Jean-Jacques Candelier, député, veut mutiler nos chiens !

Publié le par Ricard Bruno

Le 15 janvier dernier, Jean-Jacques Candelier, député-maire de Bruille-lez-Marchiennes (Nord) groupe GDR (Gauche Démocrate et Républicaine), a déposé une proposition de loi à l’Assemblée Nationale visant à réhabiliter l’otectomie (coupe des oreilles des chiens) et ce afin de « prévenir tous comportements agressifs » ! La Fondation Brigitte Bardot, qui travaille activement pour l'amélioration de la condition animale, ne peut qu'être scandalisée devant cette pratique, interdite depuis 2004 et assimilée à de la mutilation, et face aux argumentaires ridicules développés par cet élu.

Mutiler l’animal pour répondre à une mode

Dans son texte, Jean-Jacques Candelier semble regretter le temps où l’on pouvait allègrement faire couper les oreilles de son chien afin de répondre à des critères de mode. Il ose même déplorer « l’abandon du standard historique des chiens de race » et souhaiter que les autorités puissent « promouvoir le vrai chien de race issu de la sélection, seule garantie d’équilibre et de caractère »… L’otectomie serait-elle devenue un critère de race à part entière ? Doit-on en déduire qu’un chien sans pedigree est un sous-chien, un danger pour l’homme et la société, et qu’il faudrait encourager à son éradication ? Vient ensuite un amalgame d’idées archaïques et non avérées…

Non, M. Candelier ! Il n’y a aucun lien entre coupe des oreilles et dangerosité

! M. Candelier affirme avec aplomb – mais sans citer aucune source – que l’otectomie doit être réalisée pour des raisons de santé animale et de sécurité publique, puisque « les oreilles naturelles seraient source de souffrance », « et qu’un chien qui souffre peut devenir agressif, et donc dangereux ». L’agressivité d’un chien peut être due à un ensemble de facteurs divers (conditions de traitement, d’élevage, d’éducation, etc), mais sûrement pas au fait que les oreilles soient coupées ou non. A l’heure où la Fondation Brigitte Bardot initie, auprès du président de la République et de son gouvernement, la mise en place des « Assises de la protection animale », cette proposition de loi montre combien la route est encore longue avant d’arriver à une relation harmonieuse et respectueuse entre l’homme et l’animal.

Lire la proposition de loi : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0595.asp  

Source : Fondation Brigitte Bardot

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