrit Romain Espinosa, pourrait ainsi représenter un frein considérable à la prise de conscience générale sur le sort des animaux en général, et d’élevage en particulier. 

Selon le dernier baromètre "Les Français et le bien-être animal" de la Fondation 30 Millions d'Amis mené par l'Ifop (janvier 2020), 70% des Français estiment que les politiques "défendent mal les animaux". De telles mesures comme la cellule Demeter ne seront pas de nature à inverser cette tendance.

Source de l'article : Cliquez ICI

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NON AUX CIRQUES AVEC ANIMAUX !

Publié le par Ricard Bruno

 NON AUX CIRQUES AVEC ANIMAUX !

Le cirque Zavatta fait étape à Périgueux jusqu'au dimanche 9 février. C'est l'un des derniers cirques à présenter des animaux sauvages.

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Abattage des chats à Feux, le maire s'explique...

Publié le par Ricard Bruno

Julien Barbeau s'est exprimé devant la population lors des voeux

Julien Barbeau s'est exprimé devant la population lors des voeux

Soupçonné d'avoir abattu, avec un employé municipal, dix chats dans sa commune, Julien Barbeau, maire de Feux, a exprimé ses regrets, ce samedi soir, lors de la traditionnelle cérémonie des voeux de la municipalité.

Lors de la traditionnelle cérémonie des voeux municipaux de début d'année aux habitants de Feux, ce samedi 18 janvier, Julien Barbeau, maire du village, s'est exprimé sur l'affaire des chats abattus dans sa commune, pour laquelle il est renvoyé, aux côtés d'un employé municipal, devant la justice le 6 octobre prochain. Pour l'heure présumés innocents, les deux hommes comparaîtront pour « acte de cruauté envers un animal domestique » à la suite de l’abattage, en décembre, de dix chats, potentiellement errants.

« Je regrette très sincèrement la décision qui a été la mienne », a déclaré l'élu, devant une salle des fêtes comble et sous tension. Il a reconnu que « suite à des appels et messages pressants d'une personne de la commune qui était envahie de chats errants, provoquant des troubles de salubrité, j'ai décidé de réguler une partie de cette population et n'ai pas respecté la procédure qui aurait dû être suivie ».

Une décision prise « seul » 

Après deux plaintes, déposées par un particulier et l'association nationale Fondation assistance aux animaux, une enquête pour « acte de cruauté envers un animal domestique » avait été ouverte par le parquet de Bourges.

Julien Barbeau a indiqué avoir pris « seul » la décision, « sans en informer le conseil municipal et sans en mesurer les conséquences ». 

« Il est bien entendu que j'assume la responsabilité de cet acte, a affirmé l'élu. Je tiens à m'excuser très sincèrement auprès des personnes concernées, ainsi qu'auprès des personnes qui se sont senties choquées et trahies par ma démarche. »

Il est bien entendu que j'assume la responsabilité de cet acte

Des personnes défendant la cause animale présentes dans la salle ont vivement pris la parole alors que le maire s'exprimait, interrompant son discours. « Monsieur le maire, vous avez pris la responsabilité de faire une atrocité alors que vous connaissiez le geste que vous faisiez », a lancé l'une d'elle. Une insulte à l'égard de l'élu a fusé, tandis qu'une autre partie de la salle lui manifestait son soutien. 

Même s'ils sont errants, vous n'avez pas le droit de les tuer

« Ils n'étaient pas tous errants, a martelé un propriétaire de chats ayant été abattus, également présent dans la salle. La première chose à faire est de contrôler si les chats ont des puces et des tatouages. » 

« Même s'ils sont errants, vous n'avez pas le droit de les tuer », ont ajouté les défenseurs des animaux.

Le maire se met en retrait de la vie publique

Après avoir repris la parole, Julien Barbeau a déclaré avoir « pris la décision de [se] mettre provisoirement en retrait de la vie publique, non pas pour fuir ou par manque de courage mais par respect ». Les élections municipales approchant, il a annoncé « avoir besoin de temps et de réflexion » et « ne pas être en mesure » d'annoncer la décision de se représenter ou non.

Après le discours du maire, qui a également dressé un bilan de l'année écoulée et des projets en cours, un vif échange s'est relancé entre celui-ci, soutenu par des habitants, et les défenseurs des animaux.  Des gendarmes étaient déployés à l'extérieur de la salle municipale où se tenait la cérémonie.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Brigitte Bardot for ever...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot for ever...
Brigitte Bardot for ever...
Brigitte Bardot for ever...
Brigitte Bardot for ever...
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Brigitte Bardot for ever...
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Brigitte Bardot for ever...
Brigitte Bardot for ever...
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Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Publié le par Ricard Bruno

du côté de Washington on se préparait à envahir Cuba. À Moscou on levait les yeux au ciel en conditionnant Gagarine. À Paris le référendum sur l’autodétermination de l’Algérie rebattait les cartes, et à Berlin on commençait sérieusement à penser à un mur.

Nous étions en 1961 et la planète bouillonnait.

Heureusement, au milieu de tout ça, une autre agitation faisait aussi vibrer les foules. Une onde de choc légère qui parcourait la planète et allait toucher subitement l’Isère…

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !
Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Premier soubresaut, le 3 février. Ce jour-là, « vive effervescence » à Villard-de-Lans annonce le Dauphiné Libéré. L’arrivée d’une équipe parisienne vient de le confirmer : la montagne va se transformer en plateau de cinéma. 55 cinéastes, une débauche de matériel, des dizaines de figurants appelés en renfort, c’est sûr, il va y avoir de l’animation.

Sur le plateau du Vercors, certains se souviennent encore d’un tournage précédent, au début des années 40'. Michèle Morgan avait alors fêté ses 19 ans sur place en tournant « La loi du Nord ». A quoi faut-il s’attendre cette fois ? Un grand film ? Un réalisateur connu ? Des stars ?

 


 

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Encore quelques jours et le 5 février au matin, l’entrée d’un train en gare de Grenoble donne une première réponse. Arrivé avec trois heures de retard en provenance de Paris, de ses wagons descendent des dizaines de touristes pressés de monter en station. Et juste derrière la horde, un homme de grande taille.
Plus discret que les vacanciers, c’est pourtant lui que le photographe du Dauphiné mitraille. Roger Vadim vient de poser le pied en Isère.

Cinq ans plus tôt, il a demandé à Dieu de créer la femme et a fait trembler la planète cinéma. Alors quand en ce jour de février 1961, il déboule sur un quai de gare, l’onde de choc commence à se propager.

Car qui dit Vadim, dit…
Dit personne d’autre. Le réalisateur est seul. De bonne humeur, prêt à parler à la presse, mais sans star à ses côtés. Et avant de parler de son futur film, il a une priorité : boire un café au lait et manger un croissant.

 

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Ceci fait, Roger accepte volontiers de répondre à quelques questions. Vadim a un problème : « C’est la première fois que je vais dans une station sans pouvoir faire du ski ». On est d’accord Roger, cela relève de la torture. Mais le réalisateur le sait, son producteur « ferait un drôle de tête » si il se cassait une jambe. Il y a peut-être quand même une solution. « Je vais prendre une assurance de 50 millions. C’est la seule solution pour pouvoir skier » conclut-il.

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !
Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Car le ski, Vadim adore ça. « Savez-vous que j’ai appris à skier à Morzine avec Vuarnet ? » dit-il au journaliste du Dauphiné. « Il avait à l’époque six ans mais il skiait déjà d’une façon formidable ». Bon. L’anecdote intéresse la presse mais moins que le tournage qui se trame sur le Vercors. Car qui dit Vadim, dit…
Dit toujours rien, Vadim préfère tourner autour du pot.

Dans le train il a lu la presse. « Lorsque j’achète le journal, je lis les informations générales. Ce matin je voulais connaître tous les détails sur le nouveau satellite soviétique ». Oui, mais ce tournage alors ! ?
« Après la bride sur le cou, je mettrai en scène le vice et la vertu. Puis j’abandonnerai pour deux ou trois années. Je vais en profiter pour lire, je deviens complètement abruti. » D’accord, d’accord… mais le Vercors ? « Il va faire beau » décrète-t-il. « Chaque fois que je tourne en extérieur, le temps me sourit ». Mais sous le soleil exactement, qui va-t-il filmer ! ?

Car qui dit Vadim, dit…

Dit Brigitte !

Le prénom est enfin lâché, et le nom inutile. À l’époque Brigitte c’est BB, et BB c’est Bardot. La planète entière le sait et frémit à chacune de ses apparitions.

Et c’est bien cette onde de choc-là qui s’apprête à secouer Villard-de-Lans.

Brigitte donc, où est-elle ? « Elle a loupé le train » sourit Vadim. « Mais demain elle sera à Villard-de-Lans ». Il y tient, c’est pour elle qu’il a accepté de prendre le film "la bride sur le cou" en cours de route, alors qu’un autre réalisateur était prévu.

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

« Celle que je considère comme la meilleure actrice française, c’est Brigitte Bardot » dit-il. « Ne croyez pas que je la juge en tant qu’homme ou ex-mari, je l’apprécie comme metteur en scène ». C’est vrai qu’entre ces deux-là, le divorce n’a pas été complet. Elle n’avait que 16 ans quand il l’a rencontrée, 18 quand il l’a épousée en 1952. La romance a pris fin en décembre 1957 mais depuis, ils tournent encore ensemble.

L’onde de choc sera donc complète sur le Vercors : Vadim et Bardot seront bien là, ensemble.
À condition que Brigitte arrive…

 

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !
Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Le lendemain, 6 février, nouvelles vibrations en gare de Grenoble. Sur le quai, comme la veille, un train en provenance de Paris arrive. Toujours la horde de touristes. Et juste après, BB.

Lunettes noires, manteau de fourrure, coiffure rousse impeccable, une vraie arrivée de star. De star sympathique. Brigitte est de bonne humeur et enlève volontiers ses lunettes le temps que le photographe du Dauphiné la mitraille, encore plus que Vadim la veille.

Lui était arrivé seul, elle est entourée comme toute star qui se respecte. Attachée de presse, habilleuse, coiffeuse… sont aux petits soins pour elle.

« C’est loin votre Villard ? » demande Bardot. Mais non, Brigitte, montez donc dans la voiture, vous allez voir, on y est vite.

 

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Mais si le trajet est rapide, l’humeur d’une célébrité change tout aussi vite. Arrivée à Villard-de-Lans, BB a perdu son sourire. L’hôtel où on lui a réservé une chambre ne lui plaît pas. « Pas assez chalet » apprend le reporter du Dauphiné présent sur place.

Aussitôt demandé, aussitôt trouvé !

BB s’installe au « Christiana ». Pile le genre de maison qu’elle souhaitait. Du coup BB pose ses valises, installe ses photos dans sa nouvelle chambre et change de tenue. Après le manteau de fourrure et les talons aiguilles, fuseau, anorak et botillons noirs. Sur la neige blanche, effet chic assuré.

Problème, selon le journaliste du Dauphiné, son humeur est assortie à ses vêtements : noire aussi.

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Pourtant ses hôtes font tout pour lui faire plaisir. Une tache au plafond de sa chambre ? Le peintre sort ses pinceaux dans la minute. Une envie de bain de soleil sur son balcon ? On lui rajoute une chaise longue dans la seconde. Brigitte aime les petits animaux en fourrure ? Et zou, les meubles de la chambre sont décorés en conséquence. Bouquets de roses pour toute son équipe, corbeille de lilas blanc offert par la petite fille du chalet… rien ne déride BB.

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

La fatigue sans doute ? Après un bon repas peut-être que l’humeur s’améliorera…

Direction donc la Cote 2000 pour un déjeune au restaurant d’altitude. BB refuse le canard à la bigarade. En revanche, les tomates au thon, le steak bleu et les spaghettis à la bolognaise font leur effet. À moins que ce ne soit la tomme, les tartelettes ou le rosé… Car oui, à cette époque, la mode n’est pas à la maigreur, les stars ont le droit de manger. De fumer aussi d’ailleurs.

Pour finir sa journée, Bardot tente un petit tour dans Villard. En quelques minutes la population est au courant et l’étau se resserre autour de la star. Prise de panique, elle est exfiltrée par une arrière-boutique. Bardot en pleurs ! Le scénario de sa visite n’avait pas prévu cela. Sa venue va-t-elle tourner à la catastrophe ? Mais non !

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Vadim, revenu de ses repérages, met fin à la tragédie : « Demain, tout le monde à 10 heures sur la piste de bob. On tourne ! »  Suffisant pour redonner le sourire à BB.
« Moi j’aime travailler » murmure-t-elle à côté du journaliste du Dauphiné. « Je suis toujours heureuse lorsque j’exerce mon métier. Alors vive demain, ce sera jour de joie et vous verrez mon sourire ! »

Se sacrifiant pour vérifier cette information d’importance, notre journaliste est donc présent à nouveau le lendemain.

Et ? Bardot a effectivement retrouvé sa bonne humeur. En revanche, le ciel du Vercors, lui, s’est franchement assombri. Impossible pour Vadim d’obtenir ce qu’il veut dans ces conditions, journée de tournage annulée. Mais rassurez-vous, Brigitte ne pique pas de colère pour autant. Avec le reste de l’équipe, elle passe la journée tranquillement au restaurant de la Cote 2000.

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Au programme, tricot et belote. Véridique ! Il faut dire que pour les acteurs, la punition est la même que pour le réalisateur : pas de ski, pas de partie de boules de neige, trop dangereux ! D’où le tricot et la belote.

Pendant ce temps à Villard, des petites mains se mettent en quatre pour faciliter le tournage.

Le scénario prévoit que BB tombe amoureuse d’un jeune sportif. Histoire de faire original, il y aura donc dans le film une course de bob. Voilà pourquoi Villard-de-Lans a été choisi. « En feuilletant un guide des stations d’hiver, nous avons découvert que vous possédiez une piste de bobsleigh renommée » a expliqué Lucien Lippens, le bras-droit de Vadim. Vadim qui voulait en plus une scène avec une avalanche. À Villard c’était possible aussi d’en reproduire une. Alors va pour le Vercors !

 

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !
Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Mais pour que la piste de bob soit parfaite, il faut la verglacer. Les récipients qui d’habitude servent à collecter le lait des alpages sont donc réquisitionnés pour monter de l’eau. Et les habitants du coin se transforment en porteurs. Que ne ferait-on pas pour Brigitte !

De toute façon Brigitte est tellement irrésistible que l’onde de choc de sa venue finit aussi par chasser les nuages. Le 7 février au matin, grand soleil sur les Alpes, on tourne !

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Pour la scène de bob, le champions locaux ont été réquisitionnés. L’équipe de Villard mais aussi les as voironnais. Pour les scènes à l’eau de rose, place aux vrais acteurs avec notamment Michel Subor. Enfin pour les plans sur la foule, pas de souci, les trois quarts des habitants sont là. Et au centre de l’onde de choc, BB évidemment…

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

BB qui est censée sauter dans un bob et s’élancer dans la pente. Pour la partie risquée, elle aura évidemment une doublure. Un jeune Villardien qui a été prié de mettre le même fuseau et le même petit bonnet. De quoi se faire légèrement moquer par ses camarades : « Vas-y Alain ! T’es chouette en BB. Vlà notre Bardot ! »

 

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Mais Bardot doit quand même au moins sauter dans le bob. Alors Brigitte s’élance, saute… et jaillit à nouveau du bob en hurlant. Normal ou pas, se demandent les témoins ?

Pas normal. Drame sur le plateau du Vercors : BB vient de se planter une écharde dans le postérieur !

Suffisant pour que le médecin intervienne tout de suite. Mais pas si grave que ça. Le postérieur de BB se remet, et l’on reprend le tournage.

 

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

Les scènes prévues sont mises en boîte, ne reste que la fausse avalanche à déclencher. Ce sera fait le lendemain, sur les sommets de Saint-Nizier.

Mais à peine la tempête BB déclenchée… que le calme revient déjà. En deux petites journées, le tournage a été bouclé. Tout ça… pour 4 min de film.

Bardot sous le soleil du Vercors, exactement !

BB est venue, a vu et a vaincu la montagne. Les Isérois rêvent encore d’elle qu’elle repart déjà pour Paris, pour d’autres tournages ou d’autres chansons. Et d’autres ondes de choc évidemment.

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