Ingrid bettancourt LIBRE !A Vous tous, à ma douce France :

Publié le par Ricard Bruno


A Vous tous, à ma douce France

 La Franco-colombienne Ingrid Betancourt a retrouvé jeudi à Bogota ses enfants arrivés de France, au lendemain de sa spectaculaire libération par les militaires colombiens après plus de six ans passés aux mains de la guérilla marxiste des Farc. Evènement

A l'intérieur de l'avion arrivé de France, et à l'écart des caméras, elle s'est jetée dans les bras de Mélanie, 22 ans et Lorenzo, 19 ans, qu'elle n'avait pas revus depuis six ans.

L'avion transportant le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et la famille de l'ex-otage, est arrivé jeudi à 8H17 (13H17 GMT) à l'aéroport de Catam à Bogota, a constaté un journaliste de l'AFP.

Son ex-mari Fabrice Delloye ainsi que la soeur de l'ex-otage, Astrid, se trouvaient aussi à bord de l'avion parti dans la nuit de Paris avec une trentaine de personnes à bord, dont le médecin de l'Elysée.

Selon la présidence française, Ingrid Betancourt, qui a été détenue par la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) reviendrait vendredi après-midi à Paris dans le même Airbus A319 de la République française.

Ingrid Betancourt a été libérée mercredi par l'armée colombienne avec 14 autres otages, trois Américains et onze militaires et policiers colombiens, lors d'une opération d'infiltration soigneusement planifiée, menée par hélicoptère dans le sud-est du pays.

Quelques heures après sa libération, l'ex-otage, âgée de 46 ans, avait alors retrouvé sur l'aéroport de Bogota sa mère, Yolanda Pulecio, et son époux Juan-Carlos Lecompte.

Apparemment en bonne santé, souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheveux noués sur la nuque, elle était descendue la première de l'avion qui l'amenait à Bogota, avant de se jeter dans les bras de ses proches.

Ancienne sénatrice et candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne, elle avait été enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) le 23 février 2002.

L'opération qui a abouti à sa libération, après plusieurs années d'inquiétude sur son sort, émaillées d'informations parfois alarmistes, et de démarches infructueuses, a été "cent pour cent colombienne", a affirmé jeudi le ministre de la Défense Juan Manuel Santos, interrogé sur un éventuel rôle américain.

Les Etats-Unis "nous ont un peu aidés à calibrer certaines choses mais très à la marge. La vérité, c'est que ce fut une opération à 100% colombienne, et que la totalité du travail de renseignement a également été colombien", a dit M. Santos.

"Je remercie le président (Alvaro) Uribe d'avoir pris ce risque, je sais que cela a dû être un moment très difficile parce que l'opération était très risquée mais elle s'est déroulée de manière impeccable", a affirmé Ingrid Betancourt après sa libération.

"Jamais nous n'avons improvisé", avait déclaré mercredi, dans un discours à la nation, le président colombien, qui a salué "le travail magnifique des militaires".

En Colombie, les radios et télévisions ont diffusé pendant toute la nuit des émissions spéciales, où des auditeurs saluaient le courage de l'ex-otage et remerciaient le président Uribe, qui semblait partager la vedette avec Ingrid Betancourt.

Après ces libérations, plusieurs centaines d'otages restent aux mains des Farc et les Colombiens ont été invités à participer vendredi à une marche pour exiger leur remise en liberté.

Le ministre colombien de la Défense, présent mercredi soir sur le tarmac de l'aéroport, a souligné que cette "opération était digne d'un film".

Puis le commandant des forces militaires Freddy Padilla avait rendu un hommage public à l'armée, précisant qu'au cours de cette opération "il n'y a pas eu un seul tir, pas un seul blessé".

"Les otages ont été libérés lors d'une opération de l'armée au cours de laquelle il a été possible d'infiltrer le premier cercle des Farc, celui qui a surveillé pendant les dernières années un important groupe d'otages", a expliqué M. Santos.

En France, où le président Nicolas Sarkozy avait fait de la libération d'Ingrid Betancourt une cause nationale, la presse "soulagée" voyait dans ce dénouement un succès personnel du président Uribe tout en saluant les efforts déployés par Nicolas Sarkozy.

L'ensemble des dirigeants étrangers a exprimé son soulagement, à commencer par le président américain George W. Bush qui a félicité Alvaro Uribe.

Les trois Américains libérés, Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, des agents anti-drogue capturés en 2003, sont eux arrivés dans la nuit à San Antonio, au Texas (sud des Etats-Unis).

Londres a exprimé jeudi son "immense soulagement" tandis que Madrid se réjouissait de "l'excellente nouvelle" en estimant que les Farc se trouvaient dans un état de "très grande faiblesse".

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