Brigitte Bardot ... en expo

Publié le par Ricard Bruno

 

BB et les années « insouciance ». Boulogne-Billancourt présente une exposition retraçant l’ascension de Brigitte Bardot jusqu’en 1973. Les années de l’insouciance pour elle, mais aussi pour la société française.


 

« Avant elle, les stars descendaient les escaliers empanachées. Elle les montait nue. Le public y a gagné », a affirmé Arletty à propos de Brigitte Bardot. Pour Roger Vadim, « Ce qui comptait pour elle, ce n’était pas d’avoir du succès ou de devenir une grande actrice, mais que tout le monde soit toujours follement amoureux d’elle ». Marguerite Duras, comme Simone de Beauvoir ou Serge Gainsbourg ont essayé de définir l’équation BB, ce « je ne sais quoi » qui a permis à une jeune fille de bonne famille de graver ses initiales sur le fronton de la postérité.

Balade scénographique

L’exposition s’ouvre sur « la folie Bardot », sorte d’antichambre où l’on savoure l’hystérie déchainée par la star qui suscita passion et polémiques, voire censure de l’église catholique. Face à deux sérigraphies d’Andy Warhol, le visiteur est immergé dans le phénomène Bardot, entre « Bardotlâtrie » et « Bardotphobie ». Puis, une passerelle évoquant la France conservatrice et austère de l’époque mène à des espaces thématiques. La famille Bardot, bourgeoise et aisée, est présentée, avec une reconstitution de la chambre d’enfance de BB. La « sacrée gamine » qu’elle fut, aimant la danse classique et Marylin Monroe, n’a que 15 ans lorsqu’elle rencontre Roger Vadim. Arrive ensuite 1956, et le choc de « Et Dieu créa la femme », qui la propulse au rang de star internationale… Les salles consacrées à BB Dom Juan, BB icône de Saint-Tropez, BB inspiratrice de la BB attitude, BB et les animaux, croquent l’icône sous toutes les coutures.

Fil rouge

Le cinéma de Bardot, ses 17 films clefs, sont le fil rouge de l’exposition. Affiches originales, photos inédites des agences Roger Violet, Sipa Press et Eyedea, extraits de films, bandes-annonces, interviews de réalisateurs, actualités de l’époque racontent BB mais aussi le cinéma de l’époque… L’expo se termine d’ailleurs en 1973, quand BB décide d’arrêter le cinéma, refusant un contrat d’un million de dollars pour tourner face à Marlon Brando. Ce lien au cinéma a motivé la ville de Boulogne-Billancourt à organiser l’expo : Brigitte Bardot a tourné six films dans ses studios, parmi lesquels « Les Grandes Manœuvres », de René Clair, « La Mariée était trop belle », « La Femme et le pantin », de Julien Duvivier, « Les Amours célèbres » de Michel Boisrond, avec Alain Delon et Jean-Claude Brialy. Brigitte Bardot fut également l’égérie de Renault, une figure emblématique de la vie de la cité. Sans oublier que la star et la ville partagent les mêmes initiales…

Info+ : Exposition Brigitte Bardot : les années "insouciance"

Boulogne-Billancourt

Source :  http://boulognebillancourt.ville.orange.fr/ensemble/reportage.html?bardot 

 

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depasse 03/11/2009 11:35


oui, en effet!