De Ginsburg à Gainsbarre... !

Publié le par Ricard Bruno

De Ginsburg à Gainsbarre... ! jusqu'au 1er mars 2009 au musée de la Cité de la Musique














Jusqu'au 1er mars 2009, le musée de la Cité de la Musique à Paris consacre une exposition à Serge Gainsbourg. Organisée grâce à des prêts exceptionnels consentis par la famille et particulièrement par sa fille, Charlotte, cet hommage permet aux visiteurs de plonger au coeur de l'univers poétique et sophistiqué de l'artiste. Documents exceptionnels. Tour à tour peintre, écrivain, poète, auteur, interprète, compositeur, acteur, réalisateur, Serge Gainsbourg a toujours été en avance sur son temps. L'exposition met en lumière la modernité de son travail sur la musique, les mots et les images. L'occasion pour le public de découvrir des centaine d'images animées, extraites de films et de documents audiovisuels, des photos, un grand nombre de manuscrits originaux, d'objets et d'écrits. Dans une petite salle attenante à l'exposition sont présentées plus de 300 pochettes de disques enregistrés par Serge Gainsbourg et ses différents interprètes. Des documents exceptionnels réunis grâce la famille de l'artiste et notamment sa fille Charlotte.

L'exposition s'articule autour de 4 grandes périodes :
La « période bleue » 1958-1965. Dans les années 20, Joseph Ginsburg, peintre et pianiste, quitte la Russie accompagné de sa femme Olga et rejoint la France. Lucien Ginsburg naît à Paris en 1928. Il apprend le piano, commence à jouer dans les cabarets mais veut devenir peintre. L'exposition présente son Autoportrait, l'un des rares témoignages de sa production picturale. En 1958, Lucien Ginsburg devient Serge Gainsbourg, met la peinture de côté et enregistre le poinçonneur des lilas. C'est en référence à Picasso qu'il qualifiera la première partie de sa carrière, marquée par une certaine mélancolie, de « Période bleue ».

Les idoles 1965- 1969. La deuxième partie de l'exposition insiste sur cette période de création prolifique où Serge Gainsbourg compose pour France Gall, Françoise Hardy, Mireille Darc, Brigitte Bardot, Valérie Lagrange... devenant les idoles de la jeunesse de la fin des années 60. Gainsbourg est passé du statut de «chansonnier prometteur» à celui de célébrité auprès du grand public. Il commence également à collaborer avec William Klein, photographe New-Yorkais.

La décadence 1969- 1979. Le scandale international provoqué par la diffusion de Je t'aime moi non plus enregistré par Jane Birkin une octave plus haut que Brigitte Bardot ouvre une période d'intenses créations qui franchissent amplement les frontières tant musicales que thématiques, de la variété française. Un extrait du docu-fiction, réalisé par Agnès Varda, Jane B par Agnes V présente aux visiteurs, diapositives à l'appui, Jane Blow up Birkin, qui inspire à Serge Gainsbourg 5 albums. L'exposition consacre également une large section à l'histoire de Melody Nelson en diffusant l'adaptation télévisuelle de Jean Christophe Averty dans son intégralité.

Ecce homo 1979- 1991. La dernière partie de l'exposition, traite des années 80 qui pour Serge Gainsbourg s'ouvrent sur un nouveau coup d'éclat d'envergure politique avec la version reggae de La Marseillaise. Placés sous le signe du mixage des cultures, des genres et des modes, ces albums évoquent crûment l'inceste, l'homosexualité et la drogue. Gainsbarre, le double médiatique et volontairement déviant de Serge Gainsbourg est né. A la fin de sa vie, Serge Gainsbourg joue de son image avec les médias tout en cultivant dans l'intimité de la rue de Verneuil un goût toujours prononcé pour la culture classique. La pluridisciplinarité de ses talents a fait de sa vie, une oeuvre.

Autour de l'exposition.

  • Pour accompagner cette immersion dans l'univers de Gainsbourg, la Cité de la musique propose également :
  • Des présentations gratuites de l'exposition les week-ends et pendant les vacances scolaires.
  • Un concert-promenade les 25 et 26 octobre de 14h30 à 17h30 des musiciens et des comédiens restitueront l'ambiance musicale et poétique qui influença Gainsbourg.
  • Des projections de films célèbres ou inédits pour découvrir une autre facette de l'artiste (réalisateur, acteur, auteur de musique de films)
  • Des rencontres avec des témoins essentiels de la trajectoire cinématographique et musicale de Gainsbourg.
  • Deux cycles de concerts : Les années Gainsbourg I ( du 22 au 28 octobre) et Les années Gainsbourg II ( les 21 et 25 février).

Publié dans le web en parle

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article