Brigitte Bardot: «Parce que ce sont des cons...»

Publié le par Ricard Bruno

Préambule...je rejoins totalement la position de Brigitte Bardot...hélas la plupart des gens se foute éperdument des animaux, une seule compte pour tous ces abrutis, les sacros saintes vacances, je ne parle pas non plus du chiot qui une fois grandi est jeté comme un vulgaire déchet, ne prenez pas d’animaux si vous n’êtes pas capable de les assumer...

Bruno Ricard 

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Brigitte Bardot: «Parce que ce sont des cons...»

Y a-t-il un véritable pic d’abandon l’été ?

Il y a un pic d’abandon à longueur d’année avec une accélération au moment des vacances.

Pourquoi les gens abandonnent ?

Parce que ce sont des cons, des inconscients, des égoïstes, des bornés qui ne pensent qu’à eux, qu’à leur confort, leurs vacances et pour eux l’animal est un produit jetable, on en reprendra un tout neuf à la rentrée… Et pourtant ils savent le sort réservé à l’animal abandonné, cela équivaut à une complicité de meurtre !!!

Comment procèdent-ils ? La majorité du temps est-ce sur la voie publique ? Avez-vous noté des abandons plus cruels ?

Ils abandonnent un peu partout. Le principal est de ne pas être attrapé car ils encourent une lourde sanction. Il y a des cas atroces d’abandons : attachés à des arbres loin de tout ou enfermés dans des appartements vides et isolés, des cabanes de forestiers visitées une fois par mois et encore. Dans ces cas-là les animaux sont retrouvés morts, squelettiques ou dans des états tellement détériorés qu’il est difficile de les sauver.

Les gens achètent-ils autant d’animaux qu’avant ?

Les refuges sont saturés d’animaux, souvent de race, de tous âges, de toutes tailles, tous abandonnés attendant, le désespoir au ventre, celui qui viendra le délivrer de cette incarcération à laquelle il ne comprend rien. Certains se laissent mourir de chagrin. Eh bien croyez-moi si vous voulez, il y a encore des imbéciles qui vont dans des animaleries ou dans des élevages payer la peau du cul le chien ou la chienne qu’ils trouveraient pour une bouchée de pain dans un refuge. Mais comme l’a dit Einstein : «Il y a deux infinis, l’univers et la connerie humaine».

Quand et pourquoi vous êtes vous engagée pour la cause animale, quel a été le déclic ?

Vous êtes rigolote vous ! Ça remonte au déluge, c’était en 1973 (ndlr : lorsqu’elle a arrêté sa carrière cinématographique) et depuis je ne suis jamais revenue sur ma décision. J’ai donné ma vie à la protection des animaux et elle ne sera pas encore assez longue, hélas, pour voir un réel résultat.

Faut-il accorder des droits aux animaux pour cesser de les traiter comme des objets ?

Il faut accorder des droits aux animaux. C'est révoltant qu’au XXIe siècle l’animal soit toujours considéré dans le code civil qui date de Napoléon comme un «objet pouvant se mouvoir par lui-même». Il faudrait faire évoluer ces vieux principes et remettre la juridiction de l’animal à la place qu’il mérite afin qu’il ne soit plus comparé à un objet dans les tribunaux ou lors des saisies à problèmes. Comment accorder le moindre respect et le moindre droit à un objet ?

Les questionnements concernant le traitement des animaux, leur exploitation par les humains, la problématique des droits des animaux- ne sont-ils pas en train de gagner du terrain, notamment avec la progression des militants végétariens ?

Il est très difficile de changer des habitudes millénaires, ancrées dans des traditions établies depuis la nuit des temps, mais le public semble se sensibiliser petit à petit à force de voir des images d’épouvante comme celles des abattoirs ou de l’expérimentation animale qui sont les pires que l’homme fasse subir à l’animal en accord parfait avec la législation. Les politiques eux n’en n’ont rien à cirer du moment que l’animal rapporte. Tout est industrialisé, l’élevage, les transports, la mort à la chaîne comme chez Renault. Vespasien disait «l’argent n’a pas d’odeur» aujourd’hui non seulement l’argent n’a pas d’odeur, mais le sang non plus !!! J’embrasse tous les végétariens et pas les bons à rien.


L'événement

Animaux : la saison des abandons

En dépit des campagnes de prévention et d’un important travail de sensibilisation réalisé par les associations de protection animale, l’été concentre chaque année de très nombreux abandons d’animaux domestiques.

En ce qui concerne les statistiques, il est très difficile de trouver des chiffres officiels et fiables, les animaux recueillis par les différentes structures indépendantes ne faisant pas l’objet d’un recensement national. Néanmoins, la Fondation 30 millions d’Amis estime qu’environ 274 animaux de compagnie sont abandonnés chaque jour en France. À l’échelle d’une année, la Fondation évalue à environ 100 000 le nombre d’animaux abandonnés dans l’hexagone, dont 60 000 l’été.

Ces chiffres édifiants et inquiétants font de la France la détentrice de ce triste record : celui du pays européen où l’on abandonne le plus d’animaux de compagnie. Pour Christophe Marie, directeur du B.P.A et porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, «s’il y a un pic l’été, les abandons d’animaux sont constants.»

Plusieurs causes sont mises en avant pour expliquer ce fléau. Certaines d’entre elles sont liées à des problèmes de société devenus courants : difficultés financières, précarité de l’emploi. D’autres relèvent de motifs privés : les divorces, l’arrivée d’un enfant, des ennuis de santé, un déménagement… Mais nombre de refuges sont également confrontés à des arguments qui n’en sont pas : «il est trop âgé, il est malade, il aboie tout le temps, il démolit tout, je n’ai plus envie de le sortir l’hiver…»

«Un objet de mode vite encombrant»

Pour Christophe Marie, les abandons sont surtout dus à la multiplication des réseaux de vente, y compris sur Internet. «Alors le chien, le chat mais aussi de nombreux animaux exotiques deviennent l’accessoire de mode qui, comme tout phénomène de mode, deviendra vite obsolète et encombrant» explique-t-il.

Dans bien des cas, la question du «Pourquoi ?» reste sans réponse. L’animal est retrouvé en divagation, abandonné en bord de route ou encore attaché à un arbre… On parle alors d’abandons sauvages.

En 2013, on estime qu’entre 50 000 et 80 000 animaux de compagnie sont déjà dans des refuges en attente d’une adoption.

Anne-Sophie Talayssat


Zoom

Mauvais traitements : que dit la loi ?

Si les mauvais traitements envers les animaux sont réprimés par le Code Rural et de la Pêche Maritime et le Code Pénal, des sanctions sont également prévues par la loi en ce qui concerne les abandons d’animaux domestiques.

Deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende

Au même titre que l’acte de cruauté envers animaux, l’abandon d’animaux, est un délit, passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. En cas de condamnation du propriétaire de l’animal, le tribunal peut prononcer la confiscation de l’animal et prévoir qu’il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, ainsi que des peines complémentaires d’interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal et d’exercer, pour une durée de cinq ans.

Dans le détail, l’article 521-1 du Code pénal (version en vigueur du 6 octobre 2006) stipule : «Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.


Reportage

Des chiens et des chats arrivent tous les jours...

Kitty aura 4 ans en novembre prochain. Blottie dans sa caisse, cette chatte tigrée a le regard perdu. Sa maîtresse est en pleurs. Elle ne peut garder son animal. La raison invoquée ? «Un changement de situation.» La nouvelle maison de Kitty, c’est la SPA de Toulouse. 80 chats et une vingtaine de chatons sont déjà dans l’attente d’une adoption. Jacqueline Buzzichelli, bénévole depuis 40 ans à la SPA de Toulouse dont elle a été la présidente pendant 26 ans, met à jour son carnet. Elle parcourt le tableau des entrées et soupire : «C’est tous les jours la même chose ; des chiens et des chats sont abandonnés continuellement. Nous sommes saturés.» Sur sa feuille, la date du 5 août : 11 chats ont été abandonnés au refuge ; le 12 août : 12 chiens ; le 13 août : 4 chats et 11 chiens sont entrés…

À la SPA de Toulouse, les jours s’enchaînent et se ressemblent. Jacqueline Buzzichelli explique : «Il n’y a pas nécessairement de pic d’abandons l’été. Les animaux arrivent maintenant tout au long de l’année sans discontinuer... Il y a en revanche moins d’adoptions l’été ce qui fait que les effectifs du refuge sont plus importants en cette période de l’année.»

Son cahier à la main, Jacqueline est soudain interrompue par l’entrée de la police municipale dans le hall d’accueil. Un agent arrive de Drémil-Lafage, à l’est de Toulouse. Au bout de la laisse, un bâtard maigre et hagard. Il divaguait dans la commune. S’est-il enfui ? A-t-il été abandonné ? Dans tous les cas, il faudra lui trouver une place. L’agent confie : «Ce chien était dans la rue ; il devait sans doute chercher à boire ou à manger. Dans le département, c’est tous les jours que l’on récupère des animaux perdus ou abandonnés.» «Le pire, c’est les chats» ajoute-t-il. «Les gens partent et les abandonnent complètement.»

Derrière les grilles, l'attente

C’est comme ça tous les jours. Brutus, Blacky, Athos, Dandy arrachés à une famille, et se retrouvent ici, derrière les grilles du refuge. Dans les allées de la SPA, en dépit de la chaleur écrasante d’août, la plupart des recalés sont sur le qui-vive, en attente d’un regard, d’une caresse, d’un maître. Dans le bâtiment K 12, Falco est vif et donne de la gueule. Sa taille aussi en impose. Pourtant, si on pose la main sur la grille, ce jeune husky croisé berger vient vite offrir une reliche affectueuse. De l’autre côté du refuge, Winny, un labrador croisé de 3 ans, s’apprête à sortir en balade avec une bénévole du refuge. Dans ses yeux humides, toute la douleur du monde.

Certains les abandonnent. D’autres les recueillent… Mardi dernier, Nicole, Michel et leur fils Cédric âgé de 13 ans, ont fait le déplacement depuis Saint-Lys, à l’ouest de Toulouse, pour adopter un chien. «Cela fait 2 ans que l’on a le projet d’accueillir un animal» confie le père de famille. «En venant à la SPA, nous avons le sentiment d’être utiles et nous espérons avoir un coup de cœur particulier». C’est finalement Jessie que Nicole, Michel et Cédric vont adopter. Cette chienne croisée berger malinois âgée de 2 ans et demi était au refuge depuis le 11 juin dernier suite à la séparation d’un couple. «Très joueuse et câline» selon sa nouvelle maîtresse, Jessie est aujourd’hui la plus heureuse des chiennes.

En 2012, le refuge de Toulouse a accueilli 1 291 chats. 359 ont été adoptés. Sur 1 876 chiens, 1 015 ont été retrouvés à la SPA par leurs maîtres et 517 ont été adoptés. Les autres attendent…

6 impasse Marie-Laurencin à Toulouse, tel.05 61 47 60 00.

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Commenter cet article

ELise 23/08/2013 15:21


ILs poussent le vices jusqu'à les "oublier" sur le parking encombré des supermarchés.


J' en ai vu 2 pauvres chiens divaguant sur le parking de l'INTERMARCHE de Pau en juillet dernier. Et il y en a tant, c'est révoltant.

BLANC Michelle 18/08/2013 16:47


de plus en plus les amis des animaux sont totalement écoeurés de voir que la situation maltraitante des animaux en France est de plus en plus déplorable car va en s'intensifiant, et que nos
gouvernants respectifs ne font aucun geste pour y remèdier et la cautionne de plus en plus, les abus sont de plus en plus tolérés, la corrida, le foie gras,l'agriculture en batterie, l'élevage
des animaux pour leur fourrure , et l'abattage hallal sans étourdissement devenue chose courante en France alors qu'une loi existe contre cette pratique,mais voilà les lois françaises ne
sont faites que pour favoriser les étrangers, la France n'a plus droit à la parole. et que dire de tous ces gens maltraitants, tous ces gens qui abandonnent les chiens ou chats et autres, des
agriculteurs laissant leur bétail à l'abandon, des chevaux maltraités, etc.... on n'en peut plus de voir toutes ces maltraitances, de constater que l'homme n'a fait aucun progrès et s'enfonçe
dans la violence et l'idiotie. Ce qui est fait sur les animaux et la réplique qui arrive aux humains qui ne sont même plus respectés et où la loi du plus fort est prioritaire, où l'argent est
devenu un fléau pour notre humanité qui part à la dérive.  Notre monde devient de plus en plus insupportable et invivable par toutes les injustices que nous subissons. Pleurons sur tous ces
animaux massacrés pour le plaisir, la connerie, dans l'indifférence générale, de même pleurons pour tous les enfants de la terre abusés, maltraités subissant eux aussi l'indifférence générale.
Les innocents n'ont plus droits à la parole, seule le fric a tous les droits et justifie pour un grand nombre d'individus tous les abus qui sont commis . Nous ne sommes plus dans un monde
d'humanité mais de violence et cela sera notre perte

elin eulin 18/08/2013 16:46


j'avoue avoir un peu de mal avec des lois qui stipulent soit que l'animal est un bien meuble, soit qu'il y a une protection contre les mauvais traitements, soit contre la cruauté...à partir de
quand et dans quel domaine est-il décidé de l'application de telles lois, tant est qu'elles existent ou sont appliquées...la vivisection et l'élevage de visons (et surtout eux),  la chasse,
l'élevage industriel, pour ne citer que les principaux...font exception et pourquoi donc ? parce qu'une nécessité plus grande, celle de convenir aux usages humains est reconnue ? ...on dirait un
peu que certaines lois serveraient à "faire propre" !